CHARLY 9, de Jean Teulé 2

COMMENTAIRE, 2e partie

*Verre d’eau à la main droite où flottent des
 fleurs d’oranger, le roi assis sur son trône
 semble dans un état dépressif grave, proche
de la prostration, et troublé par d’incessantes
 hallucinations. Adolescent prolongé, ce jeune
monarque est tout bizarre et songeant
. *
Extrait : CHARLY 9, de Jean Teulé. Édition de papier :
Pocket éditeur 2012, 224 pages. Format numérique :
Julliard éditeur, 2011, 152 pages, 369 KB. Version
bande dessinée : Richard Guérineau, d’après Jean
Teulé, Delcourt éditeur, 2013, 128 pages.

Si vous voulez revenir sur la première partie de mon commentaire, cliquez ici.

Il est vrai que Charles IX ne fut pas un roi comme les autres et qu’il n’aurait pas laissé un grand souvenir s’il n’avait ordonné, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, carnage qui horrifia l’Europe, à l’exception du pape et des Espagnols qui y virent, eux, la bienheureuse volonté de Dieu.

Cette décision n’était pas la sienne mais celle de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui utilisa toute sa vie sa nombreuse progéniture pour assouvir son appétit dévorant de pouvoir : dès qu’un de ses fils mourait, elle poussait illico le suivant sur le trône de France.

Charles IX avait 22 ans à l’époque, et il ne possédait ni la cruauté, ni la détermination, ni la force morale d’assumer un crime aussi horrible. Accablé par le poids de sa faute, il sombra dans une folie qui le conduisit en quelques mois à la maladie et à la mort…

 

L’exécutant de Catherine

Jean Teulé raconte à sa manière, c’est-à-dire avec un mélange de cynisme et de rigueur, l’histoire de Charles IX qui fut sacré roi alors qu’il n’avait que dix ans. Il n’a pas eu le choix de se laisser porter par les évènements et faire confiance à sa mère, la régente Catherine de Médicis.

Mais même à l’adolescence, et encore à l’âge adulte, Charles était instable physiquement et mentalement, doux, docile, pusillanime et surtout, manipulable et à ce chapitre, sa cour ne s’est pas gênée pour prendre des décisions qui ont noirci la France au regard de l’histoire.

Le livre est centré sur Charles mais aussi beaucoup sur sa cour. Une de ces décisions fera baigner la France dans le sang. Catherine craignait les Huguenots et les détestait. Elle a donc orchestré le massacre de la noblesse protestante qui s’est évidemment transformé en carnage général avec un but simple : massacrer tout ce qui est huguenot.

Cette inimaginable orgie d’assassinats, débutée le jour de la Saint-Barthélemy de l’année 1572 à Paris et qui s’est répandue par la suite dans toute la France, applaudie par le pape et l’Espagne, fera des milliers de morts. Les historiens ne s’entendent pas sur le nombre, mais on parle de 30 000 morts.

Le livre se concentre sur trois éléments en particulier : 1) Le massacre des Protestants, issu du fanatisme catholique déployé au nom de règles absurdes et insensées dictées par l’église. 2) L’énorme pouvoir manipulateur de la reine-mère Catherine de Médicis et enfin, 3) un troisième élément, substantiel celui-là : les effets du massacre de la Saint-Barthélemy sur la santé du roi. Lui était contre, mais je le rappelle, il était faible et s’est laissé manipulé et forcé par une cour elle-même infectée par la haine et le fanatisme.

C’est ainsi qu’après le massacre, Charles sombre graduellement dans la folie en plus d’un douloureux dépérissement du corps et son comportement erratique provoquera bien d’autres morts par exemple, la distribution du muguet de mai.

