Commentaire sur le livre de
FRANK THILLIEZ
*L’homme sans visage, l’Ange rouge, n’avait rien d’humain. Une question me taraudait :
– Six cent soixante-six, cela représente bien le chiffre du Démon ?
– De la bête, de Lucifer. Cinq démons puissants plus Lucifer donnent le premier six. Ensuite, les six jours de terribles souffrances du châtiment. Enfin six seront punis. *
Extrait : TRAIN D’ENFER POUR ANGE ROUGE, de Frank Thilliez. Version papier : Pocket éditeur, 2011, 448 pages. Format numérique : 12-21 éditeur, 2012, 377 pages. Version audio : Lizzie éditeur, 2021, durée d’écoute : 10 heures 25 minutes. Narrateur : Jérémie Covillault.

Très rouge et très noir

J’étais curieux de savoir comment Franck Thilliez avait commencé sa carrière devenue avec le temps si foisonnante. Si j’exclus CONSCIENCE ANIMALE, un essai publié en 2002 et épuisé depuis plusieurs années, Thilliez s’est lancé en littérature en 2004 avec TRAIN D’ENFER POUR ANGE ROUGE, livre dans lequel il introduit un personnage qui deviendra récurrent dans son œuvre, le commissaire Frank Sharko.
Caractériel, froid, calculateur, Sharko démarre sa carrière sur des chapeaux de roues avec une enquête absolument tordue. Un cadavre est retrouvé près de Paris, décapité, les yeux arrachés puis replacés dans leur orbite, les membres suspendus par des crochets. Un meurtre d’une incroyable barbarie qui n’est pas sans rappeler à Sharko que sa femme a été enlevée il y a six mois par un dégénéré du même style.
Enfin, Un autre cadavre de femme ayant succombé à ses blessures est retrouvé dans des abattoirs désaffectés, atrocement torturée et dont l’agonie a été filmée pendant des mois.
Si j’exclus LES 120 JOURNÉES DE SODOME, du Marquis de Sade, c’est la première fois que je lis un tel déploiement de cruauté calculée, de sadisme et de perversité. J’en ai eu le cœur au bord de la gorge. Ça laisse supposer bien sûr que Thilliez a trouvé le ton juste, manifestant une plume extrêmement habile et dont le pouvoir descriptif ne fait pas dans la dentelle.
Ce n’est pas une lecture pour tout le monde. C’est noir, gore, violent et glauque et son atmosphère est étouffante d’autant que l’auteur détaille dans son histoire, un support qui permet de combler les désirs des esprits les plus pervers, des âmes les plus noires : le darknet qui charrie sans limites les horreurs les plus inimaginables, y compris les snuff movies qui permettent à des décérébrés d’assister en réel au meurtre, à la torture ou au viol d’une personne.
Est-ce que TRAIN D’ENFER POUR ANGE ROUGE est un bon roman ? Assurément. Il est bien écrit, fertile en rebondissement et saisit dès le départ le lecteur, la lectrice dans une toile macabre et oppressante. Parfait pour les amateurs de terreur pure.
Ma question c’est : est-ce que l’auteur aurait pu en faire un peu moins pour atteindre les mêmes résultats d’excellence ? Je crois que oui. C’est le premier de mes deux petits reproches. L’autre reproche vise la finale que j’ai trouvée simpliste, éculée et expédiée.
Au final, je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’étaler autant d’atrocités pour atteindre les standards d’un bon thriller. On frôle le voyeurisme là.
J’ai tout de même aimé cette histoire. Elle m’a pris à la gorge et a nécessité de nombreuses pauses. C’est un roman dont l’atmosphère est d’une exceptionnelle opacité. Permettez-moi tout de même de terminer avec un de ces vieux clichés indémodables : Âmes sensibles s’abstenir.
Suggestion de lecture, du même auteur : PANDEMIA

