Commentaire sur BETTY ANGEL, tome 1 de
LOUISA MÉONIS

*Il faut dire qu’avant de mourir, j’avais tout misé sur le cardio pour la perte du gras de mes fesses et non sur le yoga. -Ce foutu régime ne m’aura servi définitivement à rien ! … J’ai de grosses fesses, zéro souplesse et moins dix mille en équilibre. *
Extrait : BETTY ANGEL, tome 1, LA MORT ME VA SI BIEN, de Louisa Méonis. Édition de papier et format numérique, Milady éditeur, 2018, 264 et 201 pages. 682 KB

L’OBSESSION DES KILOS

L’histoire est divertissante jusqu’à un certain point. La plume est fluide, le livre est court, heureusement car le sujet est traité de façon insignifiante, s’appuyant sur l’obsession de la grosseur avec une insistance particulière sur la recherche de la perfection des fesses. Vous avez compris sans doute. Les fesses sont omniprésentes dans cette histoires…trop grosses…trop larges…trop longues…trop massives…
*C’est pas la robe qui est trop petite, c’est tes fesses qui sont trop grosses ! chuchote la voix de mon ami l’esprit. * (Extrait) Notre héroïne n’est pas sans avoir un faible pour les fesses masculines… *En plus là, Grégoire ne viendra pas me sauver avec ses belles fesses et son jean Levi’s. * (Extrait)
Dans ce petit livre d’à peine 300 pages, il est question de fesses une quarantaine de fois, et autant indirectement. Comme si les fesses avaient de l’importance après la mort.
L’histoire débute bizarrement. Betty, qui se considère elle-même la petite grosse de l’histoire, meurt noyée dans sa toilette. (J’ignorais que c’était possible) Après sa mort, son esprit est accueilli dans une grande chambre blanche et des tâches sont assignées sous la supervision d’un mentor. Le mentor de Betty est nul autre qu’Azrael, c’est-à-dire la mort en personne. Betty doit suivre une formation pour devenir ange gardien.
Si j’ai trouvé la note de départ originale, j’ai vite déchanté car je n’ai guerre trouvé de différences entre la vie et l’après-vie. Dans ce récit, la mort est fonctionnarisée…faim, soif, chaud, froid, étudier, travailler, éprouver du désir, manger, boire, tomber en amour car la mort elle-même a un sentiment disons hors-norme pour celle qui se fait appelée la boulotte.
Les passages à connotations sexuelles sont aussi fort abondants dans ce récit de même que les références au livre CINQUANTE NUANCE DE GREY de E L James, sans doute la pire nullité que j’ai lue dans ma vie. Ici, le sexe semble être un prétexte, pour ne pas dire le centre du récit. Des esprits qui jouent aux fesses…franchement…j’ai trouvé ça un peu ennuyant.
L’histoire est bourrée de clichés, fortement imprégnée de machisme et a tendance à mettre les personnes en surpoids sur une voie de garage alors qu’elle aurait pu pousser ses mêmes personnes à s’accepter, s’aimer comme elles sont et ainsi rayonner, donner et recevoir du bonheur. L’autrice a passé à côté de l’essentiel pour verser dans une histoire sans crédibilité.
Ce livre est le premier d’une série mais je crois bien que je vais arrêter là.
Suggestion de lecture : DEUX NUANCES DE BROCOLI de Marie Laurent
Suite de la série Betty Angel

À droite en bas L’autrice Louisa Méonis
Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 28 mars 2026