{"id":2716,"date":"2015-06-14T09:07:56","date_gmt":"2015-06-14T09:07:56","guid":{"rendered":"http:\/\/jailu.mllambert.com\/?p=2716"},"modified":"2022-12-05T15:30:24","modified_gmt":"2022-12-05T15:30:24","slug":"du-senecal-pure-laine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2015\/06\/14\/du-senecal-pure-laine\/","title":{"rendered":"LE VIDE, tomes 1 et 2, livre de PATRICK S\u00c9N\u00c9CAL"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><span style=\"color: #993300;\"><strong><span style=\"font-size: 24px;\">1-VIVRE AU MAX<\/span><\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #993300;\"><strong><span style=\"font-size: 24px;\">2-FLAMBEAUX<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><strong><em>*Les assassins tiraient sur Nadeau et les policiers,<br \/>\nmais Rivard ne mourait pas sur le coup : son<br \/>\nventre explosait, son visage se faisait d\u00e9chiqueter<br \/>\npar les balles, il continuait pourtant de hurler \u00e0<br \/>\nl\u2019aide\u2026*<br \/>\n<\/em><\/strong>(extrait de LE VIDE tome 1, VIVRE AU MAX, de Patrick<br \/>\nS\u00e9n\u00e9cal,\u00a0 \u00e9ditions Alire, num. 2008, 313 pages.)<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/le-vide1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2719\" style=\"border: 0px none;\" title=\"le vide1\" src=\"http:\/\/jailu.mllambert.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/le-vide1-176x300.jpg\" alt=\"\" width=\"176\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/le-vide1-176x300.jpg 176w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/le-vide1.jpg 341w\" sizes=\"auto, (max-width: 176px) 100vw, 176px\" \/><\/a><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2720 size-medium alignleft\" style=\"border: 0px none;\" title=\"levide2\" src=\"http:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/levide2-176x300.gif\" alt=\"\" width=\"176\" height=\"300\" \/><strong>LE VIDE est le r\u00e9cit de l\u2019entrecroisement du destin de trois personnages : Pierre Sauv\u00e9, veuf, la quarantaine, policier qui enqu\u00eate sur un quadruple meurtre. Fr\u00e9d\u00e9ric Ferland, divorc\u00e9, psychologue \u00e0 Saint-Bruno. Maxime Lavoie, c\u00e9libataire, tr\u00e8s riche, animateur de la s\u00e9rie de t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s controvers\u00e9e VIVRE AU MAX.<\/strong><\/p>\n<p><strong> Ces trois personnages ont un point en commun : ils cherchent un sens \u00e0 leur vie, une excitation qui la rendrait digne qu\u2019on se batte pour elle\u2026 ces trois personnages convergent vers un destin commun \u00e0 l\u2019issue dramatique. Le but, combler ce qui manque cruellement \u00e0 leur existence : un vide\u2026peu importe ce qu\u2019il en co\u00fbtera\u2026<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><span style=\"color: #993300;\"><strong><span style=\"font-size: 24px;\">Du S\u00e9n\u00e9cal pure laine<\/span><\/strong><\/span><br \/>\n<strong><em>*Les r\u00e9unions sont organis\u00e9es par un certain Charles<br \/>\nqui incite les gens pr\u00e9sents \u00e0 se suicider. Il dit que<br \/>\nplus rien ne vaut la peine, que tout est vain et<br \/>\nque le mieux est de mourir.*<br \/>\n<\/em><\/strong>(Extrait de LE VIDE, tome 2, Patrick S\u00e9n\u00e9cal, \u00e9ditions<br \/>\nALIRE, 2008, \u00e9d. Num.)<\/p>\n<p>Pour utiliser d\u2019entr\u00e9e de jeu un clich\u00e9, S\u00e9n\u00e9cal reste S\u00e9n\u00e9cal. Il a le don de garder ses lecteurs et lectrices en captivit\u00e9. Un peu comme <a href=\"https:\/\/club-stephenking.fr\/\">King<\/a>, il entretient la curiosit\u00e9, un irr\u00e9sistible besoin de continuer \u00e0 lire pour satisfaire une curiosit\u00e9 qu\u2019il a lui-m\u00eame suscit\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans LE VIDE, on assiste \u00e0 l\u2019installation et l\u2019\u00e9volution graduelle de la d\u00e9mence dans l\u2019esprit tortur\u00e9 de Maxime Lavoie, pdg milliardaire. Au d\u00e9part, l\u2019esprit de Lavoie est noble, empathique, ses buts sont de nature philanthrope, mais suite \u00e0 une cruelle d\u00e9sillusion, son esprit se corrompt, s\u2019avilit. Le bel altruisme du d\u00e9but fait place \u00e0 la haine, la cruaut\u00e9, la misanthropie.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s graduellement, Lavoie met au point un plan tr\u00e8s complexe et totalement d\u00e9moniaque et pour ce faire, il utilisera des outils dont il dispose abondamment\u00a0: de l\u2019argent, une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une br\u00fblante insipidit\u00e9 qu\u2019il produit et r\u00e9alise lui-m\u00eame, ce qui lui permet de rejoindre des milliers d\u2019esprits faibles et d\u00e9pressifs. Le m\u00e9lange est explosif et aboutira sur un inimaginable drame humain.<\/p>\n<p>Premi\u00e8re chose \u00e0 souligner (comme l\u2019ont fait tous les critiques), les chapitres du livre sont publi\u00e9s dans le d\u00e9sordre\u202633, 5, 34, 35, 18, 7, etc. Bien que n\u2019emp\u00eachant pas la compr\u00e9hension du r\u00e9cit, cette fantaisie impose au lecteur des sauts temporels qui peuvent \u00eatre irritants. Personnellement, j\u2019ai lu les chapitres dans le d\u00e9sordre, n\u2019ayant aucune envie de passer mon temps \u00e0 feuilleter.<\/p>\n<p>Le fil conducteur du r\u00e9cit est solide et comporte trois \u00e9l\u00e9ments qui m\u2019ont litt\u00e9ralement forc\u00e9 \u00e0 garder le livre ouvert\u00a0: 1) la myst\u00e9rieuse et dramatique aventure de Lavoie en Gasp\u00e9sie, mentionn\u00e9e un peu partout dans le r\u00e9cit et d\u00e9voil\u00e9e vers la fin. C\u2019est l\u00e0 semble-t-il o\u00f9 tout a bascul\u00e9 pour Lavoie.