*-J’ai tellement horreur de la violence. -Vous estimez
vraiment que… ? -Différents clans s’intéressent à
l’affaire. Des gens peu désirables… -Je m’en doute.
-Et naturellement, ils complotent les uns contre les
autres. Ce qui complique tout. *
(Extrait : LE CHAT ET LES PIGEONS, Agatha Christie,
publié à l’origine en 1959 chez Collins Crime Club. Édition
révisée en 2011, Le Masque éditeur, 240 pages. Format
numérique pour la présente.)
Le très snob collège de Meadowbank accueille les jeunes filles du meilleur monde : les riches héritières du Commonwealth tout comme les filles de la gentry de Londres et parfois même quelques princesses orientales. Aussi, quand l’une des enseignantes les plus impopulaires est retrouvée morte d’une balle dans le cœur, le scandale est de taille ! L’école sombre dans le chaos et il faudra tout le talent d’Hercule Poirot pour ramener le calme dans cette vénérable institution. D’autant que l’une des élèves semble en savoir trop et pourrait bien être la prochaine victime… un nouveau défi pour le célèbre détective belge.
La pause Agatha
*— Qu’est-ce que vous diriez de vous infiltrer dans
un collège de jeunes filles ? demanda-t-il.
— Un collège de jeunes filles ? répéta le jeune
homme, les yeux écarquillés. Ça, ce serait de
l’inédit !… Qu’est-ce qu’elles bricolent ? Elles
fabriquent des bombes pendant le cours de
chimie ? * (Extrait)
Théâtre des évènements : Meadowbank, un collège un peu snobinard qui accueille les jeunes filles des quartiers huppés de Londres. La professeure d’éducation physique y est assassinée, suivi d’une autre enseignante.
Pour éviter la mauvaise presse, la direction du collège et le commissaire local doivent résoudre rapidement ce mystère, mais ils ne disposent que d’éléments qui s’imbriquent plutôt mal les uns dans les autres : une des pensionnaires est une princesse orientale, des pierres précieuses qui sont convoitées, les services secrets qui s’intéressent à Meadowbank.
Enfin, un jeune jardinier fraîchement arrivé et qui fait un peu artificiel dans le décor. On dirait qu’il n’y a pas de rapport. Le commissaire local y perd son latin mais presqu’à la dernière minute, oncle Hercule vient mettre son petit grain de sel.
Même si c’est loin d’être le meilleur roman que j’ai lu de la grande dame Agatha, c’est toujours un plaisir pour moi de faire un choix dans son imposante bibliographie. Madame Christie est la seule auteure à avoir un petit commentaire récurent sur ce site. C’est la pause Agatha. LE CHAT ET LES PIGEONS est un roman intéressant mais je ne crois pas qu’Agatha Christie y ait mis son plein potentiel.
D’abord, le détective-vedette Hercule Poirot y fait une entrée très tardive, soit dans le dernier quart du livre. Avant l’entrée en scène de Poirot il m’a semblé que le récit traînait un peu en longueur et accusait de l’errance, un peu comme si aucun service de police anglais ne pouvait atteindre des résultats satisfaisant dans la résolution d’un meurtre sans l’apport d’un détective-vedette, privé en plus.
Finalement, quand Poirot intervient vers la fin du récit, c’est avec un calme, me semble-t-il, plus désopilant que d’habitude. Il m’a semblé qu’il ne faisait pas grand-chose…que sa seule présence suffisait pour classer efficacement les indices et en faire sortir les déductions qui s’imposent.
J’ai senti un peu de nonchalance autant en présence de Poirot qu’en son absence. De la part d’une auteure qui maîtrise si bien les codes du polar, j’ai été un peu surpris. L’histoire est un peu déroutante, l’enquête un peu étrange. L’ensemble est sensiblement hors-norme en fait parce que l’auteure inclut la participation des services secrets : l’intelligence service, sans oublier Scotland Yard et une petite touche moyen-orientale..
Je n’ai pas détesté. Disons que ça sort des sentiers battus. Je mentionne toutefois que LE CHAT ET LES PIGEONS ne fait pas bande à part dans l’œuvre de Christie comme LES DIX PETITS NÈGRES. Le concept est simplement un peu différent. Notez que certaines choses ne changent pas comme le petit côté suffisant et imbu d’Hercule Poirot ou encore la résolution des meurtres par le lecteur ou la lectrice.
Il y a aussi l’humour à l’anglaise qu’on retrouve partout dans l’œuvre de la *reine du crime*. Comme d’habitude, j’ai dû donner ma langue au chat et attendre que le célèbre détective mette un point final. Pour l’aspect *défi au lecteur*, Agatha Christie ne m’a jamais déçu.
Pour le reste, j’ai trouvé l’ensemble un peu ennuyant. Je n’ai jamais vraiment senti l’urgence dans l’œuvre d’Agatha Christie mais ici, on dirait que Poirot n’est apparu que pour sauver les meubles. En fin de compte, j’ai pu m’accrocher aux forces de l’auteur et j’ai pu raisonnablement apprécier cette nouvelle pause Agatha.
Suggestion de lecture : LA PIEUVRE, de Julie Rivard

