Mr VERTIGO, Paul Auster

*Du moment que je ne m’attardais pas sur les jours anciens, j’arrivais à m’abuser, à croire que j’avais un avenir. Regarder en arrière était trop douloureux, je gardais donc les yeux fixés devant moi, et chaque fois que j’avançais d’un pas je m’éloignais un peu plus de celui que j’avais été auprès de maître Yehudi. Le meilleur de moi gisait sous terre avec lui dans le désert californien. *

Extrait : Mr VERTIGO, de Paul Auster. Édition de papier. Actes Sud éditeur, 318 pages.

Walt, un jeune orphelin de neuf ans est recueilli par Maître Yéhudi, qui lui promet de lui apprendre à voler. Ce dernier le conduit dans une ferme près de Wichita au Kansas. Après un enchaînement de drames et beaucoup d’entraînement, les deux compères partent pour une tournée à travers les U.S.A. Walt devint « Walt le prodige ».

Mais Walt a un problème médical inhérent à la lévitation : chaque seconde de vol lui donne plusieurs minutes d’atroces maux de tête une fois qu’il est revenu au sol. Le maître propose à Walt de profiter de sa célébrité pour se reconvertir en comédien. Avec le maître, il décide donc de faire carrière à Hollywood.

Walt vivra toute une série d’aventures dramatiques : une attaque de hors-la-loi, la mort de Maître Yehudi, l’assassinat de son oncle, son recrutement dans le crime organisé, puis il ouvre à Chicago une boîte de nuit appelée MONSIEUR VERTIGO. Accusé de meurtre, Walt doit choisir : la prison ou la guerre. Il choisit l’armée.

Après un pan de vie d’aventures, il emménage chez Mrs Witherspoon et devient son compagnon. À la mort de sa dame, Walt entreprend l’écriture de ses mémoires.

J’avais 12 ans la première fois
que j’ai marché sur l’eau

Mr Vertigo est une histoire originale, un peu spéciale qui fait passer les lecteurs/lectrices du loufoque au dramatique dans l’Amérique des années 1930. Nous faisons connaissance avec le héros, Walter Claireborne Rawley qui devient Walt, puis Walt le prodige, puis monsieur Vertigo avant un retour aux sources.

Walt, enfant des rues, de famille dysfonctionnelle, est recueilli par un homme énigmatique appelé Maître Yehudi. Walt, rejoindra pour un temps une nouvelle famille : Esope et maman Sioux, tous deux également recueilli par Yehudi et madame Whitterspoon qui entretient avec maître Yehudi une relation complexe et pas très aboutie.


Maître Yehudi amène Walt à développer un don qu’il ne soupçonne pas, celui de la lévitation. Ses performances sont telles qu’il donnera des spectacles mémorables et sera connu dans tout le pays. Mais combattre la gravité a son prix et d’horribles douleurs l’obligent à arrêter. S’ensuivront toute une chaîne d’évènements dont quelques-uns d’une grande intensité dramatique comme la perte de ses amis.

Walt goûtera ainsi au gangstérisme, à la guerre, à la luxure, entre autres, avant de revenir aux sources avec le projet, à près de ses 80 ans, d’écrire ses mémoires : Mr VERTIGO.

*-Si tu continues à avoir ces migraines, tu ne seras plus très longtemps Walt le prodige, je devrai te rebaptiser Mr Vertigo. -Mr quoi ? -Mr Tête qui tourne. Mr Peur des hauteurs. (Extrait)

Le terme VERTIGO fait référence au vertige, donc bien approprié ici. Mais ce titre revient plus tard dans le monde du jeu et donnera un élan particulier à l’histoire. Je vous laisse deviner à quel point le titre du livre est d’une exceptionnelle justesse.

Paul Auster est un auteur américain mais son histoire, Mr VERTIGO embrasse le style baroque, un genre littéraire très en vogue dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècle. C’est un livre surprenant dans lequel l’auteur expose ses sentiments sur le sens de la vie, nous fait voyager dans le temps et l’espace, explore l’esprit humain, le sens de la vie et surtout sur les multiples revirements que la vie nous impose.

L’auteur m’a fait passer par une gamme d’émotions. Il a fait ce que je m’attendais de lui, il m’a surpris, touché et même par moment ébranlé.

Bien sûr, il y a des irritants. Comme ça se produit souvent dans les romans initiatiques, j’ai une impression de remplissage, des longueurs et j’ai trouvé longs et ennuyeux les passages touchant au baseball et aux jeux. Walt étant un inconditionnel des Cards de Saint-Louis, il y revient souvent et beaucoup de passages m’ont semblé lourds ou inutiles.

