{"id":6658,"date":"2018-10-07T08:50:49","date_gmt":"2018-10-07T08:50:49","guid":{"rendered":"http:\/\/jailu.mllambert.com\/?p=6658"},"modified":"2024-07-24T13:42:48","modified_gmt":"2024-07-24T13:42:48","slug":"les-fleurs-du-mal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2018\/10\/07\/les-fleurs-du-mal\/","title":{"rendered":"LES FLEURS DU MAL, recueil de CHARLES BAUDELAIRE"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong><em>*L\u2019horrible soif qui me d\u00e9chire<br \/>\naurait besoin pour s\u2019assouvir<br \/>\nd\u2019autant de vin qu\u2019on peut tenir<br \/>\nSon tombeau; -ce n\u2019est pas peu dire*<br \/>\n<\/em><\/strong>(Troisi\u00e8me strophe du po\u00e8me LE VIN DE<br \/>\nL\u2019ASSASSIN, extrait de LE VIN, troisi\u00e8me<br \/>\npartie du recueil LES FLEURS DU MAL,<br \/>\nCharles Baudelaire, 1861, Bibebook,<br \/>\n\u00e9dition num\u00e9rique libre de droits)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6664 size-medium alignleft\" style=\"border: 0px none;\" title=\"img_0745\" src=\"http:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0745-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0745-225x300.jpg 225w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0745.jpg 599w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><strong>LES FLEURS DU MAL constituent l\u2019\u0153uvre majeure de Baudelaire, une des plus importantes de la po\u00e9sie moderne, \u00e0 cause de son esth\u00e9tisme novateur, publi\u00e9e en 1857, vis\u00e9e par une accusation d\u2019outrage \u00e0 la morale publique et religieuse. L\u2019\u0153uvre aurait pu \u00eatre acceptable vues les m\u0153urs parisiennes de l\u2019\u00e9poque, mais les po\u00e8mes vis\u00e9s frisaient la pornographie. Baudelaire et ses \u00e9diteurs sont\u00a0 condamn\u00e9s pour d\u00e9lit d\u2019outrage \u00e0 la morale publique,\u00a0 et \u00e0 la suppression de 6 pi\u00e8ces de l\u2019\u0153uvre qui a influenc\u00e9 de grands po\u00e8tes comme Arthur Rimbaud, Paul Verlaine.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff00ff; font-size: 20px;\"><strong>UN FLEURON DE LA LITT\u00c9RATURE<\/strong><\/span><br \/>\n<strong><em>*La nuit voluptueuse monte,<br \/>\nApaisant tout, m\u00eame la faim,<br \/>\nEffa\u00e7ant tout, m\u00eame la honte,<br \/>\nle po\u00e8te se dit\u00a0: \u00abEnfin !<br \/>\n<\/em><\/strong>(Extrait du po\u00e8me LA FIN DE LA JOURN\u00c9E,<br \/>\nSixi\u00e8me partie de LES FLEURS DU MAL,<br \/>\nLA MORT\u2026Charles Baudelaire)<\/p>\n<p>Eh oui! Le go\u00fbt du classique me revient r\u00e9guli\u00e8rement. Cette fois-ci, j\u2019ai choisi un livre tr\u00e8s tr\u00e8s sp\u00e9cial. Je ne suis pas un grand amateur de po\u00e9sie. C\u2019est la notori\u00e9t\u00e9 de Baudelaire qui m\u2019a attir\u00e9 surtout, son prestige et aussi l\u2019admiration et l\u2019attachement qu\u2019il \u00e9prouvait pour <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Edgar_Allan_Poe\">Edgar Alan Poe<\/a> (1809-1849) un \u00e9crivain am\u00e9ricain que moi-m\u00eame j\u2019aime beaucoup et dont j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 sur ce site.<\/p>\n<p>Baudelaire est m\u00eame devenu le traducteur officiel de Poe et il en \u00e9prouvait une grande fiert\u00e9. On ne peut pas vraiment critiquer Baudelaire. Mon avis est qu\u2019il \u00e9tait simplement g\u00e9nial. Je peux vous dire aujourd\u2019hui ce que je ressens apr\u00e8s la lecture du chef d\u2019\u0153uvre qui r\u00e9unit l\u2019essentiel de la po\u00e9sie de Charles Baudelaire\u00a0: LES FLEURS DU MAL.