tome 1
Commentaire sur le livre de
CORINA BOMANN

*Le monde est en mutation. Les femmes ne sont pas incapables de mener leur vie toutes seules. C’est la société qui leur met des bâtons dans les roues. Certaines femmes ne connaissent rien d’autre parce que c’est ainsi qu’elles ont été éduquées. D’autres se voient contraintes par la nécessité de trouver un mari. Et il y en a qui, comme moi, veulent essayer de vivre par elles-mêmes. *
EXTRAIT : LES HÉRITIÈRES DE LÖWENHOF, tome 1, LE CHOIX D’AGNETA, de Corina Bomann. Édition de papier : Charleston éditeur, 2023, 752 pages. Format numérique : Guy Saint-Jean éditeur, 2023, 688 pages 3030 KB. Version audio : Audible studio éditeur 2022, durée d’écoute : 16 heures 47 minutes, narratrice : Peggy Martineau.

Le courage fait femme

C’est une histoire intéressante. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle m’a emballé mais plusieurs éléments, historiques et contextuels, ont capté et maintenu mon intérêt. Voyons d’abord le synopsis.
L’histoire se déroule en 1913 à Stockholm. La Suède vit alors, comme le reste de l’Europe des moments de haute tension politique, sociale et militaire. Cette agitation conduira au déclenchement du premier grand conflit mondial. Ça ne touche pas beaucoup le destin de l’héroïne, Agnetta Lejongard mais cette tension est omniprésente dans le récit, quoique traitée sans artifice, avec modération et finesse. Voilà pour l’aspect contextuel.
Agnetta est une femme de caractère. Ce qui passe très mal dans un monde presque complètement machiste. Parce que c’est une femme moderne, énergique, féministe et volontaire, elle est considérée comme curieuse, bizarre, au pire, dérangeante. C’est ce profil de rebelle qui a poussé Agnetta à couper les ponts avec sa famille.
Pour des raisons que je vous laisse découvrir, Agnetta est forcée de revenir au bercail : la maison Löwenhof, une famille dynastique qui gère un prestigieux établissement d’élevage d’étalons et de juments de race en vue de la reproduction et du maintien de la pureté de la race.
Malgré des amours impossibles, d’interminables disputes avec sa mère et les affrontements inévitables à cause des préjugés propres à son époque, Agnetta demeure résolument une femme d’avenir.
C’est un autre livre sur le thème du féminisme. L’histoire est bien bâtie mais elle n’est pas vraiment originale car la recette réunit les ingrédients habituels ce qui donne à l’ensemble un caractère prévisible. Le livre a toutefois des forces intéressantes. On se retrouve assez facilement dans la galerie de personnages et l’héroïne est particulièrement audacieuse avec un caractère suffisamment trempé pour qu’on s’y attache. Et bien sûr, si vous aimez les chevaux, vous maîtriserez d’autant mieux l’histoire.
Pour moi, le livre comporte deux irritants qui ne seront peut-être pas perçus comme tels par tout le monde. Agnetta et sa mère sont deux femmes que tout oppose. Elles se disputent…et ça recommence. C’est le droit des femmes par opposition au respect dû à la matriarche. Je vous avoue que c’est lassant. Enfin, il y a les amours d’Agnetta…tordus, compliqués. Ça donne le vertige mais ça prépare efficacement à un happy ending, prévisible évidemment.
Bien que bourrée de clichés, l’histoire réserve quelques virements intéressants. Mais ça reste une variation sur un thème connu avec en plus les éléments propres au sagas dynastiques : intrigues de coulisses, secrets de famille, les relations avec la noblesse, etc.
Je n’ai pas accroché comme j’aurais voulu à cette histoire, mais elle est somme toute sympathique, la plume est fluide et le contexte historique capte l’attention. J’ai eu aussi du plaisir à voir évoluer l’héroïne Agnetta.
Suggestion de lecture : LE MONDE SELON GARP, de John Irving
La suite

L’autrice Corina Bomann
BONNE LECTURE
BONNE ÉCOUTE
CLAUDE LAMBERT
le samedi 21 février 2026


Je suis sorti de cette lecture ravi. Quelle plume magnifique que celle d’Yves Beauchemin qui nous a donné entre autres LE MATOU. Je sais bien que ce livre n’a pas été reçu par tout le monde de la même façon. Il a tous les aspects d’un récit pour enfants mais je ne crois pas qu’Yves Beauchemin ait eu à l’idée de soumettre les enfants à un conte de 300 pages.
J’ai beaucoup aimé ce récit malgré certains irritants comme par exemple la surexploitation d’un personnage, le canard athlète, vantard et fanfaron, qui a fini par me taper sur les nerfs. Le dénouement m’a semblé expédié et il y a de la redondance dans le récit quoique l’action s’installe durablement quand la résolution de l’énigme commence à travailler toutes les cervelles, même celui qui n’en a pas comme le gentil squelette.



















J’ai toujours été fasciné par la mythologie. Qu’elle soit grecque, égyptienne, romaine ou scandinave, le sujet m’a fait passer beaucoup de moments forts, peu importe le support : cinéma, télévision, animation, livres de papier, éditions numériques, bandes dessinées, audio…dès qu’il est question des dieux, mon attention se fige surtout depuis la série sur PERCY JACKSON, alors qu’on nous sert une mythologie conforme à l’esprit d’Homère mais dépoussiérée, actualisée, servie au goût du jour pour un lectorat qui en demande toujours plus.
Ces deux petits livres m’ont apporté beaucoup : du divertissement bien sûr, du rire, car l’humour a sa place et plein de nouvelles connaissances sur la mythologie comme des divinités dont je n’avais même pas connaissance comme Dédale, par exemple, le dieu des labyrinthes. Maintenant, je sais d’où vient le nom de la redoutable tempête qui prend naissance dans le pacifique et qu’on appelle TYPHON. L’auteur sait qu’il s’adresse à des jeunes et il a fait le nécessaire pour garder leur attention, les captiver.










Une de mes meilleures lectures à vie
LES RAISINS DE LA COLÈRE est un drame social d’une grande intensité, enveloppant et profondément humain. J’ai été ébranlé, touché, ému par la profondeur des personnages, comme je le fus pour la lecture d’un autre chef d’œuvre de Steinbeck :
Très léger bémol : j’ai trouvé la finale un peu étrange. Comme si l’auteur mettait son récit en suspension, laissant à penser que l’histoire des Joad est une réalité qui perdure partout dans le monde. J’aurais aussi aimé être fixé sur le destin de Tom, personnage central de l’histoire qui disparait presque discrètement vers la fin.

En haut à gauche, l’auteur 
Il était docteur, le papa de Jean-Louis Fournier. Un drôle de docteur qui s’habillait comme un clochard, faisait ses visites en pantoufles et bien souvent ne demandait pas d’argent.


Bienvenue à l’Institut. Quand les enfants y entrent, ils n’en sortent plus. Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ? Aussi angoissant que Charlie, d’une puissance d’évocation égale à Ça, L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre.

