Commentaire sur le livre de
RAY BRADBURY

*-Nous ne ruinerons pas Mars, dit le capitaine. C’est un monde trop vaste et trop intéressant.
-Vous croyez ça ? Nous autre, gens de la Terre, avons un talent tout spécial pour abîmer les grandes et belles choses. *
Extrait : CHRONIQUES MARTIENNES, de Ray Bradbury. Édition de papier : Recueil de nouvelles de science-fiction publié pour la première fois aux États-Unis en 1950 chez Doubleday. Il est publié en France aux éditions Denoël en 1954 dans la collection « Présence du futur » dont il est le premier numéro. 320 pages. Format numérique : Denoël éditeur, 2023, 315 pages. Version audio : Thélème éditeur, 2016, durée d’écoute : 10 heures 6 minutes. Narrateur : Hugo Becker.

INDÉMODABLE, IMMORTEL

Ce livre est un chef d’œuvre, issu d’une plume au style remarquable. LES CHRONIQUES MARTIENNES est un recueil de nouvelles qui peuvent se lire indépendamment mais qui sont toutes reliées entre elles par le thème qu’elles développent et qui vient me conforter dans l’idée que je me fais depuis longtemps de la nature humaine, à savoir que l’être humain ne changera jamais peu importe où on l’installera. Là est tout le génie de Bradbury, dépoussiérer un sujet vieux comme le monde, le revamper, le présenter sous un angle différent.
Voyons d’abord le contexte. Dans les années 2030, les premiers colons terriens débarquent sur la planète mars. Ce sera le début de la fin pour la très ancienne civilisation martienne déjà sur le déclin. Elle finira par disparaître devant l’arrivée massive des humains. Appelés à la guerre sur leur planète d’origine, les terriens quittent Mars à l’exception d’une poignée d’entre eux. Inutile de dire que Mars est ravagée. L’histoire de l’humanité est remplie des horreurs de la colonisation.
L’idée des l’auteur était de s’exprimer autrement sur un des thèmes les plus courants de la littérature de science-fiction. Quitter la terre, s’installer sur une autre planète, terraformer, coloniser et surtout, y aller avec l’idée de partir à zéro, sur de nouvelles bases en ne répétant aucune des erreurs humaines commises sur la terre au cours de son histoire. Est-ce possible ? C’est l’objet réel de la réflexion que nous propose Ray Bradbury.
L’auteur se garde bien de classer CHRONIQUES MARTIENNES comme un livre de science-fiction. Pour lui, ces chroniques sont de la mythologie à l’état pur. Il n’utilise pas non plus le terme *anticipation* mais je n’ai pu faire autrement que de la ressentir compte tenu entre autres de l’années où le livre a été publié : 1954. Ce livre n’a pas pris une ride et demeure un grand classique d’une brûlante actualité.

Mes préférées
Ma nouvelle préférée est USHER II, un magnifique clin d’œil à un de mes auteurs préférés, Edgar Allan Poe. La nouvelle fait référence à LA CHUTE DE LA MAISON USHER de Poe, publié en 1839.
Imaginez que sur mars, un excentrique décide de reproduire exactement la Maison Usher imaginée par Edgar Poe et ce, dans les moindres détails. Un endroit sinistre, glauque, lugubre et dans laquelle il prépare un destin très singulier à des invités de marque :
*Des personnages éminents, éminentissimes, du premier au dernier, membres de la Société pour la répression de l’imaginaire, partisans de l’abolition d’Halloween,… tueurs de chauve-souris, brûleurs de livre,… des gens très bien qui avaient attendu que les rudes pionniers aient enterré les martiens, nettoyé leurs cités, construit des villes… *
De plus, j’ai clairement reconnu dans cette nouvelle la semence d’un livre qui paraîtra un an après CHRONIQUES MARTIENNES, l’immortel FARENHEIT 451. Dans USHER II, j’ai pu constater le sens aigu de l’anticipation de Bradbury qui donne une place importante à l’intelligence artificielle.
Enfin, j’ai particulièrement apprécié la nouvelle LES BALLONS DE FEU qui met en scène des prêtres venus *apporter le bon Dieu sur Mars*, dont le Père Peregrine qui s’interroge sur la nature des péchés sur les autres mondes. Le dialogue entre les hommes d’église et les martiens est tout à fait savoureux. Je vous laisse découvrir par vous-même l’utilité d’une telle démarche.
Ça vous fera d’ailleurs beaucoup de surprises à découvrir.
Divertissant, original, porteur de réflexion et d’émotion, avec, soit dit en passant des martiens sympathiques et attachants, héritiers d’une bonne nature, CHRONIQUES MARTIENNES de Ray Bradbury restera pour moi un livre inoubliable.
Suggestion de lecture, du même auteur FAHRENHEIT 451

L’auteur Ray Bradbury
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 9 août 2026



C’est un très beau roman d’aventure, mais d’une infinie tristesse qui met à l’avant-plan une maladie cruelle, la dégénérescence, la peur et la mort. C’est un aspect du roman qui a mis ma patience à l’épreuve. La peur et la mort sont omniprésentes dans le récit. J’avoue que ça devient un peu lassant à la longue.
J’ai été un peu surpris et pas très emballé par le dernier quart du livre où l’auteur a complété en vrac sa vision de la pandémie en développant l’aspect philosophique, médical et sociétal du problème, le tout, dans une présentation tout ce qu’il y a de plus provençal. J’ai trouvé ça un peu lourd.