Cette biographie romancée m’a ébranlé de par la violence qu’elle comporte et sa crudité un peu excessive à une époque où la vie ne semble avoir aucune valeur. Pas de pitié. Pas de remords. Il faut plaire au pape. Teulé décrit aussi avec un zèle assez marqué, la folie qui envahit l’esprit du roi et lui fait faire n’importe quoi. Aussi, l’auteur fait côtoyer l’horreur et le cocasse. Il y a comme un cynisme dérangeant dans ce livre.

Par contre ce livre m’a fasciné parce que Teulé a un don extraordinaire pour dépeindre l’atmosphère qui régnait en France au XVIe siècle en liant les guerres de religion à la situation politique du pays. Il est conforme à l’histoire mais enrobé je dirais de beaucoup d’imagination.

Et dire que 220 ans après le massacre de la Saint Barthélemy, une autre tête célèbre de la France tombera, celle de Louis XVI, avec des milliers d’autres qui, comme le dernier roi, sont passés par la guillotine. L’histoire de la France est vraiment tumultueuse.

Ce que j’ai beaucoup aimé de ce livre, c’est que l’auteur rend l’histoire comme si j’y étais. J’ai appris beaucoup de choses avérées et surtout, j’ai développé de l’empathie pour ce pauvre Charles, trompé et ridiculisé par sa propre cour. J’ai saisi sa souffrance et la blessure de sa conscience. Teulé rend l’atmosphère comme s’il le faisait pour raconter la fin du monde, avec un ton direct, froid sans verser dans le sensationnel.

Je recommande ce livre. À propos…je n’ai rien trouvé dans cette histoire pour me réconcilier avec la monarchie ni avec l’Église.


L’auteur Jean Teulé

Suggestion de lecture, du même auteur : LE MAGASIN DES SUICIDES

 

Charly 9 version BD


Extrait du roman graphique signé Richard Guérineau

 

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 26 juillet 2026

CHARLY IX, de Jean Teulé 1

COMMENTAIRE, 1ère partie

*- Sire, Sire ! Il me faut tout de suite une signature au bas de cette dépêche et que vous y apposiez l’empreinte en très bonne forme du sceau de votre bague ! La reine mère en ordonne l’expédition rapide.
Mais le roi qui halète glisse entièrement sa tête dans le ventre ouvert du cerf comme si c’était du sable et crie d’une voix étouffée :
– Je ne suis pas là ! Je ne suis pas là ! *

Extrait : CHARLY 9, de Jean Teulé. Édition de papier : Pocket éditeur 2012, 224 pages. Format numérique : Julliard éditeur, 2011, 152 pages, 369 KB. Version bande dessinée : Richard Guérineau, d’après Jean Teulé, Delcourt éditeur, 2013, 128 pages.

Avant de parler du livre comme tel, j’ai rassemblé quelques éléments et liens qui vous aideront à comprendre le contexte de l’histoire et la personnalité de Charles IX (1550-1574) roi de France de 1560 à 1574, quatrième roi de la lignée VALOIS-ANGOULÊME. Il accède au trône de France à l’âge de 10 ans, la régence est alors assurée par sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui prend ainsi les rênes d’un pays déchiré par les guerres de religion.

POURQUOI *CHARLY IX* ?
C’est un simple surnom que l’auteur a donné au roi, sans doute pour mettre en évidence sa nature velléitaire et bon enfant

HUGUENOT :
C’était le nom donné aux protestants pendant les guerres de religion en France.
Voir le dossier préparé par Wikipédia

PROTESTANTISME :

Le protestantisme est une confession du christianisme apparue au XVIe siècle en Europe occidentale. Il est une rupture avec le catholicisme, sur, entre autres, le problème du Salut de l’âme, du papisme, des sacrements et de la gestion de l’église. Pour plus de détails sur cette religion née de la réforme, cliquez ici.

LE MASSACRE DE LA SAINT-BARTHÉLEMY :

Le massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre de milliers de protestants par des catholiques déclenché à Paris, le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d’une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes et même les mois suivants. Un carnage issu plus de la cour du roi Charles IX que du roi lui-même. Voir le dossier préparé par Wikipédia.