J’aurais aimé aussi en savoir plus sur Maître Yehudi qui est demeuré pour moi un personnage énigmatique, mystérieux et complexe. Malgré sa mort lorsque la décision fut prise d’arrêter la lévitation, Yehudi est resté présent dans toute l’histoire et son influence est demeuré pénétrante, ce qui m’a quand même beaucoup plu.

*Toute autre considération mise à part, cela montre à quel point mon âme était devenue malade au cours des années qui ont suivi la mort de Maître Yehudi. * (Extrait)

La qualité de la plume nous pousse à tourner les pages et nous force à absorber toutes les émotions que l’auteur veut faire passer. De plus Auster nous transmet un portrait très précis de l’Amérique au dernier tournant du XXe siècle. C’est une histoire vive et intense. Je dois dire que je n’ai pas trop vu le temps passer.

Suggestion de lecture : AMERICAN GODS, de Neil Gaiman

                                                        l’auteur Paul Auster

 

Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 21 juin 2026

 

MALEFICIUM, le livre de Martine Desjardins

*Ses volutes noires s’immisçaient dans mes fosses nasales
 avec une vibration tellurique qui me chatouillait jusqu’au
 tréfonds des oreilles. Mon sens de l’équilibre s’en trouva
 affecté et je ressentis un vertige exquis que, dans mon
égarement, je ne pensais qu’à prolonger. *

(Extrait : MALEFICIUM Martine Desjardins, Audible studios
éditeur, 2018. Durée d’écoute : 4 heures 24 minutes
Édition d’origine, Alto éditions, 2011)



Pardonnez-leur, mon père, car ils ne savent pas ce qu’ils ont fait. Pardonnez à ces sept hommes victimes d’étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune et implorer le salut de leur âme souillée par la curiosité et la faiblesse de la chair.  Pardonnez aussi à cette femme calomniée, emmurée dans un cruel silence, car elle sait bien ce qu’elle a fait.

Pardonnez enfin à l’homme de Dieu qui a recueilli leurs aveux et brisé le sceau de la confession en les transcrivant dans un ouvrage impie. Lecteur, vous tenez entre vos mains une version remaniée mais non expurgée du mythique Maleficium de l’abbé Savoie (1877-1913), prêtre sacrilège dont on connaît peu de choses, sinon qu’il termina ses jours, cloîtré dans un monastère après avoir été mystérieusement frappé de surdité.

Sachez que la lecture de cet ouvrage délétère pourrait provoquer un certain malaise chez les âmes pures, exciter les sens ou éveiller des désirs inavouables, et qu’en cédant à ses charmes vous risquez d’encourir l’excommunication.

Vous voilà averti. L’auteure du Cercle de Clara et de L’évocation (prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec) nous offre une fresque baroque en huit tableaux, une invitation à voyager aux limites des plaisirs et de la souffrance. Maleficium est une œuvre rare, parfumée de fantastique, d’exotisme et d’érotisme.

À lire ou à écouter car la version audio est très intéressante avec les narrations de Danny Boudreault, Maxime Dugas, Martin Rouette, Patrick Baby, Sébastien Dodge, Annick Vermette, Nicolas Landré et Thiery Dubé.

Baroque et sulfureux
*Le bruit a longtemps couru que l’archevêché de Montréal
abritait dans ses archives confidentielles un livre si
dangereux qu’il avait été emmuré au fond d’une alcôve.
Quiconque aurait la témérité de l’exhumer de ses
oubliettes serait excommunié sur le champ. *
(Extrait)

   

MALEFICIUM est un recueil de nouvelles. Elles peuvent se lire indépendamment mais elles ont un point en commun : aux fins du roman, ces huit nouvelles, qui sont autant de confessions entendues par un prêtre font partie d’un livre écrit par un certain abbé Jérôme Savoie qui vécut au XVIIIe siècle.

On ne sait pas grand-chose de ce prêtre sinon qu’il est considéré comme sacrilège et que son livre a été jugé tellement dangereux par l’Église que celle-ci l’a fait emmurer dans une oubliette et quiconque tenterait de l’en faire sortir serait condamné aux tourments éternels.

Il serait plus juste de dire que MALEFICIUM est une œuvre baroque en huit tableaux dont les acteurs évoluent aux limites de l’exotisme et de l’érotisme et livrent leur penchant avec des sens exacerbés à un prêtre qui ne s’exprime pas.

L’œuvre comprend des thèmes récurrents qui confinent à la bizarrerie, à la singularité et aux anomalies de la nature qui exacerbent le désir et les sens. Par exemple, les malformations humaines et les bizarreries anatomiques comme une personne logeant une larve dans son nombril, une femme à queue.

La huitième confession est particulièrement surprenante, je ne vais pas la dévoiler mais elle est comme un condensé de l’œuvre. La confession qui condense les huit témoignages et c’est la confession d’une femme. La seule femme parmi les huit qui s’accusent. La principale faiblesse de l’œuvre tient dans le fait que les histoires ne sont pas égales. L’intensité varie.

