<Il retint son souffle, jetant un regard par derrière,
il vit que Davis était mort, du sang partout autour.
Quelque part, quelqu’un hurlait. Une autre balle
s’abattit dans la carrosserie en fibre de verre de
la fourgonnette, juste à quelques centimètres de
sa tête.>
Extrait : LA FOURCHE DU DIABLE, Mark Terry, AdA
éditeur, 2007, édition de papier, 515 pages.

À: Dr Derek Stillwater, Ph.D
De: James Johnston, ministre
Ministère de la sécurité intérieure
CODE ROUGE
Évaluer, coordonner et enquêter immédiatement au sujet de l’assaut contre l’U.S. Immunological Research à Baltimore, MD. Les rapports préliminaires indiquent le vol d’un agent infectieux biogénétique de niveau biosécurité 4 par des sujets inconnus. FBI sur place. Donnez des nouvelles aussi vite que possible.
Soyez avisé que Chimera M13 est extrêmement contagieux et a été conçu pour tuer en 24 heures.
IL N’EXISTE PAS DE VACCIN
L’assaut de l’infiniment petit
<Derek ravala un hurlement alors que son corps explosait
soudainement comme s’il était en feu. Chaque neurone
brûlait, hurlant à son cerveau qu’il était en flamme…
roussissait, virait au noir, se détachant de son corps. >
-Extrait-

LA FOURCHE DU DIABLE est une variation d’un thème déjà exploité par l’auteur : Le bioterrorisme. Voir LE BAISER DU SERPENT -Claude Lambert, 27 août 2017.
C’est un livre riche en émotions fortes, d’autant qu’au moment d’écrire ce commentaire, notre planète tente, tant bien que mal, de gérer la pandémie mondiale de COVID 19. En jetant un œil sur le synopsis, vous allez comprendre que le livre peut laisser une petite gêne, ce que n’avait sans doute pas prévu l’auteur quand il a publié son livre en 2007.
Voyons voir : Une cellule terroriste appelée <Les Anges déchus> attaquent la Maison Blanche et massacre tous les hauts responsables et officiers supérieurs du gouvernement américain à l’exception du président et d’un ministre. En quelques secondes, le gouvernement américain est décapité. Mais pire encore, la cellule attaque un laboratoire de biosécurité 4, tue tout le monde à l’exception d’un scientifique et vole un virus mortel, extrêmement contagieux et conçu pour tuer en quelques heures, appelé CHIMERA 13…un horrible cauchemar de fin du monde.
Désemparé, le dernier haut-responsable vivant aux États-Unis, fait appel au seul homme capable de neutraliser les Anges déchus et le Chimera. Tout le récit repose sur cet homme : Derek Stillwater…tout à fait le genre qui me plait dans ce roman où on tente de rattraper Armageddon : mufle, caractériel, spontané, mal embouché, froid, ombrageux : <Lorsqu’on m’appelle pour le boulot, ça veut habituellement dire que la fin du monde est proche.> Extrait.
L’auteur n’a perdu ni temps ni encre pour donner à Stillwater des états d’âmes et contrairement au légendaire James Bond, il est tabassé, tiré, égratigné et sans jeu de mot, je dirais que sa chance est chancelante. J’ai beaucoup apprécié ce personnage. À quel prix croyez-vous qu’il pourrait sauver le monde. LA FOURCHE DU DIABLE est un roman à saveur techno anxiogène et à haut débit.
Je recommande ce livre pour plusieurs raisons : on prend plaisir à suivre le personnage principal. Il est atypique. On ne comprend pas toujours le chemin qu’il emprunte mais on s’y attache. Au moment d’écrire ce commentaire, le roman est d’une extraordinaire actualité. Ce genre de laboratoire qui abrite la fin du monde existe. Sont-ils tous d’une sécurité à toute épreuve ? Et si quelque chose s’en échappait ? Puis le livre procure frissons et émotions.
Ça pousse à la réaction sur l’errance scientifique, le pouvoir et l’éthique et bien évidemment sur le terrorisme. La question qui se pose est la plus actuelle qui soit : peut-on arrêter une personne résolument décidée à tuer et à mourir pour une idée ? Émotions garanties et même, beaucoup trouveront ce livre addictif. Développement bien structuré, fil conducteur solide. Quelques longueurs relatives aux explications scientifiques mais ça vaut la peine.
Suggestion de lecture : PROJET ANASTASIS, de Jacques Vandroux
Mark Terry est un auteur américain, né en 1964. Après avoir passé 18 ans à travailler dans la génétique, il se tourne vers l’écriture à plein temps. LE BAISER DU SERPENT est son deuxième roman, publié un an après LA FOURCHE DU DIABLE publié en 2007. Son diplôme en microbiologie et son expérience dans le domaine des maladies infectieuses et en génétique lui ont été très utiles jusqu’à maintenant dans sa carrière d’écrivain. Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, il n’y a pas de titres récents à signaler. En fait, il semble que la carrière d’auteur de Mark Terry ait pris fin avec LA FOURCHE DU DIABLE en 2007.
Bonne lecture
Claude Lambert
Le vendredi 13 octobre 2023
Cinq années ont passé. Aurore est maintenant reine de la Lande, et Philippe prince d’Ulstead. Il est temps pour les deux amoureux de vivre heureux pour toujours… non ? Eh bien non ! Des fées disparaissent chaque jour dans la Lande, et quelque chose de diabolique semble se tramer. De son côté, Aurore se lie avec la reine Ingrith, la mère de Philippe, et Maléfique se dresse contre cette femme qui méprise toutes les valeurs qui lui sont si chères… L’amour saura-t-il triompher ? La Princesse Aurore pourrait bien être la cible d’une malédiction irrévocable.