<\/p>\n<p>LES FLEURS DU MAL est un\u00a0 recueil en six parties\u00a0:<br \/>\n1) SPLEEN ET ID\u00c9AL<br \/>\n2) TABLEAUX PARISIENS<br \/>\n3) LE VIN<br \/>\n4) FLEURS DU MAL<br \/>\n5) R\u00c9VOLTE<br \/>\n6) LA MORT<\/p>\n<p>Cet ouvrage m\u2019a fascin\u00e9. Peut-\u00eatre \u00e0 cause de son c\u00f4t\u00e9 sombre. On y voit le mal sous diff\u00e9rents aspects\u00a0: la souffrance, vue comme une n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019expiation du mal, Une id\u00e9e bien pr\u00e9cise voire un go\u00fbt du mal, go\u00fbt qu\u2019il partage avec Edgar Alan Poe qu\u2019il admirait tellement qu\u2019il a entrepris de le faire conna\u00eetre aux fran\u00e7ais en traduisant ses \u0153uvres. Aussi, partout dans LES FLEURS DU MAL, j\u2019ai vu, j\u2019ai senti une profonde obsession de la mort de la part de l\u2019auteur\u00a0:<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0\u00d4 vers! Noirs compagnons sans oreille et sans yeux<br \/>\nVoyez venir \u00e0 vous un mort libre et joyeux;<br \/>\nPhilosophes viveurs, fils de la pourriture,<br \/>\n\u00c0 travers ma ruine allez donc sans remord,<br \/>\nEt dites-moi s\u2019il est encor quelque torture<br \/>\nPour ce vieux corps sans \u00e2me et mort parmi les morts !<br \/>\n<\/em><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 (Extrait\u00a0: LE MORT JOYEUX)<\/p>\n<p>Faut-il s\u2019en surprendre ? Baudelaire \u00e9tait un po\u00e8te \u00e9corch\u00e9, une \u00e2me tortur\u00e9e qui allait compl\u00e8tement \u00e0 contre-courant de la morale de son \u00e9poque.<\/p>\n<p>Outre les th\u00e8mes r\u00e9currents du recueil\u00a0: la mort, la souffrance, le n\u00e9ant, outre le fait que par son \u0153uvre, Baudelaire fait un constat navrant de la r\u00e9alit\u00e9 de son monde, de son \u00e9poque, moi j\u2019ai vu aussi de la beaut\u00e9 dans LES FLEURS DU MAL, de l\u2019espoir, des po\u00e8mes sur la puret\u00e9, la musique, les chats, les saisons et son hymne \u00e0 la beaut\u00e9 est un texte, sans jeu de mot, de toute beaut\u00e9\u00a0:<br \/>\n<strong><em>Tu contiens dans ton \u0153il le couchant et l\u2019aurore ;<br \/>\nTu r\u00e9pands des parfums comme un soir orageux\u00a0;<br \/>\nTes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore<br \/>\nqui font le h\u00e9ros l\u00e2che et l\u2019enfant courageux.<br \/>\n<\/em><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 (Extrait\u00a0: HYMNE \u00c0 LA BEAUT\u00c9)<\/p>\n<p>La crudit\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 s\u2019oppose \u00e0 la beaut\u00e9, mais dans plusieurs po\u00e8mes, j\u2019ai l\u2019impression que les deux s\u2019amalgamaient. Plusieurs po\u00e8mes sont tr\u00e8s directs. On voit que Baudelaire n\u2019avait peur ni de la critique ni de la vindicte\u00a0:<br \/>\n<strong><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Puiss\u00e9-je user du glaive et p\u00e9rir par le glaive!<\/em><\/strong><strong><em><br \/>\n<\/em><\/strong><strong><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Saint Pierre a reni\u00e9 J\u00e9sus\u2026il a bien fait!<br \/>\n<\/em><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 (Extrait\u00a0: LE RENIEMENT DE SAINT PIERRE)<br \/>\n<strong><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Gloire et louange \u00e0 toi, Satan, dans les hauteurs<br \/>\nDu ciel, o\u00f9 tu r\u00e9gnas, et dans les profondeurs<br \/>\nDe l\u2019Enfer, o\u00f9, vaincu, tu r\u00eaves en silence !<br \/>\n<\/em><\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 (Extrait\u00a0: PRI\u00c8RE)<\/p>\n<p>Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, il a d\u00fb faire face \u00e0 la censure. Il n\u2019aura rien gagn\u00e9 de son vivant. Aujourd\u2019hui, il est consid\u00e9r\u00e9 comme un g\u00e9nie. Pour moi, il n\u2019y a pas de doute, son \u0153uvre est g\u00e9niale aujourd\u2019hui, et elle l\u2019\u00e9tait \u00e0 son \u00e9poque, peut-\u00eatre trop pour \u00eatre comprise, trop audacieuse pour \u00eatre accept\u00e9e int\u00e9gralement sur le plan de la religion, de la morale, de l\u2019\u00e9thique et m\u00eame de la bonne Soci\u00e9t\u00e9 qui pourtant, ne se g\u00eanait pas au XIXe si\u00e8cle pour se laisser aller au libertinage.