Certaines sont dépourvues d’émotions, d’autres accusent des longueurs. L’ensemble est plutôt froid. Le prêtre n’est pas étranger à cette impression. Il semble *absent dans sa présence*. Ce n’est pas le seul paradoxe de l’œuvre mais quoiqu’il en soit, c’est un livre assez sulfureux et qui ne laisse pas indifférent.

Il se dégage de ce récit un parfum de scandale, d’interdit, d’immoralité. Un trait d’union de tout ce que l’Église exècre…un parfum de sacrilège…*Fuyez mon Père, elle a déjà commencé à transformer votre église en pandémonium de l’enfer. * (Extrait de la septième confession, Oleatum pandaemonium).

J’ai trouvé original le fait de précéder les confessions d’une mise en garde presque solennelle. On ne pouvait trouver mieux pour capter définitivement l’attention des lecteurs/lectrices :

*Cette première édition de l’œuvre présentée ici dans une version passablement remaniée mais non expurgée, suscitera un certain malaise, voire la désapprobation. Après tout, l’abbé Savoie a retranscris des confessions qui lui avaient été faites sous le sceau du sacrement, rompant ainsi les chaînes du serment auxquelles il était tenu et dont ne pouvait le délier ni lois, ni menaces, ni périls de mort. * (En introduction. Extrait de l’avertissement)

C’est un livre étrange dans lequel le plaisir chevauche la souffrance. Il n’y a dans cette œuvre ni vulgarité, ni grossièreté. Tout n’est que fines allusions, double-sens, suggestions et sensualité retenue par une écriture très belle qui confine par moment à la poésie. Il y a quelque chose d’envoûtant dans ce livre. Un parfum d’exotisme qui me rappelle un peu les MILLE ET UNE NUITS du lointain orient avec en plus un soupçon de fantastique.

J’ai été subjugué par la plume de l’auteure qui est extrêmement descriptive, magnifiquement déployée, habilement suggestive. Martine Desjardins n’est pas tombée dans le piège de magnifier le mal. Elle décrit avec précision huit tableaux sacrilèges empreints d’audace, d’étrangeté avec, comme fil conducteur les méandres obscurs de l’esprit humain. Maleficium est un monde troublant à explorer.

J’ai beaucoup aimé.

Suggestion de lecture : Jour de confession, d’Allan Folsom

Martine Desjardins est née à Mont-Royal au Québec. Après des études de russe, d’italien et de littérature comparée, elle a travaillé pour plusieurs magazines, et tient présentement la chronique Livres à L’actualité. Saluée par la critique pour son premier roman, Le cercle de Clara, ainsi que pour L’élu du hasard, elle a remporté le prix Ringuet pour L’évocation, et les prix Jacques-Brossard et Sunburst pour Maleficium.

Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 27 mars 2022

LES FIANCÉS DE L’HIVER, Christelle Dabos

*Ses deux cicatricesjuraient presque sur la
nouvelle symétrie de son visage, bien rasé,
bien peigné. Lentement, il se tourna vers
Berenilde.
Jai tué un homme. Il avait jeté
cela d
un ton nonchalant, comme une
banalité, entre deux lampées de soupe.*
(Extrait : LES FIANCÉS DE L’HIVER, Christelle
Dabos, premier tome de la saga LE PASSE-MIROIR,
Éditions Gallimard jeunesse 2013, papier, 600 pages)

« Écoute-moi bien, fille…tu es la personnalité la plus forte de la famille. Je te prédis que la volonté de ton mari se brisera sur la tienne.» Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Fiancée de force à l’un des héritiers d’un clan du pôle, elle quitte à regret le confort de sa famille. La jeune femme découvre ainsi la cour du seigneur Farouk avec ses intrigues politiques et familiales. Loin de susciter l’unanimité, son entrée dans le monde devient alors l’enjeu d’un complot mortel. LES FIANCÉS DE L’HIVER est le premier tome de la saga LA PASSE-MIROIR.

L’INNOCENCE D’UNE HÉROÏNE
*Je pensais que ses petites manies meurtrières
lui étaient passées avec l’âge, enchaîna
Thorn en appuyant sur chaque consonne. Le
tour qu
elle vient de vous jouer prouve  le
contraire.>
(Extrait : LES FIANCÉS DE L’HIVER, PASSE-MIROIR #1)

Voici une histoire extraordinaire et originale. On y raconte le destin d’Ophélie, une jeune animiste vivant dans une des arches d’un monde futur fantastique et que, pour des raisons de mariage arrangé avec un mufle, on la catapulte dans l’arche du Pôle : *Le pôle est celle qui traîne la plus mauvaise réputation. Ils ont des pouvoirs qui vous détraquent la tête ! … ce sont des meutes qui se déchirent entre elles*. (Extrait)

Voici donc notre pauvre Ophélie qui atterrit dans un monde cruel et étrange pour un mariage dont elle ne veut pas, son fiancé non plus d’ailleurs, Thorn aussi sentimental qu’une veuve noire. Ce mariage a simplement été voulu par un club de vieilles filles qui a décidé que cette union rapprocherait les deux familles pour leurs bénéfices mutuels.

