*-Vous vous souviendrez sans mal de ce terme, jeune homme, car le Sarkpont ne tardera pas à devenir votre obsession. C’est un terme hongrois, il me semble, qui signifie « pivot ». Le sarkpont se trouve dans une piscina, à l’angle nord-ouest d’un rectangle, et je vous promets qu’à la fin de cette aventure c’est une phrase que vous pourrez vous réciter à l’envers jusque dans vos rêves. *
Extrait : LE LIVRE DU DÉSERT, de Theo Clare. Version papier et numérique : Presses de la Cité éditeur, 2022, 556 pages. Format audio : Lizzie éditeur 2022, durée d’écoute : 16 heures 20 minutes. Narratrice : Valérie Muzzi.

Ils sont treize, originaires des quatre coins du monde, et bien qu’issus de milieux différents, ils forment une famille : *les Sensitive*. Ensemble, ces hommes, femmes et enfants parcourent le Cirque, vaste désert dont ils sont prisonniers, à la recherche du Sarkpont, leur porte de sortie. Ils n’ont pour cela que douze chances et leur temps est compté… Dans un environnement hostile où des créatures assoiffées de sang sillonnent les nuits grises, leur quête peut s’avérer fatale.
Quête dans un cirque de sable

C’est un livre étrange qui développe en parallèle deux histoires : celle de McKenzie, une jeune fille obsédée par les déserts et tourmentée par des hallucinations centrées spécialement sur un lézard. D’autre part, on suit un groupe de treize personnes issues d’un peu partout dans le monde et réunies pour des raisons obscures dans un vaste désert appelé cirque. En fait, cet environnement malsain est postapocalyptique.
L’âme dirigeante du groupe s’appelle Spider qui est aussi le personnage central du récit. Les errants du désert recherchent une porte de sortie. Cette porte précieuse qui leur permettra de sortir de cet environnement de poussière et extrêmement hostile s’appelle SARKPONT et elle se trouve dans une espèce d’enclave de sable appelée PISCINA.
Ici encore, pour des raisons que je peine à comprendre, les prisonniers du désert n’ont que douze chance d’atteindre le Sarkpont, autant de cycles appelés RÉGYRE. Le groupe s’appelle LES SENSITIVE et sont talonnés par un autre groupe, malveillant celui-là, appelé LES ÉLÉPHANTS.
Le but est simple : sortir du désert et comprendre ce qui arrive à la jeune McKenzie. Malheureusement, le fil conducteur est tordu, l’histoire prend toutes sortes de direction, accuse du remplissage et de l’errance. Je peux me tromper, mais j’ai perçu de l’autrice une volonté d’étirer pour assurer une suite, une continuité, bref, une série.
Le parallèle entre la jeune fille et les *Sensitive* est bizarre. Bien sûr, on a quelques réponses en cours de lecture mais je suis resté sur ma faim.
Toutefois, l’intrigue est là, entretenue par une bonne description de l’environnement et la recherche désespérée du Sarkpont qui est devenue tellement urgente pour les Sensitive.
L’autrice m’a entraîné dans son récit moins moins à cause de l’intrigue, que par son atmosphère et son vocabulaire. Pour cette raison, l’histoire ne manque pas d’originalité même si le thème du post apocalyptique est en surchauffe sur le plan littéraire.
L’histoire n’est pas dépourvue d’intérêt, mais je n’y ai pas suffisamment adhéré pour entreprendre la suite. J’espère toutefois que l’autrice présentera une forme de préquelle expliquant comment des personnes venant des quatre coins du monde se sont retrouvés au beau milieu d’un désert à la recherche d’une porte de sortie, précisera leurs motivations, l’avenir de McKenzie, ce qui justifie l’existence des régyres et bien sûr, ce qu’il y a de l’autre côté de la porte.
suggestion de lecture : LA LUNE DES FEUILLES ROUGES de waubgeshig rice

L’autrice Theo Clare
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 11 janvier 2026


Ça fait plus d’un an que ce livre figure dans mes projets de lecture. J’ai décidé de me lancer, toujours aussi intrigué par le titre. En effet, ce titre annonce quelque chose de malsain, de pervers, et d’énigmatique. Ça parle fort. D’autant que le livre pénètre dans l’univers sinistre de la
Le lendemain, les messages de menace commencent et ils ne font pas dans la dentelle. Il est dorénavant en grand danger, lui, sa femme et ses deux enfants. Il semble que sa curiosité pourrait lui coûter très cher.
La principale force du livre réside dans son personnage principal, Grace, un policier efficace mais humain et sujet à l’erreur. Une autre force tient au fait que le l’histoire est développée comme un scénario de film, ce qui est en fait la spécialité de Peter James.


Si l’intrigue garde en haleine jusqu’à un certain point, il faut rester concentré à cause d’une imposante galerie de personnages qui a tendance à noyer l’intérêt. Toutefois, certains personnages forcent l’attention, mon préféré étant Reinhart, le genre vilain. Qui dans cette histoire semble n’avoir sa place nulle part et pourtant son rôle est capital… un rebelle qui met du piquant dans le récit. J’aime bien. Malgré ses lacunes, le récit vaut la peine d’être lu car il évoque et met en perspective les éléments non-palpables de notre vie : l’imaginaire, l’intuition, le ressenti, la perception, les apparences, les impressions tenaces et jusqu’à un certain point, la prémonition.



