Un cadavre de classe, de ROBERT SOULIÈRES

Voici un roman jeunesse fou et niaiseux, mais dans ce que ces termes ont de meilleur! En vulgarisant, il s’agit d’un roman policier, mais il est bourré d’humour! Je le recommande grandement, surtout pour les petits lecteurs, ceux qui sont intimidés ou écœurés par le côté parfois sérieux et intello de l’univers des romans.

Si vous êtes intéressé, l’excellent compte rendu que vous trouverez ICI achèvera de vous convaincre.

Dans le complément je vous présente un extrait que j’ai trouvé particulièrement sweet!

Suggestion de lecture : CAPITAINE STATIC d’Alain M. Bergeron

Phenixgoglu
Décembre 2012

(En Complément…)

Chronos

Chronos

Les tulipes inondaient la plaine, et le soleil de midi n’avançait plus. La brise légère balayait l’herbe mais les quelques nuages ne bronchaient pas. L’odeur de la forêt me parvenait de l’horizon, emportant subtilement le bruissement des feuilles. Chaque élément grossier du décor se voyait atténué, et chaque délicatesse se rendait plus perceptible à mes sens. Tout ne restait que douceur.

Et puis l’alarme retentit. Je ne suis pas personnage ni comédien, et pourtant le décor ne s’effrite que pour laisser place à un autre. C’est le branle bas de combat dans mon cerveau. Est-ce que je m’endors, ou bien je me réveille? D’un clairon strident et intermittent, il sonne ma retraite de ces étendues paisibles. « Ta gueule Chronos! » que je hurle intérieurement. Je l’assomme d’un coup de snooze, sachant bien que le titan ne m’oublierait pas pour autant. Je suis en retard et il le sait. Ses yeux rouges indiquent 8:30AM.

Le clairon de mon cadran resonne mais je suis déjà dans la douche. Puis c’est le téléphone qui poursuit d’un son plus cinglant  C’est la job qui appel mais je peux pas répondre, je suis déjà devant le bus. Je regarde à peine le chauffeur et il me le rend bien. Où suis-je déjà? Ah oui… Il faut que je m’assois, je suis étourdis. Le bus c’est l’enfer, on doit l’attendre sinon il faut attendre le suivant, et pour sûr, le suivant se fera attendre.

L’allée empeste le stress et bien d’autres choses. Je rêve encore à mon auto quand je franchis le seuil de mon bureau. Quelques reproches puis quelques excuses, me voilà oubliant des dossiers, aveuglé par d’autres dossiers, aveuglé par leurs écritures rouges « URGENT! ».
J’ai chaud malgré la climatisation, je dois être malade. Mes collègues s’affairent et ne voient pas mon teint de neige. Je vais vomir mais le téléphone me retient. Une engueulade rapide et la ligne qui coupe. Qu’est-ce que je disais déjà? Ah oui, je suis malade. Inutile de vomir, le mal qui me ronge restera en moi. Nouvelle sonnerie, je ne veux pas, je ne veux plus, je veux retourner chez moi. Nouvelle sonnerie, je mets mon désespoir dans le tiroir et répond. Mon auto est réparée, je dois aller la chercher dès ce midi.

Le garagiste est un brave type, mais il fini a 5h, un peu comme moi. Je fais couler le café, mais je n’ai pas le temps d’y goûter  C’est l’heure de dîner  c’est le moment d’aller chercher le char. Pas le temps de manger, je dois partir tout de suite. Quelle chance qu’un repas soit si facilement déplaçable.

Encore le bus et la nausée, puis le garage m’accueille. J’encaisse le coup de la facture et je suis de nouveau sur le bitume. Libre et vivant, sur les artères bouchées. Ça n’avance pas mais je suis maître de ma ferraille.
Enfin ça débouche et c’est parti. Est ce moi qui avance à 100 ou le monde tourne au ralentit? Oui, tout défile et tout se brouille, je suis encore en retard. Qu’est ce qui m’attend? L’asphalte défile et un petit garçon sort d’une voiture rouge. Je vais trop vite et je l’écrase, puis je m’arrête: la lumière est rouge. Tout est rouge donc, ou est-ce le sang dans mon pare-brise? Qu’est ce que j’ai fais, j’en suis plus certain, je croise le regard d’une mère tétanisée. C’est vert je redécolle.
Je tourne à droite puis à gauche mais que je suis gauche! Y fallait aller tout droit.

