Commentaire sur le livre de
SCARLETT SAINT.CLAIR

*Hecate lui sourit tendrement et gratta la petite bête derrière l’oreille :
– Voici Gale. Elle était humaine, avant, mais elle était idiote, alors je l’ai transformée en furet. *
Extrait : HADÈS ET PERSÉPHONE, de Scarlett St-Claire. Édition de papier : Hugo poche éditeur, 2023, 508 pages. Format numérique : Hugo roman éditeur, 2022, 3487KB, version audio : Theleme éditeur, 2023, durée d’écoute : 11 heures 51 minutes, narratrice Fanny Gatbelza.

AVANT-PROPOS

Hadès est le dieu grec des Enfers, des morts, de la richesse, de la terre et du feu infernal. Fils de Cronos et Rhéa, il est le frère cadet de Hestia, Déméter et Héra ainsi que le frère aîné de Poséidon et Zeus. Époux de Perséphone, on lui prête un enfant divin : Macaria.

Dans la mythologie et la religion grecque antique, Perséphone, également appelée Kore ou Cora, est la fille de Zeus et Déméter. Elle est devenue la reine des enfers après son enlèvement et son mariage avec son oncle Hadès, le roi des enfers.
AMOUR INFERNAL

Encore un autre livre basé sur la mythologie grecque servie à la moderne sauf qu’ici elle est tout à fait dénaturée et plutôt fantaisiste. La mythologie servie au goût du jour me plait en général tant qu’elle a de la consistance et des éléments pour me captiver. C’est ce à quoi m’a habitué, entre autres Rick Riordan avec son célèbre Percy Jackson
HADÈS ET PERSÉPHONE n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Les principaux Dieux gèrent une boîte de nuit, avec assistants et chauffeurs comme le cyclope d’Hadès, Perséphone est journaliste et travaille avec Adonis qui, en passant, est le salaud de service. On retrouve entre autres, Hermès, Demeter, Aphrodite et bien sûr Hadès qui parie, dans sa boîte de jeux, des défis impossibles à relever.
Une chose n’a pas changé dans le livre de Scarlett St. Clair, les dieux sont vicieux, pervers et prennent plaisir à tourmenter les hommes ou à se jouer d’eux. À ce titre, je dois admettre que les deux personnages principaux sont relativement forts même si Perséphone me semble parfois aux limites de l’insignifiance
Je m’attendais un peu à une romance et même une romance érotique. J’ai plutôt eu l’impression de lire un roman *jambes en l’air* farci de scènes de sexe livrées avec un luxe de détails :
*Elle ne se lasserait jamais de le voir nu. Hadès était l’incarnation du péché et du sexe, et son odeur l’enveloppait, collant à ses cheveux et sa peau. Elle baissa les yeux sur sa verge épaisse et gonflée. Elle tendit la main vers son érection, sans peur ni pensée, et Hadès siffla lorsqu’elle la prit dans sa main. * (ce n’est qu’un extrait mais ça va beaucoup plus loin)
Il y a une certaine intrigue sentimentale, mais elle est pâlotte, occultée par l’urgence sexuelle. Ça donne un roman long, répétitif, redondant et, à la limite, ennuyant. Il est aussi bourré de clichés et sans nuance.
Transposer la mythologie grecque à nos temps moderne est encore gagnant sur le plan littéraire tant qu’il y a une direction, de la substance, de l’intrigue. Dans Hadès et Perséphone, l’intrigue est diluée dans le sexe et une galerie de personnages qui, pour plusieurs, ne servent à rien.
Malheureusement, une idée qui était à la base prometteuse a été développée à la façon de 50 NUANCES DE GRIS, probablement le livre le plus niais que j’ai lu. Peut-être suis-je sévère, à contre-courant même, mais à part la vulgarité, la crudité et le caractère torride de l’ouvrage, je n’ai trouvé que du vide. Dommage. Car au départ, j’ai trouvé l’idée intéressante et prometteuse. J’ai déchanté assez vite.
Suggestion de lecture : L’ILIADE ET L’ODYSSÉE, de Homère

Scarlett St. Clair est l’auteure à succès de la saga Hadès & Perséphone. Elle est titulaire d’une maîtrise en bibliothéconomie et en sciences de l’information et d’une licence en écriture anglaise. Elle est obsédée par la mythologie grecque, les meurtres mystérieux et la vie après la mort. Vous pouvez trouver des mises à jour sur ses livres à www.scarlettstclair.com.
BONNE LECTURE
BONNE ÉCOUTE
CLAUDE LAMBERT
le dimanche 25 octobre 2026













La question qui se pose est celle-ci : Comment se protéger d’un ennemi qui nous traque jusque dans nos rêves ? Ce pavé de science-fiction et de fantastique m’a captivé. Il n’y avait qu’un pas à faire de l’auteur pour transformer cette histoire en récit d’horreur. Il s’en est bien gardé. L’univers onirique est complexe. Lafond a préféré donner un produit crédible d’une grande profondeur capable d’aller chercher le lecteur et lui donner de la matière à réfléchir et à se divertir.




Il était docteur, le papa de Jean-Louis Fournier. Un drôle de docteur qui s’habillait comme un clochard, faisait ses visites en pantoufles et bien souvent ne demandait pas d’argent. Ses patients lui offraient un verre.







Ce livre est en fait une parodie de science-fiction, un genre littéraire difficile à renouveler, à rafraîchir. Même si le livre a été publié en 1957 avec les réalités politiques et sociales de l’époque, l’histoire n’a pas vieilli et Brown s’amuse à jeter sur la Société un regard humoristique quoique parfois caustique. Et cette critique des tendances humaines s’appliquerait encore aujourd’hui je crois.








