Commentaire sur le tome 1
LA SAISON DES RAVAGES
de CHLOÉ JO BERTRAND
*On a passé six jours bouclés dans cet abri anti-tempête de merde, j’ai cru que j’allais péter un plomb. Grand-père me bourrait de médocs et essayait de me garder occupé en me faisant jouer aux cartes, mais comment tu veux que je reste calme ? La dernière fois qu’on a eu des nouvelles du monde, New-York était sous la flotte. *
Extrait : APOCAYPSE BLUES, tome 1 : LA SAISON DE RAVAGES, de Chloé Jo Bertrand. Version numérique : Bragelonne éditeur, 2018, 325 pages. Version papier : Castelmore éditeur, 2019, 416 pages.

Ils s’appellent Kiran, Matthew, Tobias et Charly. Ils ont quatorze, vingt, dix et seize ans. Ils vivent en Inde, en Australie et dans l’Utah lorsque les conséquences cataclysmiques du dérèglement climatique s’abattent sur leurs têtes. Tornades, tsunamis, inondations ravagent subitement leur monde. Chacun d’eux se retrouve seul dans la tourmente ― jusqu’à ce qu’ils se rencontrent sur la route dévastée. Ensemble, ils vont devoir affronter territoires hostiles et folie humaine pour survivre… et retrouver ce qui leur a été arraché.
Ados de par le monde hostile

L’histoire est celle de quatre jeunes garçons que le destin réunit sur un chemin post apocalyptique. Nous sommes en 2030.
Acteurs :
-Charly, 16 ans, caractère de chien, comportement puéril. Affectionne les chevaux mais un cheval lui écrasera une jambe dans un mouvement de panique. L’incident provoquera la gangrène. Charly est le personnage central.
-Kiran,14 ans, d’une incroyable maturité doublée d’une patience quasi surnaturelle. Sauvera Charly en lui amputant la jambe avec des moyens de fortune et lui confectionnera même une prothèse.
-Mathew, 20 ans. Perdra un œil par arme à feu lors d’une émeute au cours de laquelle il sera séparé de son petit frère.
-Tobias, appelé Toby, 10 ans, le petit frère de Mathew qui connaîtra un inimaginable destin dévoilé à la fin du récit.
C’est une histoire intéressante même si le thème a été visité des centaines de fois. L’auteur a mis l’accent moins sur la destruction, les catastrophes et le chaos que sur le drame humain vécu par quatre jeunes hommes. Donc sur le plan environnemental, l’autrice a fait preuve d’une belle retenue en évitant les artifices.
L’autrice a gardé l’équilibre en maintenant l’apocalypse en arrière-plan, tout en faisant ressentir aux lecteurs son caractère effrayant, : *C’est la fin du monde. Y a eu des tornades, des tremblements de terre, des inondations, des tsunamis partout. New-York est en plein black-out.
Y a des rivières en furies qui emporte les voitures dans les rues, le vent arrache les portes, les fenêtres et les gens… * (extrait)
Donc, ce premier volet de la trilogie APOCALYPSE BLUES est surtout un drame humain. Sa finale est toutefois d’une forte intensité dramatique et met tout en place pour la suite.
Ce que j’ai surtout apprécié dans LA SAISON DES RAVAGES est la qualité des personnages que l’autrice a doté d’un caractère bien trempé et qui sont terriblement attachants, même Charlie, ce petit détestable a quelque chose d’attractif et de sympa…
C’est une histoire de fuite, d’errance dans laquelle l’espoir semble fuir d’une bombonne aux capacités inhumainement réduites.
La finale m’a surpris. Elle est largement centrée sur Tobias, séparée trois mois plus tôt de son frère et dont la vie a pris un incroyable tournant. Je ne peu en dire plus à part que c’est bien fignolé et que ça promet pour le tome 2, LE CRÉPUSCULE DU MONDE.
J’ai beaucoup aimé cette lecture axée sur la fatalité d’un changement climatique brutal et destructeur. Le caractère environnemental de l’histoire et le message qu’il sous-tend sont classiques. C’est difficile de réinventer le genre. Encore une histoire de fin du monde mais j’admire la finesse avec laquelle l’autrice l’a développé malgré la rudesse qui l’enveloppe.
Une très bonne lecture en ce qui me concerne. Vivement la suite.
Suggestion de lecture : CHRONIQUES POST-APOCALYPTIQUES D’UNE ENFANT SAGE d’Annie Bacon
Apocalypse blues la suite


L’autrice Chloé Jo Bertrand
Bonne lecture
Claude Lambert
Le samedi 18 avril 2026



L’idée de départ de Bouysse était intéressante et même prometteuse mais l’inspiration s’est figée quelque part. Le roman est très court, ventilé à outrance et sous-développé. Je sais que mon rapport forces-faiblesses penche en défaveur du roman. Je veux préciser toutefois que le centrage sur la séquestration de Forel vaut le détour.












Un couple séparé par un extraordinaire événement, est réuni dans des circonstances extraordinaires. C’est aussi l’histoire d’un mystère qui, depuis 1955, a réuni, par-dessus les oppositions des idéologies et des impérialismes, les chefs des plus grandes nations. C’est ce « grand secret » qui a mis fin à la guerre froide, qui a causé l’assassinat de Kennedy, qui a rendu indispensables les voyages de Nixon à Moscou et à Pékin. C’est le secret de la plus grande peur et du plus grand espoir du monde.
René Barjavel (1911-1985) était un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d’anticipation où science-fiction et fantastique expriment l’angoisse ressentie devant une technologie que l’homme ne maîtrise plus. Il sait aussi bien raconter les histoires d’amour que la fin du monde, et fait prendre conscience au lecteur de l’univers qui l’entoure au travers d’histoires passionnantes. (Source : Evene) Barjavel a publié plus de soixante livres.
Le Grand Secret a été adapté en une mini-série, coproduction française-allemande-espagnole-canadienne réalisée par Jacques Trébouta sur un scénario d’André Cayatte, d’après le roman éponyme de René Barjavel, et diffusée en 1989 sur Antenne 2. Reproduit par la suite en cassette VHS.