Je change de cap maladroitement et tourne sur ma droite, même si j’ai pas le droit…Je suis en retard.

Je suis encore étourdis quand je franchis le seuil de mon bureau, le boss est là et me congédie. Je me souviens soudain des appels oubliés et voilà le téléphone qui sonne. Je répond machinalement mais il n’y a que la tonalité. Quelle folie. Mes collègues s’affairent et ne voient pas mon teint de neige. Je reprend mon désespoir dans mon tiroir et je file, croisant celui qui me remplacera.
Je suis pas un personnage, ceci ne peut être une histoire. Tout s’inscrit trop vite, même pour une main divine. Je ne peux être réel, ceci ne peut être ma vie. Tout défile trop vite pour mon cerveau déconfit.

Je reprend mon auto laquelle, il me semble, n’avait pas de rouille sur le capot au garage. Sur la route une fois de plus, je crois devenir fou, je voudrais aller chez moi, mais je crois avoir oublié ce que cela veut dire. Je ferme les yeux pour me reprendre, ce qui me fit perdre le contrôle de mon char.

Quand j’ouvre les yeux, je vois une porte. Celle du paradis? Non… Celle du Répit Piano Bar. J’ouvre et j’entre. Odeur de tabac froid, ambiance chaleureuse, banquette et table carrée, comptoirs et tabouret. Billard et alcools en tout genre, discutions animées mais discrètes, jolies femmes et gentils hommes. Tout est à la fois élégant et simple. Là, un pianiste joue des mélodies douces, accompagné d’un percussionniste qui est hors de ma vue. Cette scène aussi banale qu’extraordinaire pétrifie mes sens, puis les détend, comme un baume chauffe une plaie avant de l’apaiser.

Je m’avance tranquillement et vais m’asseoir sur une banquette. Je ressens le confort. La musique s’écoule en mes oreilles comme venue d’un oasis, et mon ouïe se sustente comme jamais. Le piano et le tambour que je cherche en vain forment le plus parfait des couples. J’ai à peine remarqué l’homme en face de moi. Il a des yeux très pâles et un air bête, toujours ahuri, avec son sourire de bébé. Il me dit quelque chose et je comprend qu’il est schizophrène.

Je m’en moque car en ses yeux je remarque une image, un sentiment, quelque chose que seul un tableau de Dali saurait démontrer. Je vois dans les yeux du malade mental des horloges, des cadrans, tous mous et tous gluants, flottant au vent ou dégoulinant sur la chaussée. Le temps n’y est plus froid, insensible et immuable. Il n’est plus au-dessus de nous, ni absolu en ces terres…Non, le temps y est mon égal  Je comprends alors pourquoi je ne vois pas de percussionniste: les sons de tambours sont le battement de mon cœur.

Le schizophrène se mit a rire tandis que, d’un air incrédule, je ressens et entend mon cœur battre. Je ne suis pas un personnage, ni même une bande dessinée. Je le sens dans ma poitrine. Et si vivre n’était que ceci, prendre conscience des battements de son cœur et vivre au rythme de celui-ci plutôt qu’à celui de la trotteuse. Je suis ivre de révélation, ce qui rend mon nouveau compagnon hilare. Je n’entend ni ne vois la voiture rouge entrer en folle dans le stationnement.

Je plane toujours quand la porte ouvre en fracas. Je sursaute comme tout le monde et cherche la cause de ce raffut. Une dame là-bas crie d’une voix chargée de haine. « Où est-il! J’ai vu son char dans l’parking, Y’a du sang sur son capot! Du sang d’mon fils! » Elle me vit de loin, et moi je revis certains passage de la journée qui m’avait échappé. Étrangement je ne bronche pas, je reste stoïque. La femme s’avance à grands pas, sortant un revolver. Son visage n’est qu’une masse difforme et rouge.

Jamais je ne me suis sentis aussi seul. Je ne suis pas une création, aucun écrit ne me guide. Deux coups partent et je les attends. Je mourrai de la façon dont j’ai vaincu  dans la vitesse et l’attente. Je ne suis pas un personnage ni même comédien. Aucune main supérieure, aucun scénario ne me sauvera. Aussi sentis-je très bien les balles m’exploser la poitrine et crever le cœur que je sentais battre pour la première fois trois minutes plus tôt.  Je ne suis pas un personnage, ni même un pantin, je n’aurai été réel qu’un instant. Je ne suis plus rien.