L’auteur Frank Thilliez
Des livres de Frank Thilliez

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 31 mai 2026


Ça fait plus d’un an que ce livre figure dans mes projets de lecture. J’ai décidé de me lancer, toujours aussi intrigué par le titre. En effet, ce titre annonce quelque chose de malsain, de pervers, et d’énigmatique. Ça parle fort. D’autant que le livre pénètre dans l’univers sinistre de la
Le lendemain, les messages de menace commencent et ils ne font pas dans la dentelle. Il est dorénavant en grand danger, lui, sa femme et ses deux enfants. Il semble que sa curiosité pourrait lui coûter très cher.
La principale force du livre réside dans son personnage principal, Grace, un policier efficace mais humain et sujet à l’erreur. Une autre force tient au fait que le l’histoire est développée comme un scénario de film, ce qui est en fait la spécialité de Peter James.
L’ARCHIPEL DU GOULAG est un très long pavé (2 000 pages et plus selon les éditions) chargé de noirceur, de mort et de désespoir, cri du cœur de la réalité historique décriée froidement par Soljenitsyne. Plusieurs passages m’ont fait frémir et même, glacer d’horreur :
Je vous avertis d’aiguiser votre patience. L’ARCHIPEL DU GOULAG est un livre très long, très dur et quelque peu indigeste à cause de nombreux palabres pas toujours utiles, de nombreux termes russes, une phénoménale quantité de notes renvoyées à la fin de l’ouvrage et une traduction douteuse. La grande force du livre tient dans le fait que Soljenitsyne couvre absolument tous les aspects de la vie concentrationnaire.





Je sais que c’est un cliché vieux comme le monde mais je l’utilise tout de même : ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR. C’est une histoire très bien écrite, ficelée et maîtrisée mais d’une violence innommable. Malgré tout, je rends hommage à l’auteure qui a évité le piège de la gratuité et du spectacle. J’ai été saisi d’addiction jusqu’à la finale, totalement inattendue et qui m’a proprement désarmé. C’est un roman très dur, perturbant. Plusieurs passages pourraient vous soulever le cœur d’autant que le rythme est très lent et de nature à faire mijoter et glacer le lecteur.
Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie Saoudite. Un chercheur torturé devant un laboratoire syrien ultrasecret. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un homme répondant au nom de Pilgrim, nom de code d’un individu qui n’existe pas officiellement. Il a autrefois dirigé une unité d’élite des services secrets américains. Il s’est retiré mais son passé d’agent secret va bientôt le rattraper…


Une frontière magique, infranchissable, sépare la Terre d’Ouest des Contrées du Milieu. Paisible garde forestier, Richard Cypher n’a jamais quitté sa forêt. Son destin bascule lorsqu’il sauve de la mort d’une jeune femme, Kahlan, poursuivie par les sbires du tyran Darken Rahl. Assoiffé de pouvoir, il s’est emparé des Contrées du Milieu et se rapproche dangereusement de la Terre d’Ouest à la recherche d’artefacts grâce auxquels il aspire à dominer le monde. Richard va trouver son ami Zedd, un puissant sorcier. Commence alors pour le forestier une initiation magique grâce à l’Épée de Vérité, arme puissante et dévastatrice.
Terry Goodkind naît en 1948 à Omaha, dans le Nebraska. Malgré sa dyslexie, mais avec l’encouragement de ses professeurs, il poursuit des études d’art afin de se spécialiser dans la représentation de la faune et de la flore. Son parcours professionnel est pour le moins particulier : avant de devenir écrivain il est tour à tour charpentier, luthier et restaurateur d’antiquités. En 1983, il part s’installer avec son épouse dans le Maine C’est là que, dix ans plus tard, il rédige face à la mer son premier roman, La Première Leçon du sorcier, dont le succès lance sa carrière d’écrivain.


Vous connaissez l’histoire de la Belle au bois dormant.


Trois individus qui trempent dans le voyeurisme, la pornographie, le cannibalisme et la nécrophilie. 





Christine Bellier est une actrice canadienne. Notamment active dans le doublage, elle a été entre autres la voix québécoise de Drew Barrymore, Tara Reid, Reese Witherspoon, Charlize Theron, Piper Perabo, Shannon Elizabeth et Kate Winslet lors de son activité au Québec. Elle aime aussi à l’occasion, jouer le rôle de narratrice.