Pour apprécier LE CHIEN JAUNE, il faut connaître un peu l’inspecteur Maigret. Le gros Maigret, Jules de son prénom. Un limier aux antipodes des Colombo, Cherlock Holmes et Hercule Poirot. Maigret est un personnage singulier, énorme, dense, consistant doté d’un incroyable flair et d’un instinct exceptionnel.
Pas étonnant que l’imposant Jules soit le héros de plus de 75 romans de George Simenon. Et tous ces attributs se retrouvent dans LE CHIEN JAUNE alors que les cadavres s’accumulent, qu’il y a de la peur dans l’air et de la strychnine dans les verres. Pour résoudre cette affaire, Maigret s’obstine à se mettre dans la peau d’un chien jaune omniprésent à proximité des scènes de meurtres.
Par rapport aux romans policiers modernes, LE CHIEN JAUNE est plutôt dépaysant. C’est une qualité que j’apprécie. C’est un roman très bien écrit, superbement structuré car malgré sa brièveté, il dit tout, n’omet rien. Son seul défaut réside je crois dans l’absence d’indices. Quand il y a des indices, le lecteur travaille, quand il n’y en a pas, il mijote. Fidèle à son héros, l’auteur a caché son jeu jusqu’à a fin.
Malgré les efforts de Tintin pour les protéger, six membres d’une expédition scientifique consacrée à la civilisation Inca sont mystérieusement plongés dans une profonde léthargie. Lorsque le dernier scientifique tomba en léthargie, le professeur tournesol disparait, enlevé après s’être paré du bracelet de la momie Rascar Capac. Tintin et le capitaine Haddock concluent que leur enquête devra se poursuivre au Pérou d’où origine la momie. Pendant ce temps, les scientifiques endormis font régulièrement et simultanément le même cauchemar. Un rêve fou dans lequel la momie est vivante.
LE TEMPLE DU SOLEIL est la suite de l’aventure amorcée dans LES 7 BOULES DE CRISTAL. Nos amis Tintin et Hadock sont au Pérou, à la poursuite du professeur Tournesol, après avoir appris que ce dernier a commis le sacrilège de porter le bracelet de la momie Rascar Capac. Ils auront l’aide inespérée d’un jeune indien Quishua appelé Zorrino qui leur apprend l’existence d’un temple, très loin dans les montagnes péruviennes où pourrait être mis à mort le professeur Tournesol. Ils entreprennent un long et périlleux voyage qui pourrait bien conduire nos amis au sacrifice de leur vie…
Ma première lecture à vie fut celle d’un album de Tintin. Par la suite, j’ai dévoré rapidement la collection complète et j’y suis revenu régulièrement au fil des ans. C’est comme plus fort que moi. Tintin fut mon premier ami. C’est lui qui m’a introduit à la lecture. Même après soixante ans, j’y reviens à l’occasion.
Toutes ces qualités sont toujours recherchées par les jeunes lecteurs à qui on propose encore plus car Hergé a su insuffler à son jeune héros un inexplicable pouvoir attractif comme une aura qui tend un irrésistible filet gardant les jeunes lecteurs dans le coup.








Malgré son indéniable côté lugubre et sombre, LE FANTÔME DE L’OPÉRA est une histoire d’amour. Il m’a semblé aussi que l’histoire avait un certain caractère gothique, ce qui n’est pas surprenant vus les mystères qui entourent le grand opéra de Paris. Nous l’avons vu plus haut, des évènements étranges ont lieu à l’opéra.
Ce récit repose sur cette capacité extraordinaire de Gaston Leroux d’entretenir l’intrigue, de la manipuler, de la tordre, de l’intensifier ou l’adoucir à volonté laissant le lecteur dans l’expectative avec un irrésistible besoin de comprendre et d’aller jusqu’au bout de l’aventure.
Je ne peux pas dire que ce roman m’aura marqué. Son départ et son rythme sont lents. Il y a des longueurs, beaucoup de déclamation, un peu de redondance. Malgré tout, comme dans LE MYSTÈRE DE LA CHAMBRE JAUNE, Gaston Leroux m’a attrapé dans ses filets avec une intrigue solidement bâtie.

M. Shaitana est un excentrique collectionneur à l’air méphistophélique, il met toujours un point d’honneur à chercher l’excellence, que ce soit pour acheter une tabatière ou pour débusquer le parfait assassin. Et pour le prouver au célèbre détective belge, Hercule Poirot, il convie lors d’une soirée huit hôtes triés sur le volet : u. Mais quand on entre dans la cage du tigre, celui-ci peut bondir et, au cours de la soirée, le rictus démoniaque de M. Shaitana s’effacera définitivement. C’est une erreur de laisser traîner des armes potentielles en présence d’aussi éminents spécialistes