Phenixgoglu
Novembre 2009

LA THÉORIE GAÏA, livre de MAXIME CHATTAM

Voici un livre qui ne plaira peut-être pas aux lecteurs impatients. Chattam nous immerge dans une intrigue des plus brumeuse dès la deuxième page, mais ne consent à développer son thème qu’après une centaine de pages. Et quand je dis intrigue brumeuse, je veux dire le genre d’intrigue qui ne nous retient pas lorsqu’on veut fermer le livre, le genre qui ne s’incruste pas dans notre mémoire quand on passe à autre chose.

L’histoire est celle de trois scientifiques, Emma, Peter et Ben, qui seront appelés à aider l’union européenne à enquêter sur une histoire de placements très douteux fait par une firme de tests pharmaceutiques. Emma sera envoyée sur une île de Polynésie française. Peter et Ben, respectivement le mari et le frère d’Emma, seront envoyés dans les Pyrénées. C’est à cet endroit que l’intrigue s’épaissira encore plus. Certains indices nous laissent supposer que des catastrophes météorologiques se préparent, d’autres simplement que la folie des hommes les mènera à leur perte… Encore là, on ne peut que le supposer. Rien de passionnant, rien d’accrocheur.

Jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce qu’on en revienne sur l’île tropicale, où Emma débarque avec Tim, son « conducteur ». Mais où est le comité d’accueil qui devait les recevoir? Où sont les habitants du petit village bordant la côte? Alors qu’ils crient à la recherche de signes de vie, ils feront des découvertes terrifiantes qui les convaincront  rapidement qu’il serait préférable de ne pas se faire remarquer.

Là j’ai commencé à être nerveux, alerte. J’ai commencé à avoir peur, et m’imaginer être avec eux sur l’île. Une fois même, cette idée m’a suivi jusque dans mes rêves. Et alors que la peur est constante sur l’île, aux Pyrénées monte une tension générale tandis que Ben et Peter font des découvertes inquiétantes sur les activités réelles de l’entreprise testant soi-disant les produits pharmaceutiques.

De façon générale, j’ai aimé ce livre, mais je le trouve quelque peu mal ficelé. L’auteur semble vouloir exploiter plusieurs idées, mais ne parvient pas à en faire un bon alliage. Par contre, les scènes sur l’île suffisent à me faire pencher vers une note positive. Avant de lire La théorie Gaïa, je pensais avoir à faire à un thriller écologique, mais il n’en est rien. Si je devais absolument donner qu’un seul thème à ce livre, je dirais que c’est l’origine et le statut de la violence de l’homme. 

A ce propos, j’ai mis en complément un extrait qui m’a particulièrement intéressé.

Suggestion de lecture : ARCHE de Stephen Baxter

Phenixgoglu
Décembre 2012

(En Complément…)

MAGICIEN L’APPRENTI, LA GUERRE DES FAILLES

Commentaire sur le livre de
Raymond E. Feist

L’histoire est celle de PUG, un ado orphelin recueilli au duché de Crydee. Un jour, alors qu’il a 15 ans, il est choisi par le magicien Kulgan pour être son apprenti. Après avoir sauvé la vie de La princesse Carline, il est anobli et devient châtelain. Il s’entraîne à la magie et développe graduellement des pouvoirs inimaginables.

La vie de Pug deviendra beaucoup plus aventureuse à partir du jour où son royaume sera menacé par le monde Tsuranni : un peuple conquérant et sans pitié. Avec son ami Tomas, son maître Kulgan et le duc Borric, PUG aura fort à faire pour organiser la défense du royaume. Le destin de PUG est donc de sauver le monde de cette menace qui n’est rien d’autre que la guerre, la destruction, le chaos.

