Commentaire sur la BD de
ANDRÉ FRANQUIN
avec la complicité de Jidéhem
Cette édition de la collection Gaston Lagaffe intègre toutes les planches réalisées par André Franquin, certaines inédites. Chacune d’elle a été remasterisée d’après le trait original et délicieusement recoloriée au plus près des souhaits de l’auteur. Gaston Lagaffe demeure un des plus fameux personnages de la BD,
rêveur et inventif, aux trouvailles aussi inattendues que catastrophiques. Né du journal de Spirou, un bébé d’Yvan Delporte, Gaston Lagaffe est un antihéros évoluant aux côtés de personnages connus et appréciés des amateurs de BD dont Fantasio. (publié en album à partir de l’année 1960.)
Beatnik et gauche mais tellement sympa


(Extrait GAFFES À GOGO #2 par Franquin et Jidehem, BD, Dupuis éditeur, 1962, numérique)
J’ai accueilli avec satisfaction l’initiative des éditions Dupuis qui ont mis à jour, dans l’ordre chronologique, les aventures du plus singulier et célèbre *gars de bureau* imaginé en bande dessinée : Gaston Lagaffe. C’est ainsi que j’ai renoué avec un autre de mes copains d’enfance qui s’ajoute à Tintin, Astérix, Quick et Flupke et même Bob Morane. Gravitant autour de Gaston, j’ai été aussi heureux de retrouver Spirou et Fantasio.
Évidemment le personnage central demeure Gaston, irrésistible, paresseux débordant d’imagination et affichant en permanence l’air cool et naïf qui n’est pas sans rappeler l’image typique du beatnik américain. Toute l’imagination de Gaston est investie dans toutes sortes de trucs et d’essais pour éviter de travailler et pour gaffer. J’ai toujours trouvé étrange voir inexplicable qu’il ne se fasse pas mettre à la porte. Déjà comme premier lecteur, je me posais la question. On peut considérer que le personnage est irrésistible. En tout cas, à l’époque, il m’avait conquis.
Je suis tombé sur GAFFES À GOGO tout à fait par hasard en explorant internet, plus précisément une application de lecture en ligne, ce qui m’a permis de découvrir les éditions de la deuxième génération, avec entre autres des couleurs retravaillées et quelques inédits dont une bande dessinée de Gaston destinée à la publicité d’une limonade appréciée en Belgique, de la marque PIEDBOEUF.
Je n’ai pas vraiment apprécié qu’on prête à Gaston un caractère mercantile d’autant que ça ne s’adresse qu’au lectorat belge. Pour le reste, je me suis régalé et surtout, je me suis rappelé de bons souvenirs de mon enfance alors que déjà, j’effectuais mes petites visites régulières à la bibliothèque municipale.
Qu’est-ce qui m’a attiré et qui m’attire encore chez Gaston ? Avant d’être paresseux, il est surtout gaffeur et ses gaffes créent des situations impossibles qui amène le jeune lecteur à pouffer de rire. Je ne sais pas si Franquin allait ouvrir un bal avec ce personnage extraordinaire qu’est Gaston mais pensez à toutes ces comédies que nous offrent la littérature, même classique, le cinéma, le théâtre…quelle proportion de ces comédies sont basées sur le phénomène de la gaffe, pensez à Pierre Richard, avec le DISTRAIT entre autres, Jerry Lewis, Charlie Chaplin, le grand Molière, et j’en passe.
Les gaffes pour autant qu’elles ne sont pas trop dramatiques ont toujours provoqué le rire…la bonne humeur…la détente. Franquin y a jouté sa petite touche et a fait l’effort de rendre son personnage le plus universel possible dans une série accessible à tous les âges, donc même les adultes y trouvent leur compte. Si vous ne l’avez pas déjà fait, faites connaissance avec Gaston Lagaffe et laissez-vous aller. Si cela vous intéresse, un dossier complet sur le célèbre personnage a été publié par Wikipédia. Cliquez ici.
Suggestion de lecture : YUL ET SA CLIQUE, une BD de Julien Mariole


En haut, André Franquin (1924-1997) est un auteur belge francophone de bandes dessinées, connu surtout pour les séries Spirou, Fantasio, GASTON, Modeste et Pompon. Il est aussi créateur d’un animal imaginaire mais très sympa : Le Marsupulami.
En bas à gauche, Yvan Delporte (1928-2007) scénariste belge francophone de bandes dessinées et rédacteur en chef du journal Spirou de 1956 à 1968. Yvan Delporte fut le premier scénariste de Gaston Lagaffe.
En bas à droite, Jidéhem de son vrai nom Jean De Mesmaeker (1935-2017) bruxellois, scénariste, dessinateur et décoriste de bandes dessinées. Il assistera pendant un bon moment André Franquin pour les séries SPIROU ET FANTASIO et GASTON LAGAFFE.
BONNE LECTURE
Claude Lambert
le dimanche 11 février 2024

À Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets… Un mystérieux tueur en série assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique « livre sans nom »… La seule victime encore vivante du tueur, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique… Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring…le tout constitue un thriller très singulier…

LE LIVRE SANS NOM est aussi un clin d’œil au livre célèbre de Koji Suzuki RING, adapté au cinéma sus le titre français LE CERCLE. On sait que dans cette histoire, des ados meurent après avoir regardé une certaine cassette vidéo. Dans UN LIVRE SANS NOM, anonyme comme la cassette de Suzuki, c’est un livre qui tue. Si vous voulez préciser davantage les liens qui unissent les deux œuvres, consultez mon article sur le livre de Suzuki publié sur ce site le 6 août 2017.
Lorsque Marine met au monde son petit garçon, celui-ci est rouge. Mais vraiment rouge ! Et cette particularité va faire son cauchemar. Nombreux sont ceux qui voudront le disséquer, en faire un messie, un produit marketing ou un antéchrist à détruire… « L’Enfant rouge » est la première nouvelle d’un recueil qui déborde d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres. Karim Berrouka convoque des cauchemars, des fantômes, des monstres et pire que tout, des hommes, pour nous faire rire, parfois jaune.



Promu sergent dans le nord de l’Argentine, Esteban Pantoja s’apprête à fêter son avancement en compagnie de sa femme et de sa fille. Pour eux, ce soir-là, tout va basculer… Adela est serveuse dans un bar de nuit de La Paz. Un boulot comme un autre, en attendant mieux. Depuis quelques mois, elle se bat contre des visions qui la hantent jour et nuit. Ils s’appellent Sergio, Kamila, Federico et Diego. Ils sont jeunes, ils ont la vie devant eux. La vie… et un énorme conteneur, abandonné au cœur de la jungle. Rien ne les vouait à se rencontrer. Et pourtant, leurs destins sont liés. Tous vont être les témoins de la folie d’un homme. Car au plus profond de la forêt amazonienne, tapi dans son antre, un serpent attend son heure…

Dans la nuit, une jeune fille court afin d’attraper son train. Elle désire partir au plus vite. Mettre des kilomètres entre elle et cette secte où elle vient de passer plusieurs mois, éprouvants, éreintants. Dans la tranquillité du train qui file vers Paris, Marion se souvient de l’itinéraire qui l’a amenée jusqu’ici : publicitaire aux soirées aussi remplies que les jours, en rupture amoureuse et familiale, elle suit les conseils d’un ami qui lui propose de venir se ressourcer, s’épanouir grâce à des techniques scientifiques parfaitement éprouvées. Marion met, avec espoir, le doigt dans un engrenage – celui de l’Église de Scientologie – dont il lui faudra des années pour s’extirper entièrement.


Le livre saisit toute l’importance que gardent, à notre époque, les mythes et les légendes, qui sont le fondement même de notre culture, et où nous puisons encore une si large inspiration. Remontant aux sources, c’est chez les poètes Homère, Hésode, Pindare, Ovide qu’Édith Hamilton retrouve la substance des grands thèmes mythologiques et nous les restitue, dans leur spontanéité, sous forme de merveilleuses histoires : Orphée et Eurydice, Tantale et Niobé, les travaux d’Hercule, le défi d’Icare, la descente de Thésée aux Enfers De l’avis unanime, un ouvrage clair et complet. 


Il était docteur, le papa de Jean-Louis Fournier. Un drôle de docteur qui s’habillait comme un clochard, faisait ses visites en pantoufles et bien souvent ne demandait pas d’argent.

L’Interzone. Un territoire qui ne figure sur aucune carte, situé quelque part entre New York et Tanger, dédale infini de rues Un lieu fantomatique, où se réfugie William Lee après avoir accidentellement tué sa femme. Persuadé d’être un agent secret au centre d’une gigantesque machination, Lee commence à rédiger des rapports pour le compte d’une mystérieuse corporation internationale, communiquant avec elle par l’intermédiaire d’une machine à écrire fort loquace…Vertigineuse descente aux enfers de la drogue –

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la Police Judiciaire de Nantes, et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire et son adjointe, affrontent un ennemi invisible. Toutes les polices seront mobilisées pour neutraliser la menace de la science complice du crime.