Agatha Christie (1890-1976) est la reine incontestée et inégalée du roman policier classique. Née à Torquay, son premier roman La Mystérieuse Affaire de Styles est publié en 1920 et voit la naissance d’un écrivain et d’un personnage : Hercule Poirot. Très vite, sa renommée est mondiale. Elle est à la tête d’une prodigieuse production littéraire et reste aujourd’hui l’un des auteurs les plus lus à travers le monde, toutes générations confondues.
Note : pour lire mon commentaire sur À L’HÔTEL BERTRAM d’Agatha Christie,

Pour consulter la bibliographie d’Agatha Christie avec vue sur la page couverture, cliquez ici.
Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 21 août 2022
Boudé par ses clients, le « plus grand détective de l’empire britannique » dépérit. March Middelton, son acolyte, commence à s’inquiéter. Jusqu’à ce qu’un individu, membre du « Club du dernier survivant », fasse appel aux services de Sydney… et ait l’impudence de passer de vie à trépas dans son salon ! Une mort pour le moins suspecte. Quel est donc ce club de gentlemen où le jeu est de réussir à rester en vie tout en éliminant les autres ? Les indices pointent la maison maudite de la baronne Foskett…

Journaliste et romancière, Sophie Loubière publie son premier polar dans la collection « Le Poulpe ». Son univers : la maltraitance des sentiments, les secrets coupables de l’enfance. Femmes au bord du précipice ou vieilles dames indignes, de Paris à San Francisco (Dans l’œil noir du corbeau), de sa Lorraine natale à la route 66 (Black coffee), elle construit son ouvrage, plonge le lecteur dans un trouble profond, puisant son inspiration dans des faits réels ou dans ce qui la touche intimement. En 2011, le succès de L’Enfant aux cailloux lui vaut une reconnaissance internationale. À la mesure de nos silences (2015), est un hymne à la vie, entre ombre et lumière. La narration est une autre corde à son arc.
Kate Bishop vit et travaille à Chicago. Elle pensait être une femme ordinaire, jusqu’au jour où, impliquée malgré elle dans l’enquête sur le meurtre de son frère, elle découvre qu’elle dispose d’un don : la capacité d’identifier les criminels en les regardant dans les yeux.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. 
Alors qu’elle dépose ses courses dans le coffre de sa voiture, une femme est jetée au sol par un individu qui prend la fuite à bord du véhicule. Pour la police, c’est un banal fait divers, l’agresseur ne s’est sans doute pas rendu compte de la présence d’une fillette sur la banquette arrière. Mais le scénario s’assombrit : l’enfant reste introuvable et une deuxième petite fille disparaît dans les mêmes circonstances. Les commissaires vont plonger dans l’horreur à l’état pur.

Fille d’universitaires anglais, Mo Hayder est née à Londres. À 16 ans, en 1978, elle quitte brutalement sa famille et exerce divers petits emplois avant de partir, à l’âge de 25 ans, au Japon où elle réside pendant deux ans. Attirée par le cinéma d’animation, elle s’installe à Los Angeles pour y entreprendre des études de cinéma. De retour en Grande-Bretagne, Mo Hayder décide alors de se consacrer à l’écriture.
Qui a dit que le croque-mitaine, c’est de la foutaise? Dans un futur pas si lointain, Kay Frarma, analyste comportementale dans un bureau régional de la police d’une ville moyenne, s’ennuie à mourir à brosser le portrait psychologique de petits malfrats sans envergure. Elle ne se doute pas que bientôt, sa vie va basculer d’une effroyable manière. Elle devient la cible d’un tueur en série qui parsème les lieux qu’elle fréquente de bouts de cadavres non identifiables. Dans quel but? Est-ce que le Tueur tente de lui passer un message ou ses actes cachent-ils d’autres agissements encore plus macabres?

Au terme d’une traque impitoyable dans les forêts de Lainio, en Laponie suédoise, un ours féroce est abattu. Dans sa panse : les restes d’un homme…cette macabre découverte est suivie quelques mois plus tard par l’assassinat d’une femme à coups de fourche. Chargée de l’enquête, la procureure Rebecka Martinsson ne tarde pas à recouper ces faits a priori sans rapport : les deux victimes avaient un lien de parenté ; ils étaient père et fille.



Privé de son quotidien de prédilection, Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, se retrouve à éplucher les faits divers d’un journal de province. Il s’entiche d’une affaire étrange qui va le mener dans la noirceur des secrets d’une des familles les plus puissantes de Courchevel. Un magnat du monde de la nuit laissé pour mort au beau milieu de son chalet de luxe et de vieilles connaissances de Gabriel accusées à tort, c’est le Poulpe au pays de l’or blanc.
Né à Annecy en Haute-Savoie, Florian Dennisson quitte les bancs de la fac pour se consacrer à sa première passion : la musique. Il écumera les salles de concert du monde entier avec pour compagnon fidèle : l’écriture. Les paroles couchées sur des carnets font peu à peu place aux histoires avec l’envie de faire frissonner, de faire vibrer et d’interroger, en silence cette fois.



L’Inspecteur en Chef Jeff Barton est de retour pour enquêter sur une série d’ assassinats de jeunes hommes le soir de leur enterrement de vie de garçon à Manchester. Est-ce le fait d’un psychopathe ou l’œuvre angoissante d’une personne agissant pour le compte d’une autre et prête à tout pour se sentir exister ?