Dans ce livre, tous les éléments classiques sont réunis pour un bon roman *fantasy*. Ce sont les ingrédients d’une recette qui n’est pas sans rappeler LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : des magiciens, des Elfes, des nains (ils sont mineurs eux-aussi et creusent dans une montagne comme dans les mines de la Mauria du Seigneur des Anneaux), des dragons, des créatures étranges et bien sûr, la menace constante de plonger le monde libre dans les ténèbres. Bien sûr, c’est un ouvrage moins complexe, moins raffiné et moins poétique que celui de Tolkien, mais cette histoire de Feist comporte une belle somme de forces intéressantes.

Ce livre m’a plu à plusieurs égards. En premier lieu, l’authenticité des personnages. D’abord PUG, le genre qu’on aimerait avoir comme ami ou petit frère, intelligent, d’abord vulnérable mais gagnant graduellement en courage et en audace au cours de l’histoire. On ne peut faire autrement que de le trouver sympathique et attachant. Il y a aussi son ami Tomas, soldat en devenir et qui force lui aussi la sympathie et l’admiration, et Carline, jeune princesse au caractère capricieux et imprévisible.

On y trouve aussi quantités d’autres personnages qui ont tous un petit quelque chose qui mobilise la sensibilité du lecteur, de la lectrice.

Autre élément intéressant : je crois que l’auteur a donné du corps à son récit en détaillant (sans excès) l’environnement du royaume, sa politique et les intrigues de cour, son actualité et surtout la pensée et la façon de faire de ses stratèges militaires.

L’écriture de Feist est simple, sans jamais sombrer dans la naïveté. Il a su empreindre à son récit de l’émotion et de la chaleur et donner à ses personnages un caractère profondément humain.

Je crois que vous ne serez pas déçu.

Suggestion de lecture : AGRIPPA, M. Rossignol et J.P. Sainte-Marie

JAILU
NOVEMBRE 2012

(En Complément…)

CYANURE, le livre de CAMILLA LÄCKBERG

Née le 30 aout 1974 à Fjällbacka en Suède, Camilla Läckberg est l’auteure d’une série de romans policiers  parus  chez Actes Sud.

Les intrigues se situent toujours à Fjällbacka, ancien port de pêche de la côte ouest en Suède, reconverti en station balnéaire, qui, sous des apparences tranquilles cache des  relations humaines compliquées, sordides et rarement gratifiantes. .

L’histoire est celle de la famille LIJECRONA qui, un peu avant Noël se réunit sur l’île de Valo. Ils sont 8 réunis dans une maison fort belle, confortable, bien pourvue mais isolée. On y retrouve le milliardaire patriarche Ruben, ses 2 fils, leurs femmes et leurs enfants, et Martin, l’ami policier d’une des petites filles. Ils sont d’autant plus isolés qu’une violente tempête de neige empêche tous déplacements.

Le premier repas de la famille prend les allures d’un règlement de compte alors que Ruben, persuadé que la plupart de ses enfants sont des incapables cupides et profiteurs, dit de façon tranchante et sans appel sa façon de penser. Par la suite, le patriarche meurt dans d’horribles souffrances et de façon spectaculaire.

Martin prend l’enquête en main mais sera confronté à un casse-tête beaucoup plus complexe qu’il le croyait.

L’histoire est courte et pas très originale. Le style n’est pas sans rappeler Agatha Christie, et dans une moindre mesure Conan-Doyle (qui est infiniment plus raffiné avec Sherlock Holmes). Ici, l’enquête est confiée à un personnage pas très sûr de lui et qui évolue péniblement et ça devient agaçant à lire. Toutefois, l’auteur a fait de Martin le policier un personnage attachant et humain à défaut d’être génial…il n’a pas le coté *snobinard* d’un Hercule Poirot ou d’un Holmes. Comme lecteur, ça m’a donné un petit élan de sympathie.

C’est loin d’être un chef d’œuvre et ça n’invente rien, mais comme le livre est assez court (150 pages) je vous en suggère la lecture, ne serait-ce que pour la finale qui est assez inattendue et qui m’a donné la satisfaction de ne pas avoir perdu trop mon temps.

Suggestion de lecture : LE MYSTÈRE DES JONQUILLES d’Edgar Wallace

JAILU
Novembre 2012

(En Complément…)

LE SYMBOLE PERDU, livre de DAN BROWN

Avant de lire LE SYMBOLE PERDU je m’attendais à une suite d’énigmes à résoudre, un rallye à travers un dédale de monuments historiques et de passages secrets, ponctués de symboles occultes et où l’on serait confronté à des personnages dont les motivations réelles sont incertaines. Gentils, méchants ou peut-être même super-vilains? Réponse dans 400 pages. Le tout sur une trame d’urgence et d’apocalypse imminente et dans une atmosphère de nuit sans fin. J’étais pas loin de la vérité.