<\/p>\n<p>En ce qui me concerne, ce recueil, LES FLEURS DU MAL m\u2019a beaucoup plus. Bien au-del\u00e0 de la *beaut\u00e9 extraite du mal* selon les dires m\u00eame de Charles Baudelaire, j\u2019ai vu la beaut\u00e9 des mots, de l\u2019expression, la richesse des vers, rythm\u00e9es selon certaines r\u00e8gles qui sont propres \u00e0 Baudelaire. Ces vers m\u2019ont entra\u00een\u00e9 dans le raisonnement de l\u2019\u00e9crivain, une temp\u00eate d\u2019\u00e9motions.<\/p>\n<p>J\u2019ai d\u00e9velopp\u00e9 l\u2019impression que LES FLEURS DU MAL sont devenues une valeur intrins\u00e8que de la litt\u00e9rature du monde, elles sont partout, elles constituent un phare. Les Fleurs du mal sont fiel et miel, le mal, le d\u00e9sespoir puis la souffrance r\u00e9demptrice et enfin la reconstruction du monde id\u00e9al.<\/p>\n<p>Je pense qu\u2019il faut lire les FLEURS DU MAL au moins une fois. J\u2019en senti et appr\u00e9ci\u00e9 l\u2019audace de Baudelaire, son sens de la provocation, la vari\u00e9t\u00e9 dans le style, son m\u00e9pris pour le jugement de ses contemporains dont plusieurs n\u2019allaient pas h\u00e9siter \u00e0 crier \u00e0 l\u2019immoralit\u00e9 du recueil, le caract\u00e8re du titre allant \u00e0 contre-courant de l&rsquo;\u00e9thique et qui pourrait supposer que les fleurs naissent du mal ou le contraire mais qui nous rappelle aussi que les FLEURS DU MAL auront autant d\u2019interpr\u00e9tations que de lecteurs, la substance des mots.<\/p>\n<p>Baudelaire m\u2019a surpris, mais \u00e0 la lumi\u00e8re de nombreux livres et articles publi\u00e9s \u00e0 son sujet, je dirais qu\u2019il a surpris tout le monde, qu\u2019il surprend encore aujourd\u2019hui et que son \u0153uvre est devenu un phare de la po\u00e9sie moderne. Je vous recommande cette lecture \u00e0 la fois douce et am\u00e8re. Si comme moi, vous n\u2019\u00eates pas amateur de po\u00e9sie, abordez LES FLEURS DU MAL comme une exp\u00e9rience nouvelle, originale, singuli\u00e8re\u2026sortie des sentiers battus.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"http:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0746.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-6674\" style=\"border: 0px none;\" title=\"img_0746\" src=\"http:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0746.jpg\" alt=\"\" width=\"1023\" height=\"578\" srcset=\"https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0746.jpg 1023w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0746-300x170.jpg 300w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0746-768x434.jpg 768w, https:\/\/biblioclo.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/IMG_0746-500x283.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1023px) 100vw, 1023px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Charles Baudelaire (1821-1867) est un des grands po\u00e8tes du XIXe si\u00e8cle. Apr\u00e8s une enfance et une adolescence agit\u00e9es qui seront finalement \u00e0 l\u2019image de sa vie d\u2019adulte, Baudelaire fera ses d\u00e9buts litt\u00e9raires dans la traduction. En effet, en 1847, il d\u00e9couvrira l\u2019\u0153uvre de l\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain <a href=\"https:\/\/culturesconnection.com\/fr\/baudelaire-traducteur-edgar-allan-poe\/#:~:text=Charles%20Baudelaire%20et%20Edgar%20Allan%20Poe%2C%20une%20fraternit%C3%A9,les%20principes%20po%C3%A9tiques%20des%20deux%20hommes%20sont%20proches.\">Edgar Alan Poe<\/a> avec qui il se d\u00e9couvre des affinit\u00e9s comme une certaine opinion sur le go\u00fbt du mal. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Ainsi, Baudelaire entreprend la traduction de nombreuses \u0153uvres de Poe afin de le faire conna\u00eetre aux fran\u00e7ais. Toujours en 1847, Baudelaire tombera sous le charme de Marie Daubrun qui lui inspirera plusieurs po\u00e8mes.