*Tes qualités exceptionnelles de musicien et,
malheureusement ta gueule d’ange ne m’auront
jamais laissé de répits…mais si je n’étais pas
intègre, j’aurais pu profiter de la situation et
te faire miroiter la star que j’allais faire de toi.
N’importe quel gamin se serait couché pour
moins que ça.*
(Extrait : DERRIÈRE LES PORTES BLEUES, Michel
Giliberti, H&O Éditions, 2000, papier, 195 pages.)

DERRIÈRE LES PORTES BLEUES raconte la fusion de deux destins : celui de Jérémie Gil, jeune musicien-chanteur désabusé, en déclin, au caractère instable, porté sur l’alcool et la vie urbaine trépidante, et celui de Tarek, jeune arabe-musulman de 19 ans, fringant, spontané, têtu et tenace et à qui la vie a imposé très tôt une certaine maturité. Cette rencontre bouleversera la vie de Jérémie qui développera une affection dont il se croyait incapable et qui se transformera graduellement en obsession, puis en passion. Jérémie lutte contre sa nature jusqu’à ce que le destin se scelle derrière les portes bleues…
CŒUR EN CONTRADICTION
*Pourquoi s’investir à ce point avec Tarek?
Quel nom donner à l’émotion qui a étranglé
sa gorge lorsque sa main est restée
prisonnière de la sienne pendant l’atterrissage?…
…Il n’a aucun préjugé mais sait qu’il n’est pas
pédé. Il a un tel tableau de chasse à son actif.
Peut pas finir pédé! Toutes ces nanas
quand même!
(Extrait : DERRIÈRE LES PORTES BLEUES)
J’ai été simplement enveloppé par ce livre à cause de la grande sensibilité qui s’en dégage et des deux principaux personnages, caractériels et rebelles, et pourtant tellement attachants. Dans DERRIÈRE LES PORTES BLEUES, Giliberti évoque la fusion de deux destins.
Il y a d’abord Jérémie Gil, 33 ans, auteur-compositeur-interprète, artiste déjà en déclin, non par manque de talent mais surtout à cause de sa personnalité trouble et trop spontanée. Puis, il y a Tarek, 19 ans, jeune arabe musulman au style rappeur, extroverti, têtu et que les aléas de la vie ont amené à devenir rapidement mature malgré son allure **éternel adolescent** .
Une simple signature sur un plâtre déclenche l’entrée de Tarek dans la vie de Jérémie. À partir de ce jour, la vie de Jérémie ne sera plus jamais la même. Dans son cœur et son esprit, Tarek prendra successivement toutes les formes : simple connaissance, ami, frère, fils, artiste en devenir à gérer, former et protéger jusqu’à la relation ultime qui a poussé Jérémie à une extraordinaire introspection dont il ne se croyait pas capable…
*Il s’est conforté dans l’idée, à s’en convaincre presque, que ce n’était sûrement pas ce qu’il croyait, que la tendresse révèle parfois des formes excessives, que ce serait passager… Mais ce matin, il est plus englué que jamais dans ses contradictions. Il voudrait s’épancher en toute confiance…avec…sa peau d’homme, ses paroles d’homme.* (Extrait : DERRIÈRE LES PORTES BLEUES)
Avec intelligence, une remarquable finesse et dans un style qui confine parfois à la poésie, Giliberti raconte très lentement, très progressivement, la naissance d’un sentiment entre deux êtres disparates.
Tarek qui ne craint pas d’afficher ouvertement son homosexualité et Jérémie qui n’a connu que des femmes et dont le cœur et l’âme se retrouvent coincés dans l’étau d’une terrible dualité. À vous de découvrir s’il se laissera aller. La réponse sera scellée derrière les portes bleues.
C’est une belle histoire qui en dit long sur la profondeur et la complexité de la nature humaine. J’ai été touché en particulier par la richesse de la langue, la lumière et la chaleur des mots. Avec ce que je sais de l’auteur, qui a la réputation d’être lui aussi un éternel adolescent, avec sa façon d’évoquer sa Tunisie natale et de mentionner d’une façon assez singulière son nom dans le livre, à titre d’artiste-peintre, je ne serais pas surpris que Giliberti ait empreint son récit d’un petit caractère autobiographique.