L’histoire se déroule au cour d’une nuit, dans Washington. Notre Robert Langdon  y arrive, convoqué d’urgence par un vieil ami, Peter Solomon. Langdon fera une découverte macabre qui initiera une quête à travers la ville, une course contre la montre dans les arcanes de la franc-maçonnerie et dont l’objectif est de sauver son ami. Mais est-il étrange que l’élite de la CIA prennent l’affaire autant à cœur? Quelles sont les intentions réelles du séquestreur de Solomon?

Brown manipule très bien le suspense, il a le sens des coups de théâtre et à mon avis, il réussit à bien doser et répartir la matière (occultisme, symbologie, histoire) nécessaire à l’évolution de l’intrigue, mais il importe que le lecteur ait un certain intérêt. Si vous n’avez pas aimé Da Vinci Code et Anges et Démons, vous n’aimerez sans doute pas Le symbole perdu. L’auteur tisse ses intrigues toujours de la même façon, les personnages ont souvent les mêmes profils, l’atmosphère précipitée et tendue est la même, et le terreau dans lequel se développe le tout reste les symboles occultes et les messages codés. Personnellement… j’ai bien aimé!

Suggestion de lecture : INFERNO de Dan Brown

Phenixgoglu
Novembre 2012

(En complément…)

LE SECRET INTERDIT, le livre de BERNARD SIMONAY

L’histoire est celle de Kevin Kramer, écrivain à succès, un jour, lors d’une tempête, Kevin est témoin d’un phénomène très étrange : il voit un navire qui n’est pas touché par la tempête, il ne bouge pas, même pas atteint par les vagues. Il monte à bord, et verra un mystérieux personnage disparaître devant ses yeux. Ce sera pour Kevin le point de départ d’une aventure extraordinaire non seulement autour du monde mais aussi au cours des âges, sur la trace d’évènements historiques auxquels il a participé dans des vies antérieures. Il se mettra en quête d’une vérité que le monde n’est pas prêt à connaître. Avec sa compagne, Alexandra, croisée sur son chemin au début de la quête, il devra affronter une force mystérieuse et implacable qui poursuit le même but.  Pour nos héros, c’est une course contre la montre et contre le mal…

Bien que ce roman fasse partie du CYCLE DES ENFANTS DE L’ATLANTIDE, on peut en faire une lecture indépendante, et tant mieux parce que l’ensemble de l’œuvre est un peu difficile à suivre. Mais c’est une autre histoire

Ici, l’auteur développe principalement 2 thèmes : l’eugénisme et surtout la réincarnation. Il n’y a rien de neuf me direz-vous. Mais il faut voir comment Simonay s’y prend pour livrer son message.

Personne ne peut confirmer que la réincarnation est une réalité parce que personne n’est jamais revenu pour en parler. Ce qui reste, quand on se livre à un débat sur la question, c’est la force des arguments. C’est l’argumentaire qui nous amène à y croire ou non. Il se trouve que c’est la force de Bernard Simonay dans LE SECRET INTERDIT. La progression de l’histoire étant constante, bien rattachée et contenant beaucoup d’éléments plausibles, l’auteur nous pousse continuellement à se poser la question : *serait-ce possible*?

Ajoutez à cela l’écriture de Simonay qui frôle parfois la poésie et qui conforte une imagination débordante. Voilà ce que j’ai aimé de ce livre : cette particularité de nous faire réfléchir et de nous faire rêver qui crée un tout porteur d’espoir. Une quête initiatique où se chevauchent la fiction et la réalité… Un livre à dévorer.

Suggestion de lecture : LA RÉINCARNATION, UNE RÉALITÉ, de J. Allan Danelek

JAILU
Octobre 2012

(En Complément…)

CURE FATALE, le livre de ROBIN COOK

Bonjour à tous et à toutes. Je veux attirer votre attention cette fois sur un livre qui m’a tenu en haleine de la première à la toute dernière page : CURE FATALE de Robin Cook.

