De John Cornwell
Commentaire partie 2
Si vous voulez faire un retour sur la partie 1 de mon commentaire sur le livre de John Cornwell, cliquez ici.
Dans la première partie de mon commentaire, j’ai présenté les différentes parties du livre et, après analyse, j’ai tiré mes conclusions qui sont, je tiens à le rappeler, très personnelles. Car la corde est très sensible. Le sujet donne matière è beaucoup de désaccord, de discorde.
Quoiqu’il en soit, j’ai trouvé ce livre très intéressant, surtout développé sous l’angle des témoignages au procès de béatification. Il est possible que beaucoup de lecteurs et lectrices trouvent ce livre indigeste car il entre profondément dans les détails. Cela donne la chance de se faire une idée plus précise sur un dossier tellement complexe. Il faut être persévérant.
Même si le livre de John Cornwell apporte des lumières intéressantes, Pie XII demeure un pape énigmatique et je crois qu’i n’y aura jamais d’unanimité sur les résultats réels de sa fonction pontificale au regard de l’histoire.
Pour terminer ce dossier, je vous propose quelques citations signifiantes du livre de John Cornwell LE PAPE ET HITLER.

*Mais quel aurait été le risque réel de représailles de la part des SS si le pape avait protesté de façon <significative> aux déportations du 16 octobre ? Dans quelle mesure les SS auraient-ils pu entrer au Vatican et arrêter le pape ? *
*Quiconque se lance dans une étude sur Pie XII dit marcher sur les brisées de ceux qui ont tâché d’élucider le problème de son silence pendant la guerre. La controverse sur l’attitude d’Eugenio Pacelli à l’égard de la solution finale n’a pas cessé depuis trente-cinq ans et a vu se multiplier les recherches savantes…chaque essai pour rendre un verdict définitif sur l’information et la conduite du pape, provoquant une réaction du camp adverse. *
*Les théologiens catholiques débattent depuis longtemps de ce qui sépare la prudence chrétienne de la lâcheté. La ligne de partage est souvent difficile à tracer et toute la casuistique du monde sur le silence admissible face au crime afin d’empêcher le pire ne rendra pas la tâche moins ardue, Il existe des situations où l’on pêche moralement par omission. Le silence a ses limites. *
*Ce silence autour de la solution finale apporta au monde la preuve que le vicaire du Christ n’était homme ni de pitié ni de colère. De ce point de vue, il était le pape pour les desseins indicibles de Hitler. *
*Au plus profond de la guerre, le programme de Pacelli – ses aspirations à la sainteté et sa position sur les relations entre la papauté et l’Église – semblait bien loin de tout sentiment de responsabilité entre les juifs d’Europe et d’identité commune avec eux… *
*Pacelli savait fort bien que l’auditoire reconnaîtrait ces ennemis de Jésus qui lui avaient crié <crucifiez-le> < Pacelli, écrit Herczl, savait que son auditoire le comprendrait parfaitement.> Le représentant du pape à un congrès eucharistique marquait clairement que l’<amour universel> qu’il prêchait devant cette assemblée n’incluait pas les juifs. *

L’auteur John Cornwell
Suggestions
Pie XII a fait l’objet d’une quantité considérable de livres, documents, essais et dossiers de presse. Voici trois suggestions de livres. Je vous invite aussi à consulter le dossier publié par Wikipédia en cliquant ici.

SUGGESTION DE FILM

Amen est un film franco-germano-roumain réalisé par Costa-Gavras, sorti en 2002. Il s’agit d’une adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Le Vicaire (Der Stellvertreter) de Rolf Hochhuth, critiquant l’inaction du pape Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier à l’égard des Juifs.
Il faut noter toutefois que la pièce LE VICAIRE est controversée. D’après le Vatican, la pièce aurait été fortement influencée par les communistes et les ennemis de l’Église. Plusieurs critiques croient que la pièce contiendrait plusieurs erreurs. Là encore, il y a deux camps.
Quoiqu’il en soit, le film de Costa Gavras rend très bien le contexte historique
Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 27 septembre 2025









Marc Vachon est né à Montréal, en 1963. Abandonné à la naissance, il connaît tout ce que la vie dans nos pays » développés » offre de plus noir : violence, abus… Un jour, il découvre Médecins sans frontières. On l’engage et dès lors, une autre vie commence : il met au service de cette cause l’instinct de survie qu’il a acquis dans la rue. Il devient le logisticien de choc de MSF. Les missions se succèdent l’Irak, le Mozambique, le Soudan, Sarajevo, le Rwanda, où Il découvre que l’humanitaire est aussi un lieu où s’exerce le pouvoir. Ce qui l’amène à écrire, à photographier, à être témoin… des dérives de l’humanité.


La marche de Compostelle a comme but d’atteindre le tombeau de l’apôtre Saint Jacques le Majeur situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle en Galice (Espagne). Semé de nombreuses démonstrations de ferveur, de pénitence, d’hospitalité, d’art et de culture,
APRÈS LE RÉCIT, L’ALBUM DE L’ÉTONNANT VOYAGE D’UN ÉCRIVAIN NOMADE, ASSORTI D’ILLUSTRATIONS DE L’AUTEUR ET DE PHOTOS INÉDITES. Le texte intégral accompagné de 130 photos et dessins. Un mois sur le Camino del Norte, de Bayonne à Santiago, 40 kilomètres de marche par jour : étape après étape, Jean-Christophe Rufin, infecté par le virus de Saint-Jacques, se transforme en clochard céleste, en routard de Compostelle.





L
La question générale posée dans ce livre est celle-ci: L’HOMME A-T-IL BESOIN D’UNE RELIGION? L’homme ne nait pas pécheur. C’est la religion qui l’a décrété comme tel. L’homme ne nait pas religieux non plus, il le devient par endoctrinement. Historiquement, les religions ont engendré guerre, haine, violence, cruauté…le tout stimulé par l’intolérance. D’après l’auteur, la Bible et le Coran ne sont que des créations littéraires. Non seulement leurs récits n’ont aucune origine divine, mais rien, absolument rien ne peut les légitimer. Une question à long développement, source de débat se pose : À quoi ça sert de prier ?

