*Depuis trois semaines, John Allen Bishop gardait
le diable enchaîné dans la cave. Le diable de
passage à Chicago ? Pour y faire quoi, exactement ?
John n’en savait rien, et son prisonnier n’était pas
loquace. Mais la situation, ces derniers jours,
devenait de plus en plus inquiétante. *
(Extrait : LES SANCTUAIRES DU MAL, Terry Goodkind,
édition originale, Bragelonne 2017, édition de papier 409p.)
Kate Bishop vit et travaille à Chicago. Elle pensait être une femme ordinaire, jusqu’au jour où, impliquée malgré elle dans l’enquête sur le meurtre de son frère, elle découvre qu’elle dispose d’un don : la capacité d’identifier les criminels en les regardant dans les yeux.
Mais ce don est aussi une malédiction : il fait d’elle une cible. Terrifiée par cette révélation, Kate est contactée par Jack Raines, un mystérieux auteur qui prétend être le seul à pouvoir l’aider. Il possède d’obscures connexions dans le dark Web. Alors qu’une horde de tueurs, sortes de super-prédateurs, s’est lancée à ses trousses, Kate doit se battre pour sa vie.
Les abysses de la toile
*Dans la vaste configuration du monde, dit-il en enfonçant un pouce dans l’orbite gauche de John, tout ça n’a aucune importance. Après tout, l’univers aussi est aveugle. Alors qu’il sombrait dans un océan de souffrance qu’il pressentait sans fond, John entendit à peine ces mots. La douleur dans ses yeux devint insupportable… * (Extrait)
LES SANCTUAIRES DU MAL est un récit sombre mais original imprégné d’un caractère fantastique. L’histoire comporte des passages haletants mais son rythme est inconstant. Voyons ça en détail.
Voici l’histoire de Kate Bishop de Chicago, impliquée malgré elle dans l’enquête sur le meurtre de son frère John. John avait un don qui lui a valu la mort : il pouvait déceler un criminel en regardant ses yeux. Kate découvre qu’elle a le même don mais il va encore plus loin : elle peut déterminer le nombre de victimes potentielles, la façon dont ils vont mourir et dans combien de temps.
Kate a peur de ce pouvoir et elle a raison, les meurtriers, appelés prédateurs sont à sa poursuite…Kate est par la suite prise en charge par un mystérieux personnage qui peut déceler les porteurs de pouvoir comme celui de Kate. Le super-prédateur Jack Raines tente de remonter une mystérieuse et implacable filière pour atteindre le SANCTUAIRE DU MAL.
Le récit développe deux éléments majeurs : d’abord, le partenariat entre Kate et Jack qui explique très graduellement les raisons pour lesquelles les personnes ayant le don de Kate sont recherchées pour être mises à mort.
Deuxième élément, tributaire du premier, l’auteur nous entraîne dans une angoissante descente jusque dans les basses fosses d’internet, le dark web, accessible grâce à une simple passerelle facile à trouver, le logiciel T.O.R. Certains sites dont LE SANCTUAIRE DU MAL, d’une inimaginable monstruosité ne sont pas sans rappeler HELL.COM de Patrick Sénécal.
Si vous avez lu ce livre, Rappelez-vous Saul, le richissime homme d’affaire qui voulait profiter des services illicites du dark web et rappelez-vous ce qu’il s’est fait dire :
*…<Sachez que l’enfer est partout et qu’il accueille deux classes de résidents : les démons et les damnés. La grande majorité des humains font partie de la seconde classe ; seuls les privilégiés comme vous appartiennent à la première.. » (Extrait : Hell.com) À ce titre le livre de Goodkind pourrait vous donner froid dans le dos.
C’est une histoire bien imaginée, très bien écrite et très descriptive. Trop par moment, c’est le principal irritant du livre : des dialogues et même des monologues qui ne finissent pas de finir. C’est Jack Raines qui entraîne le lecteur dans ce qu’on pourrait appeler un cours de prédation 101.
Ces bavardages ont l’effet de diluer l’intrigue, simplement pour décrire une façon de vaincre le mal, ce qui nous ramène à l’éternelle dualité entre le bien et le mal. J’aurais préféré un meilleur équilibre entre les dialogues et l’action qui est la principale force du récit.
L’ouvrage est quand même bien documenté et m’a même poussé à une recherche supplémentaire…assez pour réaliser que la description que Goodkind fait des bas-fonds d’internet est assez juste. C’est crédible. Malgré quelques passages très tirés par les cheveux et quoiqu’on dise des longueurs générées par une théorie originale sur la lutte contre le mal, je crois que cet essai dans le thriller est réussi.
Somme toute, c’est un bon livre dont on peut pardonner les longueurs au profit des passages addictifs et de l’originalité du sujet. Sur la finale, je suis très mitigé, presque frustré. Au moment d’écrire ces lignes, il n’y a pas de suite annoncée mais on dirait bien que la finale obscure de LES SACTUAIRES DU MAL s’y prête. Nous verrons…
Suggestion de lecture : PANDEMIA de Frank Thilliez