On dirait le début d’une blague… La star du lycée, le super athlète, le meilleur élève, l’accro aux joints et le solitaire se retrouvent dans la même pièce. Ils ont été sélectionnés pour un dîner exclusif. Pour quoi ? Par qui ? La farce tourne au vinaigre. Au centre de la pièce se trouvent une bombe à retardement, une seringue de poison et le message suivant : vous avez une heure pour tuer l’un d’entre vous. Sans cela, vous périrez tous, dans cette pièce.






Trente-cinq années dans l’espace, c’est un bien long voyage pour un vaisseau terrien. Pourtant, c’est à l’arrivée sur la planète Bêta IV Hydri que les véritables ennuis commencent pour l’astrogateur Nathan Stone et ses compagnons. Dans la petite colonie, plusieurs sections – militaires, politiciens, citoyens ambitieux – s’affrontent.

Julius est interné dans un hôpital psychiatrique. Son amnésie partielle ne lui a laissé que peu de souvenirs, mais l’un d’eux est plus vif que les autres : l’organisation Tirésias a planifié la fin du monde pour dans quatre jours ! Mais Julius compte bien révéler leurs manigances au vu et au su de tous. Et pour cela il aura besoin d’alliés. Tout d’abord Alice, qui vit dans la chambre d’en face, amnésique (comme lui) après l’incident qui a interrompu son mariage… en tuant tous les autres convives ! Ensuite Ours, symbole du geek. Le trio va devoir se défaire des policiers qui tenteront de se mettre sur leur route.

Après une longue errance, le Txalq arrive finalement sur Terre. Sa quête est terminée ; il va pouvoir à nouveau se diviser par scissiparité et se multiplier. Les Txalqs sont un peuple parasite pour qui l’homme est un hôte parfait car ils peuvent les dominer sans peine. Naturellement les humains vont organiser la résistance, mais quelques hommes libérés de l’emprise mentale des extra-terrestres révèlent bientôt que la symbiose avec un Txalq apporte paix, harmonie et bonheur. C’est par milliers désormais qu’hommes et femmes se livrent joyeusement à la domination des parasites. Seule une poignée d’irréductibles tentent de préserver leur condition humaine. Une poignée contre toute une planète…

C’est le genre de paradis artificiel que procurent aux humains certaines drogues sauf qu’ici, les Txalqs tendent à créer ce monde paradisiaque par l’hypno-contrôle. Les Txalqs, qui se reproduisent par scissiparité ne tardent pas à prendre le contrôle de la terre et étrangement, la plupart des humains sont trop heureux de vivre dans cette espèce de paradis artificiel, acceptant ainsi une symbiose qui leur est imposée…*S’il établissait sa domination sur ces êtres, c’était dans l’unique dessein de créer avec eux un monde harmonieux. En échanges de membres pour agir, il leur offrirait une sorte de renaissance, il deviendrait le corps pensant de leur espèce. * (Extrait) .
Pas étonnant que ce livre soit devenu un classique de la science-fiction francophone. C’est un hymne à la liberté…cette précieuse liberté dont les hommes se privent entre eux depuis la nuit des temps. J’ai trouvé la plume de Curval envoûtante, un peu à l’image de cette créature qu’il a créée. Elle est dosée pour offrir tout ce que souhaitent les amateurs d’anticipation : des revirements, de la technologie, de la confrontation, le choc des idées et le fameux retour introspectif sur soi-même qui se traduit par une question bien simple : Qu’est-ce que je ferais à la place des humains dans cette histoire ? Je mets ma lucidité et mon libre arbitre au placard ou je me bats ?
Les déchets magiques de l’Université de l’Invisible ont transformé le chat Maurice et les rats des environs en créatures super intelligentes, dotées de parole et d’une conscience du monde très aiguë. Maurice est devenu le roi de l’arnaque. Avec sa bande de rats (Pur-Porc, le dominant, Pistou, le rat albinos, ou encore Sardines, pro des claquettes), il parcourt les cités qu’il pille joyeusement en simulant des invasions, grâce à un complice benêt, le joueur de flûte. Mais arrivés à Bad Igoince, la petite bande tombe sur un os. Un village sans rats où vivent pourtant des chasseurs de rats, voilà qui est étrange. Voire carrément malsain…
Le Disque-monde est un univers imaginaire de fantasy burlesque développé à partir de 1983 par l’écrivain britannique Terry Pratchett dans la suite de romans Les Annales du Disque-monde et adapté depuis sur divers supports. La série de romans du Disque-monde comporte quarante-et-un volumes (trente-cinq annales et six romans dédiés à un public jeune), tous traduits en français. Il existe également un certain nombre d’ouvrages « hors-série ». La série a été adaptée en téléfilms, film d’animation, jeux vidéos et même en jeux de société.
François, Hervé, Gabriela. Ils sont trois personnes qui ne se connaissent pas dans la salle d’attente d’un psychologue. Bloqués par une porte électrique en panne, ils attendent… Aucun d’entre eux ne sait quand cela prendra fin. Peu à peu, les prisonniers de la salle d’attente vont commencer à interagir entre eux et puis ils auront tout le temps pour une sérieuse introspection, L’attente, l’angoisse, révèlent de durs passés, courbant la trajectoire d’ existences toutes tracées.