On dit que le système de santé est malade, mais imaginez un peu un système où on décide, sans appel, d’éliminer des malades qui coûtent trop cher, ou des malades qui monopolisent les services hospitaliers ou qui sont incurables.

Dans CURE FATALE, deux jeunes médecins récemment recrutés dans un hôpital du Vermont seront témoins d’évènements forts troublants qui les pousseront à faire une enquête. Ils seront ainsi entraînés dans une horrible machination qu’on imaginait plus possible : éliminer des malades parce qu’ils coûtent trop cher.

En maintenant un niveau de tension élevé et constant dans un récit bien ficelé, Robin Cook réussit à nous faire oublier que son histoire n’est rien d’autre qu’une variation sur un thème bien connu. En effet, il est question ici d’une forme d’eugénisme, cette aberration qui a fait son bonhomme de chemin dans l’histoire des peuples, spécialement chez les cinglés soi-disant bien-pensants.

Dans son roman, Cook ne nous laisse aucun répit et nous pousse inévitablement à nous poser l’éternelle question : **comment les choses peuvent en arriver là???**

J’ai dévoré ce roman et je crois que vous ne serez pas déçu car l’œuvre est issu d’un auteur qui en connait long sur les questions médicales, étant lui-même chirurgien en ophtalmologie, une plus-value pour quelqu’un qui est devenu spécialiste des thrillers médicaux. À ce titre, j’aimerais vous proposer quelques titres fort intéressants :

Mutation(1989) – Risque mortel (1996)
Vector(2001) – Virus (1988)

Suggestion de lecture :  CHIMÈRE de Tess Gerritsen

JAILU
Novembre 2012

(En complément…)

STONEHEART, le livre de CHARLIE FLETCHER

Stoneheart, la malédiction de pierre est le premier volume d’une trilogie de Charlie Fletcher publié chez Hachette Jeunesse. Suivent le tome 2, Stoneheart main de fer et le tome 3, Stoneheart, langue d’argent. La trilogie a été bien accueillie en général, le tome 1 ayant figuré dans la liste des best-sellers jeunesse en 2007. Charlie Fletcher, natif du Royaume-Uni en 1960 est scénariste pour le cinéma, on lui doit entres autres CARTON ROUGE. On lui doit aussi LA FUREUR DANS LE SANG, scénarisé pour la télévision.

Sous l’effet de la colère et de la déception, un jeune
ado d’une douzaine d’années : Georges brise une de
ces statues de dragon qui ornent plusieurs édifices de
Londres. Ce faisant, il déclenche une effroyable
malédiction. Des gargouilles et des statues deviennent
vivantes, et poursuivent Georges pour le tuer afin de laver
son affront. Aidé par Edie (c’est une fille) et l’artilleur, une
statue de la première grande guerre, Georges part à la
recherche du CŒUR DE PIERRE afin de conjurer la
malédiction.

Je dois le dire d’entrée de jeu, j’ai été déçu par ce livre que je considère non-représentatif du talent de Charlie Fletcher. Il y a beaucoup de longueurs, l’histoire n’est pas toujours facile à suivre, les personnages manquent de consistance, la nature des rebondissements est souvent répétitive.

Mais aucun auteur digne du titre n’est sans force. J’ai apprécié par exemple le fait que Fletcher a créé un personnage principal au départ vulnérable, mou et sans personnalité. Une avalanche de problèmes, d’ennuis et de danger pousse le jeune Georges, tout au long de l’histoire à se forger un caractère et à gagner en audace et en courage. Ça rend le personnage attachant. Cela compense beaucoup pour le caractère surexploité du thème fantastique développé dans l’histoire.

Ajoutons à cela des charges émotionnelles qui ont la particularité de remettre en piste le lecteur un peu égaré et des descriptions assez exhaustives de Londres, de ses gargouilles et de ses statues. Ça pourrait donner le goût de visiter Londres selon l’itinéraire proposé par Fletcher. Je signale aussi que Fletcher s’est fort bien repris dans les tomes 2 et 3. Pour ces raisons, je crois bien pouvoir recommander la lecture de STONEHEART.

Suggestion de lecture : LE COFFRE D’AVLEN de L. Sprague De Camp

JAILU
Novembre 2012

(En complément…)