Charles IX (1550-1574)
hérite d’un royaume déchiré par la haine
entre Catholiques et protestants.

LE MUGUET DE MAI :
Le muguet est une plante classée hautement toxique. Le premier mai 1561, l’histoire rapporte que Charles IX avait décidé d’offrir à son peuple du muguet en abondance à consommer en guise de porte bonheur. Ce geste, pas méchant au départ, se répand dans tout le pays, fera des centaines de morts. Pour en savoir plus sur le muguet, cliquez ici

CATHERINE DE MÉDICIS :

Catherine de Médicis était la mère de Charles IX, entre autres. L’image qu’en présente, Jean Teulé dans CHARLY IX est peu sympathique mais conforme à plusieurs aspects de l’histoire. Les historiens de nos jours auraient plutôt tendance à réhabiliter celle qui fut régente de France sous Charles IX tout en maintenant toutefois une forte influence sur cette période historique chaotique. Plus de détails ici.

J’omets volontairement plusieurs faits historiques comme celui par exemple qui voudrait que ce soit le bon Charles IX qui soit à l’origine du poisson d’avril comme Teulé le rapporte dans son livre.

Tous ces éléments étant réunis, dans la prochaine publication, je vous dévoilerai mon ressenti sur ce livre dur et cru, crédible sur le plan historique et qui raconte une histoire d’une cruelle noirceur, issue d’une monarchie malade.

À suivre

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 25 juillet 2026

PAS MON GENRE, BD de Yatuu

Extrait : PAS MON GENRE, bande dessinée de Yatuu, édition numérique, MARAbulles éditions, 2015, 128 pages.


Est-il facile lorsque l’on est une jeune fille ou une jeune femme qui n’aime ni la mode, ni les poupées, ni la danse, ni la couleur rose, de trouver sa place dans notre société ?

Yatuu, de son vrai nom Cyndi Berbero passe en revue les nombreux clichés sur les femmes et se lance dans une divertissante opération de destruction des stéréotypes

 

La théorie des genres

J’ai toujours pensé que, lorsqu’il n’est pas blessant, qu’il ne va pas trop loin et qu’il est développé intelligemment, l’humour est un excellent véhicule de réflexion et de pensée positive. Et il se trouve que le neuvième art est un excellent véhicule pour l’humour.

Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, Yatuu développe la fameuse théorie des genres, tentant de démolir, de façon parfois hilarante, des stéréotypes, des clichés qui ont la vie dure : *On conditionne les enfants à aimer certaines choses juste en fonction du sexe. * (Extrait)

Mais qu’arrive-t-il quand une jeune fille n’aime ni la mode, ni la couleur rose, ni les poupées, ni la danse…? Yatuu y va de son propre ressenti en mettant en scène une jeune fille au caractère bien trempé dans une série de sketches tout à fait savoureux dont plusieurs portent un titre commençant par *On dit que les filles…*

On dit que les filles sont sensibles, aiment le maquillage, aiment jouer à la poupée…et alors…on dit beaucoup de choses mais on ne dit pas que les filles ont tout ce qu’il faut pour prendre leur place. Aussi, j’ai perçu PAS MON GENRE comme un coffre à outils pour les filles comprenant des répliques, des attitudes, l’estime de soi, des comportements, des idées. Des outils qui préparent les jeunes filles à affronter une situation encore inévitable de nos jours.

On peut dire que oui, c’est un livre pour filles mais je dirais que les garçons qui ont une ouverture d’esprit  naturelle pourraient y trouver leur compte. Personnellement, je trouve que le sujet est développé intelligemment avec une belle qualité d’approche. Je me suis senti remis à ma place avec une infinie douceur et une envie de sourire.

