Commentaire sur le livre
d’ANDY WEIR

*Je vais donc mourir, mais pas pour rien. Je m’efforcerai de découvrir comment on peut stopper les astrophages, puis j’enverrai mes réponses à la Terre. Après quoi je mourrai. En matière de suicides sans douleurs, j’aurai l’embarras du choix. Overdose de médicaments, réduction du taux d’oxygène dans l’atmosphère jusqu’à perdre connaissance et décéder. Joyeuses perspectives. *
Extrait : PROJET DERNIÈRE CHANCE, d’Andy Weir. Version audio : Hardigan éditeur, 2022, durée d’écoute : 18 heures 18 minutes. Narrateur : François Montagut. Version numérique : Bragelonne éditeur, 2022, 600 pages. Format papier : Bragelonne éditeur, 2021, 480 pages.

Scientifiquement crédible, imaginatif

PROJET DERNIÈRE CHANCE est un huis-clos qui m’a parfois donné l’impression de manquer d’air, un peu comme ce que j’ai ressenti en lisant SEUL SUR MARS. Les différences sont toutefois notables. Je veux surtout dire ici que l’auteur a trouvé le ton juste pour me river à ma lecture. Voyons le résumé, de façon chronologique.
Une espèce de bactérie, si je peux l’appeler ainsi, appelé astrophage, grignote graduellement et lentement le soleil qui perd de sa luminosité, de sa chaleur et de son magnétisme. La terre est en danger d’extinction à moyen terme. Une imposante équipe de scientifiques, militaires et technologues s’unissent sous la direction d’une femme froide et coriace appelée Strate pour mettre au point le PROJET DERNIÈRE CHANCE, un vaisseau spatial avec une équipe réduite qui hérite d’une mission suicide.
L’espoir de l’équipe réside dans des échantillons rapportés d’une sonde de la planète Vénus. Mais tout ne marche pas rondement. Un matin, Ryland Grace se réveille fin seul dans le vaisseau. Ses coéquipiers sont morts. Il doit se consacrer entièrement à sa mission, seul…pour un temps…car il fera une rencontre très étrange. Le défi demeure le même : empêcher l’extinction de l’espèce humaine.
C’est un tourne-page fort, un vrai de vrai avec un personnage attachant et sympathique qu’on aurait envie de soutenir et d’aider car il se débat avec l’énergie du désespoir. Le sujet est original. La terre est en danger mais pour une fois, l’homme n’y est pour rien. C’est ce danger de mort qui amènera les hommes à s’unir pour tenter une dernière chance.
L’auteur aborde, de façon innovante, des questions qui sont toujours d’actualité : Sommes-nous seuls dans l’univers ? Comment combattre l’infiniment petit ? La science a-t-elle ses limites ? Pourra-t-on se promener un jour d’une planète à l’autre ?
La seule petite faiblesse que j’ai repérée dans ce livre est un imposant déploiement de connaissances scientifiques et de manœuvres expérimentales qui prend le pas sur l’intrigue. Sinon, la plume est extrêmement bien maîtrisée et le langage scientifique très bien vulgarisé rend l’ensemble fluide.
L’auteur fait des bonds en arrière pour passer en revue les préparatifs du PROJET DERNIÈRE CHANCE. Souvent, ce type de récit à deux temps m’irrite mais pas dans ce cas-ci pour deux raisons : le charisme et l’humanité de Grace et le caractère de chipie d’Eva Strate. Les personnages sont peu nombreux mais ils sont forts, y compris celui que je vous laisse le soin de découvrir, un être brillant et attachant, qui pourrait peut-être changer la donne et que Grace appelle Rocky.
Ce livre a aussi quelque chose de touchant, d’attendrissant avec un petit côté humoristique dans le sens de l’auto-dérision. Et c’est sans compter les bonnes idées qui y sont développées dont le mystérieux matériau rapporté par la sonde en provenance de Vénus.
Je crois que vous apprécierez ce livre. Il est crédible et palpitant. En tout cas moi, je ne me suis pas ennuyé une seconde.
Suggestion de lecture, du même auteur : SEUL SUR MARS

L’auteur Andy Weir
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 11 avril 2026
















Cette œuvre de science-fiction. m’a atteint parce qu’il développe le thème du voyage dans le temps qui m’a toujours fasciné depuis LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS le roman-phare de 







C’est un roman dur qui rapporte la pénible réalité des travailleurs au début du XIXe siècle au Québec et partout en Amérique du nord, l’exploitation des femmes et des enfants en usine par un capitalisme sauvage et gourmand. Ce roman a la connotation d’un documentaire. Son style est journalistique et même parfois un peu télégraphique, ce qui a pour effet un sous-développement des personnages secondaires, des sauts dans le temps et une perte de vue de certains personnages, Madeleine par exemple, qui a une histoire désolante à elle seule.










J’ai été surpris par l’imagination déployée par l’auteur pour amener les lecteurs exactement là où il veut, l’entraînant de rebondissement en rebondissement même jusqu’à quelques pages de la fin.