Terry Goodkind est un nouveau prodige de la Fantasy américaine. En quelques mois, son cycle de L’Epée de Vérité est devenu un best-seller international. Il a réussi l’exploit de réunir tous les publics sous sa bannière. Traîtrise, aventure, intrigue, amour, tous les ingrédients sont réunis dans ce cycle pour en faire la plus grande fresque de Fantasy depuis Tolkien.
Né en 1948 à Omaha, Nebraska, Goodkind a d’abord intégré une école d’art de la ville pour se spécialiser dans la représentation de la faune et de la flore pour enfin s’intéresser à la restauration d’artéfacts rares du monde entier. Puis il écrira encore et encore en commençant par LA PREMIÈRE LEÇON DU SORCIER en onze tomes.
Bonne lecture
Claude Lambert
Le dimanche 31 juillet 2022
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. 
Alors qu’elle dépose ses courses dans le coffre de sa voiture, une femme est jetée au sol par un individu qui prend la fuite à bord du véhicule. Pour la police, c’est un banal fait divers, l’agresseur ne s’est sans doute pas rendu compte de la présence d’une fillette sur la banquette arrière. Mais le scénario s’assombrit : l’enfant reste introuvable et une deuxième petite fille disparaît dans les mêmes circonstances. Les commissaires vont plonger dans l’horreur à l’état pur.

Fille d’universitaires anglais, Mo Hayder est née à Londres. À 16 ans, en 1978, elle quitte brutalement sa famille et exerce divers petits emplois avant de partir, à l’âge de 25 ans, au Japon où elle réside pendant deux ans. Attirée par le cinéma d’animation, elle s’installe à Los Angeles pour y entreprendre des études de cinéma. De retour en Grande-Bretagne, Mo Hayder décide alors de se consacrer à l’écriture.
Qui a dit que le croque-mitaine, c’est de la foutaise? Dans un futur pas si lointain, Kay Frarma, analyste comportementale dans un bureau régional de la police d’une ville moyenne, s’ennuie à mourir à brosser le portrait psychologique de petits malfrats sans envergure. Elle ne se doute pas que bientôt, sa vie va basculer d’une effroyable manière. Elle devient la cible d’un tueur en série qui parsème les lieux qu’elle fréquente de bouts de cadavres non identifiables. Dans quel but? Est-ce que le Tueur tente de lui passer un message ou ses actes cachent-ils d’autres agissements encore plus macabres?

Au terme d’une traque impitoyable dans les forêts de Lainio, en Laponie suédoise, un ours féroce est abattu. Dans sa panse : les restes d’un homme…cette macabre découverte est suivie quelques mois plus tard par l’assassinat d’une femme à coups de fourche. Chargée de l’enquête, la procureure Rebecka Martinsson ne tarde pas à recouper ces faits a priori sans rapport : les deux victimes avaient un lien de parenté ; ils étaient père et fille.



Privé de son quotidien de prédilection, Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, se retrouve à éplucher les faits divers d’un journal de province. Il s’entiche d’une affaire étrange qui va le mener dans la noirceur des secrets d’une des familles les plus puissantes de Courchevel. Un magnat du monde de la nuit laissé pour mort au beau milieu de son chalet de luxe et de vieilles connaissances de Gabriel accusées à tort, c’est le Poulpe au pays de l’or blanc.
Né à Annecy en Haute-Savoie, Florian Dennisson quitte les bancs de la fac pour se consacrer à sa première passion : la musique. Il écumera les salles de concert du monde entier avec pour compagnon fidèle : l’écriture. Les paroles couchées sur des carnets font peu à peu place aux histoires avec l’envie de faire frissonner, de faire vibrer et d’interroger, en silence cette fois.



L’Inspecteur en Chef Jeff Barton est de retour pour enquêter sur une série d’ assassinats de jeunes hommes le soir de leur enterrement de vie de garçon à Manchester. Est-ce le fait d’un psychopathe ou l’œuvre angoissante d’une personne agissant pour le compte d’une autre et prête à tout pour se sentir exister ?


Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. 