Parlez-moi d’un contenu sérieux dans un contenant léger. C’est rafraîchissant, les dialogues sont savoureux. J’ai perçu les dessins comme pastellisés et chaleureux. Les filles sont attachantes. J’ai trouvé les garçons un tantinet ahuris mais très sympa. Le contenu ne suggère en aucune façon une guerre de sexe mais a plutôt tendance à induire la tolérance, l’acceptation et le respect et aussi à précariser le sexisme.

Belle leçon de vie, d’autant que Yatuu a donné à sa BD une teinte autobiographique.

Facile et rapide à lire, plume limpide. J’ai été enchanté par cette BD.
Yatuu (Cyndi Barbero) dessinatrice, illustratrice et scénariste

Suggestion de lecture : YUL ET SA CLIQUE, BD de Julien Mariole

De la même autrice

Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 19 juillet 2026

 

Petit traité sur l’immensité du monde

Commentaire sur le livre de
SYLVAIN TESSON

*Il est cependant une autre catégorie de nomades. Pour eux, ni tarentelle ni transhumance. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n’appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins du monde. Ils vont seuls, avec
lenteur, sans autre but que celui d’avancer. *

Extrait : PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE, de Sylvain Tesson : édition numérique : Édition des Équateurs, 2020, 96 pages. Format papier : Édition des Équateurs, 2005, 176 pages. Version audio : Le livre qui parle éditeur, 2018, durée d’écoute : 2 heures 57 minutes, narrateur : Olivier Martinaud.

LES VERTUS DE L’ERRANCE

PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE est beaucoup plus qu’un simple carnet de voyage. En fait, pour comprendre la démarche de Sylvain Tesson, il faut ouvrir toutes grandes les portes de son Esprit. Tesson part de nulle part, ne va nulle part…pas de but, pas d’objectif sinon, celui très naturel d’une communion avec la nature :

*Et l’on préfèrera ces conquérants de l’inutile qui partent à pied, à cheval;, en canot, se tailler des empires dans les territoires de leurs rêves aux thuriféraires empressés de servir des messes déjà dites. * (Extrait)

Dans son traité, l’auteur fait l’éloge du nomadisme, pas seulement du vagabondage de par le monde mais aussi de l’errance introspective induite par la découverte du monde : *Le vagabond est plus redevable encore que les autres, car non content de cueillir les fruits du monde, il a passé sa vie à se gorger de ses beautés. * (Extrait)

Ce petit livre est le carnet d’observations directes d’un baladin dans lequel tout est enduit d’émerveillement… à la condition de se donner la peine d’errer avec l’auteur : méditation, paix, découverte de soi et du sens de la vie, sans oublier un message à forte connotation écologique.

Il est difficile de critiquer le livre à contenu philosophique d’un auteur qui dit ce qu’il pense, ce qu’il vit, où il s’en va et pourquoi. Tesson n’est toutefois pas toujours facile à suivre à cause de son style erratique. Vous ferez sans doute comme moi. Vous en prendrez, vous en laisserai. Mais vous vous poserez peut-être la question, comme je me la suis posée : comment a-t-il fait.

J’ai capté dans ce petit livre une phrase qui pourrait bien selon moi, résumer la pensée de l’auteur : *Prière, observation, contemplation, récitation, souvenir : stratagèmes de marcheur au long cours pour échapper à l’angoisse de se sentir une tête d’épingle perdue dans la morne immensité du monde. *

Habituellement, je ne suis pas preneur de ce genre de livre. Mais comme le traité constitue un journal d’observations et de perceptions du monde et de l’âme, j’ai été d’une certaine façon, subjugué par son pouvoir attractif. Mais suivre Tesson dans son errance n’est pas simple surtout s’il fait de l’errance, une philosophie.

Heureusement, le livre est assez court et il porte magnifiquement son titre. C’est ce que j’appellerais un vague-à-l ’âme proactif, un clopin-clopant littéraire qui, sans m’avoir passionné, a créé une rafraîchissante diversion dans mes lectures.