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Auteur boh\u00e8me \u00e0 l\u2019esprit tortur\u00e9, Charles Baudelaire ne publiera qu\u2019une seule \u0153uvre de son vivant, son \u0153uvre majeure\u00a0: LES FLEURS DU MAL, un recueil de po\u00e8mes fait de paradoxes\u00a0: le bien et le mal, la beaut\u00e9 et la laideur, le ciel et l\u2019enfer\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le recueil a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 et censur\u00e9 d\u00e8s sa sortie parce que trop choquant pour la morale bourgeoise. Notez que \u00e7a ne l\u2019a pas emp\u00each\u00e9 de passer \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9. Une deuxi\u00e8me \u00e9dition est produite en 1861 apr\u00e8s la suppression de six po\u00e8mes. L\u2019\u0153uvre ne sera r\u00e9habilit\u00e9e qu\u2019en 1949.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En 1864, croulant sous les dettes, Charles Baudelaire part pour la Belgique comme conf\u00e9rencier. Mais il sera d\u00e9\u00e7u par cette exp\u00e9rience. Sa sant\u00e9 se d\u00e9grade rapidement. Il retourne \u00e0 Paris en 1866 et y meurt un an plus tard apr\u00e8s un long combat contre la syphilis, sans compter ses abus de drogues et d\u2019alcool. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Un an apr\u00e8s, LE SPLEEN DE PARIS et LES CURIOSIT\u00c9S ESTH\u00c9TIQUES sont publi\u00e9s \u00e0 titre posthume. Baudelaire, qui a men\u00e9 une vie en total d\u00e9saccord avec la morale de son \u00e9poque, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 reconnu de son vivant et il en a toujours \u00e9t\u00e9 attrist\u00e9. Il peut toutefois reposer en paix car son \u0153uvre introduira graduellement la po\u00e9sie moderne.<\/strong><\/p>\n<p>Bonne lecture<br \/>\nClaude Lambert<br \/>\nLe dimanche 7 octobre 2018<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>je commente l\u2019\u0153uvre majeure de Charles Baudelaire, LES FLEURS DU MAL, une des plus importantes de la po\u00e9sie moderne, \u00e0 cause de son esth\u00e9tisme novateur.   <a href=\"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2018\/10\/07\/les-fleurs-du-mal\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\"> \u00bb<\/span><\/a><\/p>\n<div class='heateorSssClear'><\/div><div style=\"float:right\" class='heateor_sss_sharing_container heateor_sss_horizontal_sharing' data-heateor-sss-href='https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2018\/10\/07\/les-fleurs-du-mal\/'><div class='heateor_sss_sharing_title' style=\"font-weight:bold\" ><\/div><div class=\"heateor_sss_sharing_ul\"><a style=\"padding:7.35px 0 !important\" class=\"heateor_sss_facebook_share\"><div class=\"fb-share-button\" data-href=\"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/2018\/10\/07\/les-fleurs-du-mal\/\" data-layout=\"button\"><\/div><\/a><\/div><div class=\"heateorSssClear\"><\/div><\/div><div class='heateorSssClear'><\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":6685,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,5],"tags":[275,1221,1222,1340,1646],"class_list":["post-6658","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-compterendus","category-critiques","tag-classique","tag-oeuvre-contestee","tag-oeuvre-majeure","tag-poesie","tag-spleen"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6658","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6658"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6658\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20734,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6658\/revisions\/20734"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6685"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6658"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6658"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/biblioclo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6658"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}