Ce récit est porteur d’une intéressante réflexion sur la nature humaine et des thèmes corollaires : estime de soi, tolérance et aussi sur un thème qui touche tous et chacun tôt ou tard : le déclin. Il m’a semblé terminer la lecture du livre alors que je l’avais à peine commencée. Le temps a passé vite. Je recommande donc DERRIÈRE LES PORTES BLEUES de Michel Giliberti…envoûtant
Suggestion de lecture : MOI, SIMON 16 ans homosapiens de Becky Albertalli
Michel Giliberti est un écrivain, artiste-peintre, photographe et chanteur né à Ferrville, Tunisie, en 1950. Véritable homme-orchestre, il a aussi produit un recueil de poésie et une pièce de théâtre. Comme chanteur, il a été très populaire dans les années 70. La poésie et la musique sont pour Giliberti des composantes indissociables de la peinture. Vous pouvez visitez son site internet ici.
BONNE LECTURE
JAILU/CLAUDE LAMBERT
4 décembre 2016
Soucieux de développer une société meilleure basée sur le respect, l’amitié, l’entraide et l’empathie, un homme cible d’abord l’intérêt démesuré que portent les humains pour les animaux. Il décide donc de tuer et faire disparaître les animaux domestiques de son quartier. Si le plan fonctionne au départ, il n’atteint pas vraiment ses objectifs et c’est là que notre homme décide simplement de partir en guerre contre la connerie et d’éliminer une race d’humains qui prolifère un peu trop à son goût : Les cons. Ne réussissant pas à arrêter une définition claire et nette du con typique, il extermine ici et là tous ceux qui l’embêtent ou qui l’ennuient. 
Un matin de septembre 1954, deux marshals débarquent sur Shutter Island, une île située au large de Boston et abritant un hôpital psychiatrique pour des personnes atteintes de graves troubles mentaux et des criminels psychotiques irrécupérables. Mission: enquêter sur l’évasion d’une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès lors, les policiers sont saisis par l’atmosphère oppressante des lieux. Les responsables ont, semble-t-il beaucoup à cacher. Les agents doivent éclaircir le mystère, déjà épaissi par un message codé laissé par une pensionnaire en cavale.
SHUTTER ISLAND a été adapté au cinéma par le réalisateur Martin Scorsese d’après un scénario de l’auteur du livre Dennis Lehane. Le film psycho-dramatique est sorti en 2010. L’éclatante distribution réunit Leonardo Di Caprio, Max Von Sydow, Ben Kingley, Mark Ruffalo, Emily Mortimer et Michelle Williams. Le film a été accueilli par la critique pour l’excellence de l’adaptation, la beauté de la photographie et la force de l’interprétation. Le film a été nominé à plusieurs reprises par le 

C’est un livre troublant, glacial et très noir je dirais car laissant à penser que l’homme, dans sa folie autodestructrice ne changera jamais. Bien que la philosophie qui s’en dégage soit dramatique, ce livre m’a passionné car il pose des questions extrêmement actuelles.









LE VIDE est le récit de l’entrecroisement du destin de trois personnages : Pierre Sauvé, veuf, la quarantaine, policier qui enquête sur un quadruple meurtre. Frédéric Ferland, divorcé, psychologue à Saint-Bruno. Maxime Lavoie, célibataire, très riche, animateur de la série de téléréalité très controversée VIVRE AU MAX.
Nous sommes dans un futur indéterminé. La terre a été détruite pour permettre la construction d’une voie rapide intergalactique. Un petit groupe, (un astrostoppeur, un androïde instable, un président de galaxie et deux terriens rescapés de la destruction) vadrouille de galaxie en galaxie équipé d’un guide galactique en faisant des sauts temporels, ce qui les rapproche dangereusement de la fin de l’univers : le big crunch. C’est ainsi que notre équipe, le temps d’une dernière bouffe, aboutit chez Milliways, le dernier restaurant avant la fin du monde. Il s’agit du deuxième tome de la pentalogie H2G2. 




