
Extrait : PAS MON GENRE, bande dessinée de Yatuu, édition numérique, MARAbulles éditions, 2015, 128 pages.

Est-il facile lorsque l’on est une jeune fille ou une jeune femme qui n’aime ni la mode, ni les poupées, ni la danse, ni la couleur rose, de trouver sa place dans notre société ?
Yatuu, de son vrai nom Cyndi Berbero passe en revue les nombreux clichés sur les femmes et se lance dans une divertissante opération de destruction des stéréotypes
La théorie des genres


J’ai toujours pensé que, lorsqu’il n’est pas blessant, qu’il ne va pas trop loin et qu’il est développé intelligemment, l’humour est un excellent véhicule de réflexion et de pensée positive. Et il se trouve que le neuvième art est un excellent véhicule pour l’humour.
Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, Yatuu développe la fameuse théorie des genres, tentant de démolir, de façon parfois hilarante, des stéréotypes, des clichés qui ont la vie dure : *On conditionne les enfants à aimer certaines choses juste en fonction du sexe. * (Extrait)
Mais qu’arrive-t-il quand une jeune fille n’aime ni la mode, ni la couleur rose, ni les poupées, ni la danse…? Yatuu y va de son propre ressenti en mettant en scène une jeune fille au caractère bien trempé dans une série de sketches tout à fait savoureux dont plusieurs portent un titre commençant par *On dit que les filles…*
On dit que les filles sont sensibles, aiment le maquillage, aiment jouer à la poupée…et alors…on dit beaucoup de choses mais on ne dit pas que les filles ont tout ce qu’il faut pour prendre leur place. Aussi, j’ai perçu PAS MON GENRE comme un coffre à outils pour les filles comprenant des répliques, des attitudes, l’estime de soi, des comportements, des idées. Des outils qui préparent les jeunes filles à affronter une situation encore inévitable de nos jours.
On peut dire que oui, c’est un livre pour filles mais je dirais que les garçons qui ont une ouverture d’esprit naturelle pourraient y trouver leur compte. Personnellement, je trouve que le sujet est développé intelligemment avec une belle qualité d’approche. Je me suis senti remis à ma place avec une infinie douceur et une envie de sourire.
Parlez-moi d’un contenu sérieux dans un contenant léger. C’est rafraîchissant, les dialogues sont savoureux. J’ai perçu les dessins comme pastellisés et chaleureux. Les filles sont attachantes. J’ai trouvé les garçons un tantinet ahuris mais très sympa. Le contenu ne suggère en aucune façon une guerre de sexe mais a plutôt tendance à induire la tolérance, l’acceptation et le respect et aussi à précariser le sexisme.
Belle leçon de vie, d’autant que Yatuu a donné à sa BD une teinte autobiographique.
Facile et rapide à lire, plume limpide. J’ai été enchanté par cette BD.
Yatuu (Cyndi Barbero) dessinatrice, illustratrice et scénariste
Suggestion de lecture : YUL ET SA CLIQUE, BD de Julien Mariole
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Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 19 juillet 2026
























Malgré les efforts de Tintin pour les protéger, six membres d’une expédition scientifique consacrée à la civilisation Inca sont mystérieusement plongés dans une profonde léthargie. Lorsque le dernier scientifique tomba en léthargie, le professeur tournesol disparait, enlevé après s’être paré du bracelet de la momie Rascar Capac. Tintin et le capitaine Haddock concluent que leur enquête devra se poursuivre au Pérou d’où origine la momie. Pendant ce temps, les scientifiques endormis font régulièrement et simultanément le même cauchemar. Un rêve fou dans lequel la momie est vivante.
LE TEMPLE DU SOLEIL est la suite de l’aventure amorcée dans LES 7 BOULES DE CRISTAL. Nos amis Tintin et Hadock sont au Pérou, à la poursuite du professeur Tournesol, après avoir appris que ce dernier a commis le sacrilège de porter le bracelet de la momie Rascar Capac. Ils auront l’aide inespérée d’un jeune indien Quishua appelé Zorrino qui leur apprend l’existence d’un temple, très loin dans les montagnes péruviennes où pourrait être mis à mort le professeur Tournesol. Ils entreprennent un long et périlleux voyage qui pourrait bien conduire nos amis au sacrifice de leur vie…
Ma première lecture à vie fut celle d’un album de Tintin. Par la suite, j’ai dévoré rapidement la collection complète et j’y suis revenu régulièrement au fil des ans. C’est comme plus fort que moi. Tintin fut mon premier ami. C’est lui qui m’a introduit à la lecture. Même après soixante ans, j’y reviens à l’occasion.
Toutes ces qualités sont toujours recherchées par les jeunes lecteurs à qui on propose encore plus car Hergé a su insuffler à son jeune héros un inexplicable pouvoir attractif comme une aura qui tend un irrésistible filet gardant les jeunes lecteurs dans le coup.





J’ai adulé Lucky Luke pendant de nombreuses années. Je l’aime toujours mais mon intérêt a baissé d’un cran. Comme tous les inconditionnels de l’homme qui tire plus vite que son ombre, j’ai dû subir deux sevrages avec cette série de BD qui réussit à garder la tête hors de l’eau. D’abord, Morris a troqué la cigarette pur une brindille de paille. Je peux comprendre Morris, il ne faisait que devancer les exigences de la loi Elvin, adoptée au début des années 1980 en France et encadrant sévèrement la publicité sur le tabac. C’est un détail, loin d’être malsain mais je ne m’y suis jamais fait.
Autre sevrage important, le décès de Goscinny en 1977. Depuis ce jour, la série a perdu un peu de ses étincelles et a commencé à vieillir à mes yeux. La subtilité et la spontanéité de Goscinny manquent cruellement au scénario de FINGERS. Ça reste une bonne histoire, drôle par moment, pas désagréable à lire au contraire. Malheureusement, le personnage de Lucky Luke s’est affadit avec le temps. Il reste stoïque, sûr de lui mais il est devenu prévisible et sans éclat. Toujours vedette, mais d’une série essoufflée. Dans FINGERS, Luke est plus effacé, trop, en fait, par rapport au prestidigitateur à qui le scénariste a donné des pouvoirs surdimensionnés
Morris, très différent aussi de son prédécesseur Uderzo a fait quand même de son mieux pour rehausser le scénario de Van Banda et a réussi à rendre l’ensemble plus rigolo. L’histoire de Lucky Luke est quand même extraordinaire.



Assurancetourix a décidé de participer au célèbre concours de chant des bardes gaulois pour remporter le menhir d’or. Pour le protéger dans cette compétition suivie de près par les romains, Astérix et Obélix sont chargés de l’accompagner : ils ne doivent pas quitter Assurancetourix des yeux ; quitte à y perdre une oreille !


Avant d’être un grand génie, Léonard de Vinci a été un petit génie ! Tout ce qui l’entoure est prétexte à réflexion, apprentissage et invention des oiseaux à la poterie, en passant par la récolte des olives ou la fabrication des spaghettis. Sa curiosité le pousse à avoir des idées à propos de tout, et à voir la beauté partout. Il ira même jusqu’à dire que « le plus petit des félins est une œuvre d’art ». À la fois peintre, ingénieur, philosophe, architecte, musicien, le voilà désormais personnage de bande dessinée ! Sous la plume de William Augel, c’est drôle attendrissant, et même instructif ! Que demander de plus pour ravir à la fois parents et enfants ?




