*-Et si c’était les extraterrestres, ou des personnes contrôlées par eux ? – demanda-t-elle. -Et s’ils faisaient le tour des refuges pour capturer les survivants ? – Pourquoi le feraient-ils ? – Demanda Kevin. Cependant, à cette idée, il sentit la peur l’envahir peu à peu. Et si c’était bien le cas ? Et s’ils entraient ?
Extrait : LES CHRONIQUES DE L’INVASION, tome 2 : ARRIVÉE. Format numérique, Morgan Rice 2018, 290 pages

Le SETI a reçu un signal venant d’une civilisation extraterrestre. Est-il encore temps de sauver le monde ? Pour des raisons à découvrir, Kevin, 13 ans, comprend qu’il le seul à pouvoir sauver le monde. Mais est-il encore temps ? Que doit-il faire ? Et qu’est-ce que les extraterrestres prévoient de faire ensuite ?
Intéressant mais forte
impression de déjà vu

La série développe un sujet encore très prisé des jeunes lecteurs et lectrices : l’envahissement de la terre par des extraterrestres hostiles. Les acteurs de ce drame sont des ados. Morgan Rice s’est appliquée à atteindre directement et sans détour l’imaginaire des adolescents et des jeunes adultes. Vu sous cet angle, je crois qu’elle a réussi. Les lecteurs moins jeunes pourraient trouver le contenu réchauffé.
Kevin a 13 ans. Il souffre d’une maladie incurable au cerveau. Cette même maladie a permis à Kevin de capter un message extra-terrestre annonçant un envahissement imminent de la terre. Kevin reçoit, d’un extraterrestre ami, une idée pour détruire l’envahisseur.
À plusieurs égards, LES CHRONIQUES DE L’INVASION me rappellent INDEPENDANCE DAY, le célèbre film de Roland Emmerich dans lequel on voit des engins volants de 20 kilomètres de diamètres avec des extraterrestres laids et belliqueux, capable de prendre le contrôle de l’esprit humain, et venu vider la terre de ses ressources naturelles. Le même principe est exprimé dans les chroniques de l’invasion, mais différemment, y compris l’idée d’introduire un virus dans le vaisseau pour détruire les envahisseurs, ce qui m’a rappelé un peu la guerre des mondes.
Certaines idées m’ont rappelé L’INVASION DES PROFANATEURS, le film de Philip Kaufman, d’autres idées m’ont rappelé les rencontres du quatrième type qui relèvent plus du paranormal. L’idée de confier à des adolescents le rôle de sauver le monde n’est pas non plus nouvelle en littérature.
J’ai beaucoup aimé cette série. Je me suis attaché rapidement aux jeunes personnages. Je pense quand même que les dialogues et les raisonnements exprimés faisaient un peu trop adulte pour leur âge.
Mais j’ai trouvé ces jeunes profondément humains et l’autrice a évité le piège des *héros sans peur et sans reproche*. Ce ne sont pas des superhéros et c’est exactement ce que je souhaitais.
Donc l’histoire est bonne, quoique pas tellement originale, le rythme est rapide et ça devient même addictif. L’autrice a bien travaillé à rendre son récit le plus plausible possible.
Un récit comme celui-ci, surtout s’il est bien écrit et porteur d’émotions, comme c’est le cas ici, demeure résolument actuel et nous pousse à nous poser la question à laquelle on cherche désespérément la réponse : SOMMES-NOUS SEULS DANS L’UNIVERS ? Très bonne lecture.
Suggestion de lecture : IDEALIS, de Christopher Paolini

L’autrice Morgan Rice
Les autres livres de la série

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Bonne lecture
Claude Lambert
Le samedi 30 mai 2026



L’idée de départ de Bouysse était intéressante et même prometteuse mais l’inspiration s’est figée quelque part. Le roman est très court, ventilé à outrance et sous-développé. Je sais que mon rapport forces-faiblesses penche en défaveur du roman. Je veux préciser toutefois que le centrage sur la séquestration de Forel vaut le détour.




C’est un très beau roman d’aventure, mais d’une infinie tristesse qui met à l’avant-plan une maladie cruelle, la dégénérescence, la peur et la mort. C’est un aspect du roman qui a mis ma patience à l’épreuve. La peur et la mort sont omniprésentes dans le récit. J’avoue que ça devient un peu lassant à la longue.
J’ai été un peu surpris et pas très emballé par le dernier quart du livre où l’auteur a complété en vrac sa vision de la pandémie en développant l’aspect philosophique, médical et sociétal du problème, le tout, dans une présentation tout ce qu’il y a de plus provençal. J’ai trouvé ça un peu lourd.




L’autrice

Douze auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire ouvrir grand les yeux au fil de récits qui jouent avec les différentes interprétations de la vision.





Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique d’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. 



Quand Maud Graham est appelée à éclaircir le meurtre d’un homme trouvé gisant dans son sang, elle ne peut se douter des motifs de ce crime. Qui pouvait bien en vouloir à ce point à cet homme sans histoire ? La détective avance en plein brouillard jusqu’à ce que commence à se dessiner une toile complexe. Si l’enquête porte d’abord sur l’assassinat d’un homme, c’est sur la maltraitance subie par des femmes qu’on lèvera le voile en cours d’investigation. Alarmée par le danger qui menace ces femmes devenues des proies malgré elles, Graham se lance sur la trace de l’agresseur. Une poignante course contre la montre démarre…

La planète se trouve peu à peu paralysée par de mystérieuses catastrophes, des accidents autant absurdes qu’atroces surgissant n’importe où n’importe quand. Tout converge vers une nouvelle forme d’attentat. Les questions s’accumulent tandis que la peur grandit partout sur le globe. Qui se cache derrière toutes ces horreurs ? Pourquoi personne ne les revendique ? Mais, surtout, jusqu’où sont prêts à aller ces inconnus qui sèment une terreur de plus en plus grande ? Le temps passe alors qu’une évidence se dessine : et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ?




Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort. 
Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris. Elle travaille dans la production d’événements depuis plus de vingt ans et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection. Bien que française, Sandrine Destombes est attachée à ses origines italiennes, elle instille dans ses écrits son amour des Abruzzes, une belle région située à l’est de Rome.