Ophélie va donc évoluer dans un monde où la citadelle flotte dans les airs et devient une *citacielle*, un monde où on peut donner une gifle sans lever la main, un monde où on peut manipuler l’esprit par simple malfaisance, où des objets affichent un certain caractère comme le fameux foulard d’Ophélie et où de rares personnes, comme notre héroïne peuvent voyager en passant à l’intérieur d’un miroir. Eh oui ! Ophélie est une passe-miroir.

Pour parler d’Ophélie elle-même, disons que c’est une fille sans attrait, pas particulièrement jolie, elle… *n’était bonne qu’à lire. Si on lui retirait ça, il ne restait d’elle qu’une empotée. Elle ne savait ni tenir une maison, ni accomplir une tâche ménagère sans se blesser.* (Extrait)

Elle était gauche et maladroite. Au Québec, on dirait d’Ophélie que c’est une niaiseuse de première classe, mais ce n’est pas si simple. À vous de découvrir pourquoi : voici un indice : *Écoute-moi bien ma fille…tu es la personnalité la plus forte de la famille. Je te prédis que la volonté de ton mari se brisera sur la tienne.* (Extrait) 

J’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai trouvé son charme enveloppant, sûrement à cause de la beauté de l’écriture, à la fois simple et directe…une écriture chaude qui raconte un monde froid.  j’ai été ébranlé par une variété d’émotions concernant le personnage principal .De toutes les faiblesses de son Ophélie, l’auteure dégage une force extraordinaire.

Donc Ophélie est pour moi une petite sœur, ma grande amie, mon élève, ma pupille, ma fille… je l’aime et je deviens lecteur vorace tellement j’ai hâte de voir comment elle va se sortir de ce milieu particulièrement pourri. Tel est le pouvoir de la plume de Christelle Dabos.

Dabos fait évoluer son héroïne dans un monde baroque, ambitieux, malsain où tout est truqué, joué d’avance. Sa principale force est d’entraîner le lecteur sur ses pas et de développer le goût de mettre beaucoup de personnages poudrés et artificiels à leur place. Elle a rendu la marchandise quoi. Ici l’auteure donne à un genre littéraire qui semble parfois épuisé, de la légèreté, de la subtilité, comme une nouvelle jeunesse.

Ici, pas de dragon, d’épées qui cherchent le point faible d’encombrantes armures. Sans redéfinir le genre, Christelle Dabos propose un style différent, plus léger. C’est du fantastique sans être trop spectaculaire. L’auteure développe les dons de ses personnages avec parcimonie et modération et j’aime ça. Pas d’exagération, pas de longueurs.

Je vous recommande donc LES FIANCÉS DE L’HIVER, premier tome de la série LA PASSE-MIROIR et je vous invite à faire comme moi éventuellement, vous lancer dans la suite : LES DISPARUS DU CLAIRDELUNE (tome 2) et LA MÉMOIRE DE BABEL (tome 3). Il sera très intéressant de voir comment évolue Ophélie dans ce milieu de loups et surtout de voir si le fameux Thorn est domptable.

Pour l’instant, il y a quelque chose qui fait que Thorn est dur à définir mais sous sa carapace froide de frustré antisocial, il y a des tendances qui pourraient bien s’inverser. Disons que l’auteure a préparé un festin à plusieurs services.

La suite est prometteuse…très prometteuse. Je ne vais pas vendre la mèche mais je dirai simplement que les relations entre Ophélie et Thorn vont se préciser quelques peu pendant que de mystérieuses disparitions sont signalées à CLAIRDELUNE.

Une lecture qui évolue lentement, sûrement, agréablement.

Suggestion de lecture : LES SENTIERS DES ASTRES 1, de Stefan Platteau

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Originaire de la Côte d’Azur, Christelle Dabos passe son enfance à Cannes. Elle ne tarde pas à rejoindre LA PLUME D’ARGENT, une cybercommunauté d’auteurs. Après avoir suivi une formation de bibliothécaire, elle s’installe en Belgique où elle se consacre à l’écriture.

Le premier tome de LA PASSE-MIROIR lui vaut en 2013 le prix du premier roman jeunesse Gallimard. Un autre tome a suivi en 2015, le troisième en 2017. Les deux premiers ouvrages ont été récompensés du GRAND PRIX DE L’IMAGINAIRE dans la catégorie roman jeunesse francophone en 2016.

Bonne lecture
Claude Lambert
Samedi 28 novembre 2020