Un homme est laissé pour mort dans un parking avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ressuscitera avant de se venger de ses ennemis. C’est l’histoire d’un Monte-Cristo des temps modernes, un suspense inspiré de faits réels mais où tout est inventé, au cœur du milieu marseillais. Dans ce roman dont Marseille est le héros, toute ressemblance avec des personnages ayant existé n’est pas toujours fortuite. L’auteur a fait du vrai avec du faux et du faux avec du vrai. C’est pourquoi, ici, tout est vrai et tout est faux, comme dans les livres, comme dans la vie, comme en Provence.

Franz-Olivier Giesbert est né en 1949 dans le Delaware aux États-Unis. C’est un auteur, biographe, journaliste et présentateur de télévision exerçant en France. Sa carrière est impressionnante et parfois controversée. Pour en savoir plus sur Franz-Olivier Giesbert, consultez le dossier complet publié sur
George, jeune radiologue, a contribué à la création d’un smartphone qui permet d’ausculter le patient en direct, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et de lui délivrer diagnostics et ordonnances. Un bijou qui pourrait bien réduire de façon spectaculaire les dépenses de santé aux États-Unis. Mais les choses se gâtent quand les participants à la phase test décèdent les uns après les autres… 
Nouveau numéro de la série ASTÉRIX AUDIO avec 8 voix, musique et bruitage
Je ne peux que répéter mes propos déjà publiés : *Il est probablement normal qu’un auditeur du troisième âge qui écoute un livre audio d’Astérix ait une certaine nostalgie de la bande dessinée. Mais ce qui est plus important est que la production audio pourrait permettre aux enfants de faire connaissance, sans aucun avant-goût avec les personnages principaux de la bande dessinée européenne la plus vendue dans le monde, soit près de 400 millions d’exemplaires cumulés en cent onze langues.





Extrait de l’adaptation cinématographique de INDIAN HORSE de Richard Wagamese sorti en salle en 2018, réalisé par Stephem Campanelli, scénarisé par Dennis Foon. L’histoire est surtout centrée sur un jeune canadien des premières nations : SAUL CHEVAL INDIEN un Ojibwe du nord ontarien. Le destin amène Saul à survivre au pensionnat indien et devenir un joueur de hockey étoile. Le film a principalement tourné à Sudbury et à Peterborough et a remporté le premier prix au Festival Du Film de Vancouver. Sur la photo à gauche, Forest Goodluck incarne Saul Cheval Indien à l’âge de 15 ans.



J’ai reconnu très vite et avec plaisir la plume visionnaire et onirique de Jules Verne, qui a embelli mon adolescence et jusqu’à aujourd’hui encore en me faisant voyager dans des univers extraordinaires : DE LA TERRE À LA LUNE, CINQ SEMAINES EN BALLONS, VING-MILLE LIEUES SOUS LES MERS, MICHEL STROGOFF, VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE…*Avec Jules Verne, vous pouvez aller partout et de toutes les façons possibles…par tous les temps : il vous suffit de puiser dans le trésor des voyages extraordinaires.* (Extrait du supplément)
Pour moi, ce n’est pas le meilleur de Verne à cause du personnage principal que l’auteur a imaginé trop mécanique, trop stoïque. Peu sympathique et à peu près pas attachant. Mais ma lecture a été sauvée par deux éléments en particulier. Premièrement, le deuxième personnage en importance : Jean Passepartout, valet de Fogg, un sympathique bavard rusé et surtout extrêmement intuitif. Il est sympathique, drôle, attachant et fera la différence dans cette extraordinaire aventure.
Malgré un personnage principal plutôt froid et très *british* j’ai beaucoup aimé ma lecture. Ce livre n’a pas vieilli et pourtant, il décrit la géographie physique et sociale du XIXe siècle. Comme tout ce qui est signé Jules Verne, il induit le rêve et incite aux voyages même les plus inusités. L’écriture n’est pas très actuelle dans le style mais j’ai trouvé la plume fluide et vivante, avec un soupçon d’humour. Toutes les péripéties de ces valeureux personnages ainsi que la finale à laquelle je n’aurais jamais pensé font de LE TOUR DU MONDE EN QUATRE-VINGT JOURS un incontournable roman d’aventure qui constitue une course effrénée contre la montre.
C’est la plus célèbre adaptation du classique de Verne : LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, sorti en 2007. Une saga de 2 heures 50 minutes réalisée par Michael Anderson avec David Niven, Mario Moreno et Shirley MacLaine.





