Commentaire sur le livre de
BERNARD WERBER
*Un groupe d’infirmiers en blouse blanche discutent de leurs clients les plus « gratinés ». L’un d’eux raconte qu’il a lu un livre sur les « Darwin Awards », le prix qui récompense ces humains morts d’une manière tellement stupide qu’ils prouvent que l’homme n’évolue pas vers l’intelligence mais vers la bêtise. *
Extrait : TROISIÈME HUMANITÉ, tome 1, de Bernard Werber. Format audio : Audible studios éditeur, 2016, durée d’écoute 18 heures 3 minutes, Narrateur : Raphaël Mathon. Support papier : Albin Michel éditeur 2012, 592 pages. Édition numérique : Albin Michel éditeur, 2012, 524 pages.

En Antarctique, le paléontologue Charles Wells et son expédition découvrent, tout au fond d’un lac souterrain, les restes de squelettes humains d’environ 17 mètres de long.
A Paris, le projet d’étude de son fils David sur le rapetissement humain est sélectionné par un tout nouveau programme de recherches, consacré à « l’évolution de notre espèce ».
Wells père a retrouvé l’ancienne humanité, Wells fils entrevoit la prochaine humanité, mais ils sont loin encore de savoir la vérité. C’est grâce au soutien et à la passion amoureuse d’une femme, Aurore Kammerer, spécialiste dans la connaissance des Amazones, que sera révélé le plus surprenant des secrets et réalisée la plus folle des expériences, modifiant à jamais l’avenir des générations futures.
Proche de la réalité

À Paris, un scientifique universitaire, David Wells, présente son projet d’étude sur le rapetissement humain qui viendrait influencer l’évolution de l’espèce humaine afin de garantir sa survie. Wells fera équipe avec Aurore Kamerer, plutôt persuadée que l’évolution passe par la féminisation du monde, un peu à la façon des Amazones.
Sur la base de l’étude de Wells, les autorités françaises ordonnent aux deux chercheurs de travailler ensemble à créer une nouvelle humanité, dix fois plus petite que la nôtre (soit des humains de 17 cm de hauteur en moyenne) et beaucoup plus résistante, dans le but de déjouer les plans d’attaque nucléaire d’un dictateur iranien.
Pendant la mise à exécution de ce projet fou, la terre est malade et provoque toutes sortes de calamités, dont une grippe mortelle qui s’étend à une vitesse fulgurante. Entre temps, la menace nucléaire étant plus forte que jamais, les autorités doivent faire intervenir les micros humains plus rapidement que prévu.
C’est un livre très intéressant mais je n’adhère pas au caractère dithyrambique de la masse critique. Pour moi, Follet a déjà fait beaucoup mieux que ça. Notez, c’est plein de bonnes idées. Par exemple, Follet a donné la parole à notre bonne mère terre, Gaïa, dont le sang noir est pompé impunément par les humains et qui a une peur bleue d’être pulvérisée par une météorite. Les micros humains auront d’ailleurs un rôle à jouer pour apaiser cette peur.
Mon problème avec ce livre est la faiblesse de la rigueur scientifique. Pas de protocole, peu de détails sur les procédures. On voulait des micros humains et on s’est retrouvé avec quelques centaines de *Tom pouce* sacrifiables. Ça, c’est l’autre aspect du problème. Personne n’a pensé à donner à ces êtres, qui sont humains, dois-je le rappeler, un statut juridique. Non. On en a fait plutôt une marchandise jetable.
Les outils de développement de Follet ressemblent à de la science, mais ça s’arrête là. Pas grand-chose non plus sur les réalités politiques qui devraient normalement sous-tendre l’intrigue, les motivations iraniennes par exemple. J’ai compris que le président de la France est un petit paquet de nerfs qui ne déteste pas à l’occasion une petite ligne blanche. C’est mince.
Il reste qu’il y a beaucoup d’éléments positifs dans ce livre. Le fait par exemple que la terre s’exprime et se raconte. Çà j’ai beaucoup aimé car j’ai toujours adhéré à l’idée que la terre est une entité vivante qui souffre et ressent. J’ai aussi beaucoup apprécié l’omniprésence de l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, d’Edmond Wells, un véritable trait d’union dans l’œuvre global de Follet.
Il y a enfin de nombreux éléments que j’aime retrouver dans des volumes imposants comme TROISIÈME HUMANITÉ : Les chapitres sont très courts, l’écriture est fluide, la plume est limpide. Il y a de l’intrigue, des revirements et d’importants éléments de réflexion sur notre situation climatique et l’avenir de la planète. Ça se lit vite et bien et tout est en place pour la suite car quelqu’un quelque part n’a pas dit son dernier mot.
Suggestion de lecture, du même auteur : LE LIVRE DU VOYAGE
La série


L’auteur Bernard Werber
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 14 juin 2026













Le développement de l’histoire est basé sur l’idée que le célèbre empereur Charlemagne aurait eu connaissance d’une civilisation infiniment plus évoluée et abritant un secret qui, s’il était développé, changerait la face du monde. Une information largement suffisante pour créer une chasse aux énigmes. Entre autres, une expédition allemande en 1935 dans l’antarctique afin de prouver, grâce à Charlemagne, la pureté et la supériorité de la race aryenne, ce qui aurait amené à justifier les atrocités nazies. On sait déjà que ça ne repose sur rien.
J’ai beaucoup aimé l’aspect historique du récit mais la véritable énigme historique n’apparait que dans une brève annexe à la fin du volume, ce qui appauvrit la substance de l’histoire, d’autant que le volume est très long, les personnages très nombreux et les longueurs plutôt abondantes, au moins jusqu’au dernier quart.


Est-ce que TRAIN D’ENFER POUR ANGE ROUGE est un bon roman ? Assurément. Il est bien écrit, fertile en rebondissement et saisit dès le départ le lecteur, la lectrice dans une toile macabre et oppressante. Parfait pour les amateurs de terreur pure.






















C’est bien écrit, avec beaucoup d’imagination, encore faut-il tolérer les états d’âme de Strike. C’est parfois lourd mais je maintiens que la force de ce roman réside dans la force de caractère de Strike et Ellacot. Je les ai trouvé attachants. Cormoran est un fils de star, unijambiste dont la prothèse le fait souffrir et ça se sent tout le long du récit. Ça peut paraître énervant mais j’ai fini par développer de l’empathie. Robin est une débutante qui rêve de devenir détective et qui donne un soutien inconditionnel à son bourru collègue.
