Commentaire sur le livre
d’ERNEST HEMINGWAY
*Puis il se sentit malheureux en songeant que le poisson n’avait rien à manger et sa détermination à le tuer ne s’en trouva pas diminuée d’autant. Combien de personnes nourrira-t-il? pensa-t-il. Mais ces gens méritent-ils de le manger? Non, bien sûr. Il n’existe pas une personne qui mérite de le manger si l’on considère sa conduite et sa grande dignité. *
Extrait : LE VIEIL HOMME ET LA MER, d’Ernest Hemingway. Pour la présente, format numérique, Folio éditeur, 1952, 125 pages. Format papier, rééd. Futuropoli éditeur, 2014, 128 pages.

La chance a abandonné le vieux pêcheur : voici plusieurs semaines qu’il revient au port avec sa barque vide. Pourtant, tous les soirs, il prépare, avec son jeune ami Manolin, à qui il a appris l’amour de la mer, la pêche du lendemain qui lui accordera peut-être une dorade, un thon ou même un requin. Vient un jour où, en effet, le vieil homme rencontre son poisson. L’homme et l’animal vont alors s’affronter en un duel long et âpre qui va durer plusieurs jours, plusieurs nuits…
Le dernier d’Hemingway

Quel récit splendide. Un enchantement. Un texte allégorique qui parle fort. Voici l’histoire d’un vieux pêcheur, Santiago, usé par la mer et le temps et d’un jeune homme, Manolin, qui l’a pris en amitié. Le récit est centré sur un combat long et dur, au large, entre le vieil homme et un énorme marlin, un très gros poisson, fougueux et rapide, qui s’apparente à l’espadon. Ce géant des mers serait pour Santiago, la prise de sa vie.
Le combat acharné entre le vieil homme et ce poisson hors-norme durera trois jours et deux nuits. Qui gagnera ? Je vous laisse le découvrir, mais ce n’est pas le plus important.
Au cours de cet implacable duel, un grand respect s’installe, teinté de dignité entre le vieil homme et le géant des mers : *Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C’est ton droit. Camarade, j’ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m’est égal lequel de nous deux qui tue l’autre. * (Extrait)
Dans ce profond voyage intérieur, Santiago allait jusqu’à remercier Dieu pour ce combat à l’issue pourtant incertaine : *Le poisson, la mort dans le ventre, revint à la vie. Dans un ultime déploiement de beauté et de puissance, ce géant fit un bond fantastique. Pendant un instant, il resta comme suspendu en l’air au-dessus du vieil homme et de la barque… * Extrait
Avec sa plume d’une infinie profondeur, Hemingway développe des thèmes qui exercent une forte attraction sur l’esprit. Ces thèmes font que LE VIEIL HOMME ET LA MER est un immortel de la littérature, un incontournable qui demeure aujourd’hui d’une actualité criante. Il y a bien sûr l’image de l’homme seul devant la grandeur et la puissance de la nature. Mais l’auteur va plus loin en développant des thèmes qui sous-tendent le sens de la vie : le courage, l’amour, la dignité, la résilience.
Outre le combat d’un vieux pêcheur avec un géant de la mer, le récit, à saveur écologique, image le combat entre le cœur et la raison, et l’attraction entre les générations.
Ce texte d’une grande beauté complète magnifiquement l’héritage littéraire que nous a transmis Ernest Hemingway, héritage qui lui a valu le prix Nobel de littérature en 1954. J’ai trouvé LE VIEIL HOMME ET LA MER d’une grande profondeur et d’une grande maturité. Malgré la complexité des sentiments qui l’animent, l’écriture est fluide, la plume sensible. L’ensemble est réaliste et exprimé simplement.
Une belle histoire qui se lit vite et bien et qui va droit au cœur.
Suggestion de lecture : Moby Dick d’Herman Melville

Le vieil homme et la mer
au cinéma
Le livre d’Hemingway a été adapté plusieurs fois au cinéma. Par exemple, Spencer Tracy est excellent dans la version de 1958 réalisée par John Sturges. J’ai préféré toutefois la version de 1990 réalisée par Jud Taylor avec Anthony Quinn.

L’auteur Ernest Hemingway
Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 12 avril 2026







C’est un récit bien développé. L’action n’est pas à l’emporte-pièce mais il y a de l’émotion et la plume pousse les lecteurs à sympathiser avec les personnages qui ont tous un côté attachant et chaleureux. C’est un roman pour jeunes adultes mais aussi une réflexion de société alors que la reconnaissance des genres est au cœur de l’actualité. (voir 















On dirait le début d’une blague… La star du lycée, le super athlète, le meilleur élève, l’accro aux joints et le solitaire se retrouvent dans la même pièce. Ils ont été sélectionnés pour un dîner exclusif. Pour quoi ? Par qui ? La farce tourne au vinaigre. Au centre de la pièce se trouvent une bombe à retardement, une seringue de poison et le message suivant : vous avez une heure pour tuer l’un d’entre vous. Sans cela, vous périrez tous, dans cette pièce.






«Je cours, paniqué. J’ai encore été piégé par ma mère. À moins d’un miracle, mon père va me tuer à soir… J’ai beau courir, l’horizon s’éloigne et l’enfer approche à grandes claques… Ma mère est en colère tout le temps. Contre le mauvais temps, contre les hommes en général, quoique « les hommes en général » ont l’air de ressembler beaucoup à son papa à elle et au mien… Elle est en colère contre beaucoup de choses, mais surtout contre moi. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi.


Un village en trois dés, c’est une nouvelle incursion de Fred Pellerin dans le dédale de Saint-Élie-de-Caxton. On y retrouve la faune légendaire préservée : Méo le barbier décoiffeur, Toussaint le marchand généreux. Aussi, sur ce sixième voyage conté, on a la chance de faire la rencontre d’Alice, la première postière de l’histoire locale, elle qui savait licher les enveloppes dans les deux sens – tant pour les fermer que pour les ouvrir -, et de connaître un peu mieux le curé neuf, mandaté pour redonner du lustre à la foi ambiante du Caxton d’époque. Un village en trois dés, c’est des histoires qui se tiennent en équilibre sur un petit cube de hasard ou de providence. 