Suggestion de lecture : TRAITÉ SUR LA TOLÉRANCE, de Voltaire


L’auteur : Sylvain Tesson

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 18 juillet 2026

Celle qui a tous les dons

Commentaire sur le livre de
M.R. CAREY

*Elle pense à tous les gamins de cette planète qui ont disparu sans avoir grandi. Ils ont dû se compter par milliards. Des hécatombes, des apocalypses, des génocides entiers. Au cours de chaque guerre, chaque famine, sacrifiés, annihilés. Trop petits pour se protéger, trop innocents pour s’écarter. Tués par des fous, des pervers, des juges, des soldats, des passants qui se trouvaient là par hasard, des amis, des voisins, leurs propres parents. Par un destin idiot ou, impitoyablement, sur décret…*

Extrait : CELLE QUI A TOUS LES DONS, de M.R. Carey. Version papier et numérique : Atalante Éditeur, 2014, 448 pages. Version audio : Hardigan éditeur, 2018, durée d’écoute : 13 heures 19, narrateur : Nicolas Planchais. Format numérique : 858 KB

Les clichés du post apocalyptique

Intéressante variation sur le thème des zombies. Une pandémie mondiale tend à éradiquer l’humanité. En effet, les humains sont réduits à l’état de zombies. Mais pas tous. Une poignée d’enfants sont devenus zombies tout en conservant leur conscience. C’est là qu’est toute l’originalité du récit.

Ces enfants, menottés et muselés, sont enfermés dans un camp militaire dirigés par le sergent Parks. Ils sont étudiés par une scientifique froide et calculatrice, madame Caldwell qui a même disséqué des enfants vivants pour comprendre comment un zombie, considéré comme mort pouvait être conscient.

Le récit tourne autour de la plus intelligente et sensible de ces enfants, Mélanie, une petite fille de 10 ans qui s’est liée d’amitié avec son enseignante, mademoiselle Justineau qui se rebelle contre Caldwell qui juge le moment venu de *traiter* Mélanie. Mais bientôt, le camp militaire est infiltré. Les survivants doivent fuir, mais où ?

L’idée du zombie conscient est bien développée et exploitée tout au long du récit même si elle devient un peu polluée par les clichés du genre. Dans cette histoire, le monde prend une nouvelle forme et celle-ci est dévoilée à la petite cuillère ce qui donne un certain aspect intriguant au récit même s’il est difficile de parler d’intrigue quand il est question de zombie.

Malgré la qualité du plat, on n’échappe pas vraiment aux ingrédients habituels de la recette. Cette histoire est extrêmement violente. Le récit de la fuite n’apporte rien de neuf et dirige le lecteur et la lectrice vers une finale intéressante dotée d’un parfum de terreur.

L’idée d’un zombie doté de conscience demeure une trouvaille mais force est de constater qu’au final, un zombie, ça reste un zombie et que renouveler le genre n’est pas chose facile. Je dirais que l’auteur, Mike Carey a réussi à dépoussiérer le genre, donnant en plus à son récit l’allure d’un thriller.

Quand aux personnages, mon préféré fut celui du sergent Parks. Il a une enveloppe de dur à cuir mais on lui découvre une fibre profondément humaine, même à la limite un peu nounours. C’est sans doute le plus authentique et le plus travaillé des acteurs de ce drame. Je n’ai pas été impressionné vraiment par la jeune héroïne que j’ai trouvé un peu surfaite.

La plus grande force de cette histoire tient dans son originalité. Comme dans un livre, je cherche toujours un certain sens, ou un message que cherche à faire passer l’auteur, je dirais que la plume de Carey pousse au questionnement et à la réflexion sur la fragilité de l’être humain.

Suggestion de lecture : LA ROUTE, de Cormac McCarthy

Au cinéma


Affiche du film post apocalyptique britannique réalisé en 2016 par Colm McCarthy, Adaptation du roman homonyme de M.R. Carey qui a scénarisé le film.


L’auteur Mike Carey

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le vendredi 17 juillet 2026