Commentaire sur le livre
d’ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY
*Il n’y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l’on se découvre vulnérable ; alors les fautes vous attirent comme un vertige. *
Extrait : VOL DE NUIT, d’Antoine de Saint Exupéry. Volume réédité à plusieurs reprises. Papier : à l’origine, 1931 chez Gallimard. Réed. : 1972. Édition numérique proposée : Gallimard éditeur, 2010, 605 kb. Pour la présente, version audio : Frémeaux et associés éditeur, 2021, durée d’écoute 2 heures 34 minutes, narrateur : Francis Huster. Format illustré, BD de Bernard Puchulu, Futuropolis éditeur, 2011, 91 planches.


L’HÉRITAGE DE SAINT-EXUPÉRY

Nous sommes en Amérique du sud, dans les années 1930. L’aviation commerciale en est à ses premiers balbutiements. Antoine de Saint-Exupéry est alors directeur de l’aéropostale d’Argentine. Tout laisse supposer que le récit est largement autobiographique. Vol de nuit raconte le destin d’hommes coincés entre l’angoisse et le courage alors que leur appareil est menacé par un violent orage. Les communications sont coupées.
Le chef de l’aéropostale s’appelle Rivière, un peu rustre, parfois acariâtre, soucieux toutefois du bien-être de ses hommes à ceci près qu’il tente désespérément de prouver la nécessité des vols de nuit, considérés alors comme extrêmement dangereux, afin d’acheminer le courrier le plus rapidement possible dans l’axe Buenos Aires-Patagonie. Rivière est lui-même coincé entre la nécessité de performer et le risque de rendre ses hommes sacrifiables.
J’ai lu le livre qui se lit quand même bien et vite et j’ai écouté la version audio de Frémeaux. Je ne recommande pas cette dernière car la narration de Francis Huster est théâtrale à l’extrême et surréaliste. Vous avez plus de chance d’apprécier la qualité littéraire de VOL DE NUIT en préférant le bon vieux papier ou l’édition numérique de Gallimard qui est très acceptable.

Vous pourriez ne pas me trouver objectif mais le premier livre que j’ai lu de Saint-Exupéry est LE PETIT PRINCE, ce conte philosophique qui m’a enveloppé, subjugué à un point tel que j’ai développé l’idée que je ne trouverais jamais mieux du même auteur. Et c’est une idée tenace.
Toutefois, j’ai ressenti de l’angoisse en cours de lecture. J’ai développé de l’empathie pour les pionniers de l’air face à une fin potentielle imminente, et je suis mitigé sur le personnage central, Rivière. Je ne l’ai pas aimé, je ne l’ai pas détesté et pourtant, il ne m’a pas laissé indifférent.
Quand on lit Saint-Exupéry, il faut savoir identifier notre état d’esprit car tous les écrits de ce géant, presque mystique, s’ouvrent à différents niveaux de lecture. Mais avant tout, VOL DE NUIT est un livre profondément humain qui met sur les plateaux d’une balance les forces et les travers de l’Homme.
Ça ouvre évidemment la voie à l’interprétation et c’est ce que j’aime de Saint-Exupéry dont l’esprit, au premier regard, semble impénétrable laissant à penser que VOL DE NUIT, tout comme LE PETIT PRINCE est un récit initiatique.
C’est bien écrit, truffé de passages sublimes sur les thèmes de l’amour, de l’amitié, du courage, de la confiance. Le livre n’a absolument pas vieilli et tous les âges peuvent y puiser de l’inspiration. À lire absolument.
Suggestion de lecture du même auteur : LE PETIT PRINCE

L’auteur Antoine de Saint-Exupéry
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 9 mai 2026







Je suis sorti de cette lecture ravi. Quelle plume magnifique que celle d’Yves Beauchemin qui nous a donné entre autres LE MATOU. Je sais bien que ce livre n’a pas été reçu par tout le monde de la même façon. Il a tous les aspects d’un récit pour enfants mais je ne crois pas qu’Yves Beauchemin ait eu à l’idée de soumettre les enfants à un conte de 300 pages.
J’ai beaucoup aimé ce récit malgré certains irritants comme par exemple la surexploitation d’un personnage, le canard athlète, vantard et fanfaron, qui a fini par me taper sur les nerfs. Le dénouement m’a semblé expédié et il y a de la redondance dans le récit quoique l’action s’installe durablement quand la résolution de l’énigme commence à travailler toutes les cervelles, même celui qui n’en a pas comme le gentil squelette.



















J’ai toujours été fasciné par la mythologie. Qu’elle soit grecque, égyptienne, romaine ou scandinave, le sujet m’a fait passer beaucoup de moments forts, peu importe le support : cinéma, télévision, animation, livres de papier, éditions numériques, bandes dessinées, audio…dès qu’il est question des dieux, mon attention se fige surtout depuis la série sur PERCY JACKSON, alors qu’on nous sert une mythologie conforme à l’esprit d’Homère mais dépoussiérée, actualisée, servie au goût du jour pour un lectorat qui en demande toujours plus.
Ces deux petits livres m’ont apporté beaucoup : du divertissement bien sûr, du rire, car l’humour a sa place et plein de nouvelles connaissances sur la mythologie comme des divinités dont je n’avais même pas connaissance comme Dédale, par exemple, le dieu des labyrinthes. Maintenant, je sais d’où vient le nom de la redoutable tempête qui prend naissance dans le pacifique et qu’on appelle TYPHON. L’auteur sait qu’il s’adresse à des jeunes et il a fait le nécessaire pour garder leur attention, les captiver.










Une de mes meilleures lectures à vie
LES RAISINS DE LA COLÈRE est un drame social d’une grande intensité, enveloppant et profondément humain. J’ai été ébranlé, touché, ému par la profondeur des personnages, comme je le fus pour la lecture d’un autre chef d’œuvre de Steinbeck :
Très léger bémol : j’ai trouvé la finale un peu étrange. Comme si l’auteur mettait son récit en suspension, laissant à penser que l’histoire des Joad est une réalité qui perdure partout dans le monde. J’aurais aussi aimé être fixé sur le destin de Tom, personnage central de l’histoire qui disparait presque discrètement vers la fin.

En haut à gauche, l’auteur 
Il était docteur, le papa de Jean-Louis Fournier. Un drôle de docteur qui s’habillait comme un clochard, faisait ses visites en pantoufles et bien souvent ne demandait pas d’argent.