<\/p>\n<p>2) Gabriel\u00a0: rescap\u00e9 du drame gasp\u00e9sien, \u00e9nigmatique adolescent d\u2019une douzaine d\u2019ann\u00e9es, mentalement perturb\u00e9, muet, apathique, omnipr\u00e9sent dans le r\u00e9cit, personnage-cl\u00e9.<\/p>\n<p>3) Et bien s\u00fbr, le vide\u2026le vide existentiel, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019expression d\u2019une existence sans r\u00e9alit\u00e9, sans valeur. (Larousse) Si le vide est un th\u00e8me plut\u00f4t abstrait au d\u00e9part, l\u2019auteur d\u00e9voile \u00e0 la petite cuill\u00e8re toute son horrible r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est un roman tordu mais bien ficel\u00e9 au point d\u2019agripper le lecteur. Les personnages sont froids, aucun attachement possible. L\u2019\u00e9criture est descriptive, le langage cru et direct autant pour les sc\u00e8nes sanglantes que les sc\u00e8nes de sexe. D\u2019ailleurs d\u00e8s le d\u00e9but, l\u2019auteur fait la description fort d\u00e9taill\u00e9e d\u2019une orgie assez torride merci. Ce n\u2019est pas une diversion. D\u2019ailleurs, il n\u2019y a aucune diversion dans ce roman.<\/p>\n<p>On aime ou on aime pas. Moi j\u2019ai aim\u00e9.\u00a0 Pas de demi-mesure avec S\u00e9n\u00e9cal. Le lecteur est forc\u00e9ment appel\u00e9 \u00e0 se demander ce qui se passe dans l\u2019esprit de l\u2019auteur et comment les choses peuvent d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer \u00e0 ce point. C\u2019est dur et intense\u2026au risque de me r\u00e9p\u00e9ter\u2026du S\u00e9n\u00e9cal pure laine.<\/p>\n<p>Suggestion de lecture : du m\u00eame auteur, <a href=\"https:\/\/jailu.mllambert.com\/2018\/04\/29\/faims\/\">FAIMS<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/levide3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2724\" style=\"border: 0px none;\" title=\"levide3\" src=\"http:\/\/jailu.mllambert.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/levide3-218x300.jpg\" alt=\"\" width=\"218\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/levide3-218x300.jpg 218w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/levide3-745x1024.jpg 745w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/levide3-768x1055.jpg 768w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/levide3.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px\" \/><\/a><strong>Patrick S\u00e9n\u00e9cal n\u00e9 en 1967, est un \u00e9crivain qu\u00e9b\u00e9cois sp\u00e9cialis\u00e9 dans le roman *noir*. Il est aussi sc\u00e9nariste et r\u00e9alisateur. Il publie son premier roman en 1994 : 5150 rue des Ormes, adapt\u00e9 au cin\u00e9ma en 2009. Il est d\u00e9tenteur de plusieurs prix litt\u00e9raires importants dont le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Prix_Bor%C3%A9al\">prix Bor\u00e9al<\/a> du meilleur roman en 2001 (Aliss) et le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Prix_Masterton\">prix Masterton<\/a> en 2006 (Sur le seuil) en plus des distinctions dans les salons du livre. Il a aussi publi\u00e9 deux romans pour la jeunesse. LE VIDE, est son 7<sup>e<\/sup> roman, le plus m\u00e9diatis\u00e9 de son \u0153uvre. Consultez l\u2019article consacr\u00e9 \u00e0 son livre <a href=\"https:\/\/jailu.mllambert.com\/2013\/01\/15\/loin-du-cielproche-de-lenfer\/\">CONTRE DIEU<\/a><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>BONNE LECTURE<br \/>\nJAILU\/Claude Lambert<br \/>\nJUIN 2015<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois personnages ont un point en commun : ils cherchent un sens \u00e0 leur vie, une excitation&#8230; Objectif :  combler un vide\u2026LE VIDE de Patrick S\u00e9n\u00e9cal. <a href=\"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2015\/06\/14\/du-senecal-pure-laine\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\"> \u00bb<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateorSssClear'><\/div><div style=\"float:right\" class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_horizontal_sharing' data-heateor-sss-href='https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2015\/06\/14\/du-senecal-pure-laine\/'><div class='heateor_sss_sharing_title' style=\"font-weight:bold\" ><\/div><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a style=\"padding:7.35px 0 !important\" class=\"heateor_sss_facebook_share\"><div class=\"fb-share-button\" data-href=\"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2015\/06\/14\/du-senecal-pure-laine\/\" data-layout=\"button\"><\/div><\/a><\/div><div class=\"heateorSssClear\"><\/div><\/div><div class='heateorSssClear'><\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":2720,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,5],"tags":[389,1404,1743,1792,1845],"class_list":["post-2716","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-compterendus","category-critiques","tag-critique-sociale","tag-psychologie","tag-thriller","tag-tuerie","tag-violence"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2716","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2716"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2716\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18327,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2716\/revisions\/18327"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2720"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2716"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2716"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2716"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}