Dans ce tome d’AFTER (saison 1) Theresa Young, dite « Tessa », est une jeune étudiante dont la vie et la carrière semblent toutes tracées. Elle fait alors la connaissance de Hardin Scott, un étudiant très différent d’elle qu’elle déteste au premier abord. Pourtant, une passion mouvementée va naître entre eux.

*Hardin est comme une drogue, à chaque nouvelle prise, aussi petite soit-elle, j’en veux plus. Il annihile toutes mes pensées, envahit tous mes rêves.
Dès que j’entrouvre les lèvres, sa bouche est sur la mienne, mais cette fois je ne résiste pas. J’en suis incapable. Je sais que ce n’est pas la solution et que je ne fais que m’enfoncer plus encore, mais en cet instant tout m’est indifférent. Seuls comptent ces mots et la façon dont il les a prononcés : J’ai besoin de toi. *
Extrait : AFTER, saison 1, Anna Todd, livre de poche éditeur, 2019, papier, 816 pages. Version audio : Audible studios éditeur, 2015, durée d’écoute : 17 heures 18 minutes, narratrice : Bénédicte Charton.
DE L’AMOUR CORROSIF


Pour utiliser l’expression consacrée, AFTER n’est que la variation d’un thème totalement brûlé : une histoire à l’eau de rose qui rappelle un peu la collection Harlequin. Nous suivons principalement deux personnages : D’une part, Thérèsa Young, appelée Thessa, une jeune fille coincée, candide et naïve jusqu’à l’insignifiance. Son petit ami de départ est Noha, un sentimental bloqué convaincu que le sexe ne se consomme qu’après un mariage fait dans les règles de l’art.
Et d’autre part, il y a le bad boy qui en a vu d’autres : Hardin Scott, un mufle égocentrique qui cache beaucoup de choses et qui n’inspire pas trop la confiance. Les lecteurs et lectrices assistent donc à la collision de deux types contraires de solitude.
S’ensuit une tentative désespérée de s’ajuster. Une quinzaine de chicanes, une quinzaine de réconciliations, beaucoup de *je t’aime-tu m’aimes-ils s’aiment-nous nous aimons-vous vous aimez* Beaucoup de scènes sexuelles souvent torrides. C’est répétitif, redondant, long jusqu’à l‘ennui. J’ai aussi été fort surpris de l’immaturité des personnages qui évoluent pourtant en milieu universitaire.
Dans l’ensemble, j’ai trouvé le récit fortement teinté de machisme. AFTER est le genre *50 NUANCES DE GREY* format ado et encore, malgré le succès de la série, j’ai de la difficulté à comprendre que les ados tolèrent la lecture d’un livre de plus de 800 pages qui aurait pu être limité à 200 pages.
Sur le plan de l’histoire, la question qui se pose est celle-ci : Est-ce que le présomptueux Hardin finira par se faire mettre à sa place ? Je vous laisse le découvrir si le genre vous intéresse mais je dois dire que la finale est assez intéressante. L’autrice l’a intelligemment fignolée, mettant tout en place pour la suite qui je l’espère sera moins linéaire…plus proactive.
Côté audio, très belle performance de la narratrice Bénédicte Charton à une exception près : la voix qu’elle prête à Thessa rend le personnage puéril, voir niaise.
Moi je n’irai pas plus loin. Je me suis rendu au bout de cette histoire et ma foi, il était temps qu’elle finisse.
Suggestion de lecture : À TRAIN PERDU, de Jocelyne Saucier

L’autrice Anna Todd
La série

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 17 mai 2025




L’ARCHIPEL DU GOULAG est un très long pavé (2 000 pages et plus selon les éditions) chargé de noirceur, de mort et de désespoir, cri du cœur de la réalité historique décriée froidement par Soljenitsyne. Plusieurs passages m’ont fait frémir et même, glacer d’horreur :
Je vous avertis d’aiguiser votre patience. L’ARCHIPEL DU GOULAG est un livre très long, très dur et quelque peu indigeste à cause de nombreux palabres pas toujours utiles, de nombreux termes russes, une phénoménale quantité de notes renvoyées à la fin de l’ouvrage et une traduction douteuse. La grande force du livre tient dans le fait que Soljenitsyne couvre absolument tous les aspects de la vie concentrationnaire.






Staline fut une malédiction de plus pour la Russie : *Toute l’histoire de la Russie est une succession de tyrannies. * (extrait)













Pour apprécier LE CHIEN JAUNE, il faut connaître un peu l’inspecteur Maigret. Le gros Maigret, Jules de son prénom. Un limier aux antipodes des Colombo, Cherlock Holmes et Hercule Poirot. Maigret est un personnage singulier, énorme, dense, consistant doté d’un incroyable flair et d’un instinct exceptionnel.
Pas étonnant que l’imposant Jules soit le héros de plus de 75 romans de George Simenon. Et tous ces attributs se retrouvent dans LE CHIEN JAUNE alors que les cadavres s’accumulent, qu’il y a de la peur dans l’air et de la strychnine dans les verres. Pour résoudre cette affaire, Maigret s’obstine à se mettre dans la peau d’un chien jaune omniprésent à proximité des scènes de meurtres.
Par rapport aux romans policiers modernes, LE CHIEN JAUNE est plutôt dépaysant. C’est une qualité que j’apprécie. C’est un roman très bien écrit, superbement structuré car malgré sa brièveté, il dit tout, n’omet rien. Son seul défaut réside je crois dans l’absence d’indices. Quand il y a des indices, le lecteur travaille, quand il n’y en a pas, il mijote. Fidèle à son héros, l’auteur a caché son jeu jusqu’à a fin.
Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu’Achille est solaire, puissant, promis par sa déesse de mère à la gloire des immortels. En grandissant côte à côte, l’amitié surgit entre ces deux êtres si dissemblables. Indéfectible. Quand, à l’appel du roi Agamemnon, les deux jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l’un et la colère de l’autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre… Au risque de faire mentir l’Olympe et ses oracles.



Les voitures sans conducteur ? Un réel progrès pour la sécurité de tous, nous dit-on. Mais quand un hacker prend le contrôle de huit d’entre elles, le progrès devient une menace. Mortelle. Les huit véhicules et leurs passagers sont programmés pour rouler vers une collision aussi spectaculaire que fatale.
