*Chaque fois que mes yeux convoitent un objet,
que ma main s’empare de mon portefeuille, le
«En as-tu vraiment besoin?» résonne dans ma
tête comme un mantra.*
(EN AS-TU VRAIMENT BESOIN, extrait de la préface
de Paul Arcand, Guy Saint-Jean éditeur, 2016,
éditions de papier, 370 pages.)
EN AS-TU VRAIMENT BESOIN est un livre documentaire comprenant une quarantaine de sujets développés sous forme de chroniques et ayant trait à l’organisation financière personnelle. Chaque titre se termine par EN AS-TU VRAIMENT besoin et place un miroir réaliste devant nos choix de vie et leurs conséquences. Malgré la rigueur administrative prônée par Pierre-Yves McSween, chaque sujet est traité avec perspicacité et humour. L’auteur tend à définir le comportement d’un citoyen responsable financièrement.
UN RECUEIL STRATÉGIQUE
POUR LES DÉPENSIERS
*On sait pertinemment que les points représentent
un outil de marketing utilisé à des fins de
fidélisation de la clientèle et du profilage des
habitudes de consommation. On sait aussi que si
on ne participe pas à ce système, on paiera de
toute façon le prix de celui-ci pour ceux qui
l’utilisent.*
(Extrait : EN AS-TU VRAIMENT BESOIN)
EN AS-TU VRAIMENT BESOIN est un recueil de 40 chroniques signées Pierre-Yves McSween dont l’expertise est reconnue : comptable professionnel agréé, professeur d’administration dans un Cégep et bien sûr chroniqueur. Dans son livre, McSween remet en question notre façon de dépenser. *Au Québec, l’analphabétisme financier et la consommation à outrance influent négativement sur l’existence de chacun.* (4e de couverture)
*Partant du principe qu’*on n’est pas libre si on passe notre vie à payer* (Extrait) et comme l’auteur remet en question notre façon de dépenser, alors il; nous pose la question : EN AS-TU VRAIMENT BESOIN?…de la carte de crédit, des cartes de point, de faire un budget, d’une voiture neuve, de prévoir la mort, des assurances, de voyager, d’une stratégie de consommation et j’en passe bien sûr.
C’est la première fois que je lis un livre aussi tranchant sur nos habitudes de consommation. Il nous met sur le nez des évidences qui pourraient en faire pâlir plusieurs. En effet, une grande quantité d’exemples de stratégies douteuses pourraient facilement porter l’étiquette de la stupidité :
*Quand un étudiant en administration vient se plaindre que son budget est serré, mais qu’il roule en voiture de l’année, je n’ai d’autre choix que de lui pulvériser son incohérence en plein visage* (Extrait)
Une majorité de québécois vivent au-dessus de leurs moyens et dépensent n’importe comment. Le résultat de cette compulsion est un endettement qui hypothèque l’avenir. Avec EN AS-TU VRAIMENT BESOIN , Pierre-Yves McSween poursuit deux objectifs très simples: revoir nos habitudes de consommation et établir une stratégie financière efficace.
Je vous avertis toutefois que pour beaucoup de québécois, appliquer toutes les recommandations pourraient être aussi difficile que d’arrêter de fumer (Je m’étonne que McSween ne parle pas de la cigarette dans son ouvrage) maigrir, se passer d’internet ou de téléphone.
En fait, j’ai réalisé que si j’appliquais à la lettre les 40 recommandations, je pourrais profiter par exemple d’une retraite aisée jusqu’à cent ans, même si je meurs d’un accident à 65 ans ce qui laisse supposer qu’il faut en prendre et en laisser. Privez-vous disait Séraphin Poudrier à cet éternel endetté qu’était le Père Ovide… Il n’avait pas tort mais ne vaut-il pas mieux tendre vers l’équilibre ?
Et puis appliquer toutes les recommandations équivaudrait à être parfait, ce qui est impossible. Tendre vers la perfection, c’est déjà pas mal. À ce titre, EN AS-TU VRAIMENT BESOIN est un véritable manuel d’auto-défense contre l’irresponsabilité financière voire, comme le dit si bien l’éditeur, l’analphabétisme financier.
En gros, c’est un volume intéressant qui vise une gestion personnelle rationnelle. Il y a quelques chroniques que j’ai trouvé étranges, toujours avec la mention EN AS-TU VRAIMENT BESOIN : l’amour, les enfants, les fêtes d’enfant, manger tes bas, cuisiner, mais en général les titres sont pertinents et l’ensemble est formateur.
J’ai apprécié ce livre qui m’a poussé à la réflexion sur ma façon de gérer. Les chapitres (chroniques) font de 6 à 10 pages. Le ton est tranchant. Le langage, pas toujours en équilibre avec le bon goût, a l’avantage d’être très direct. Pas de détour. La plume rappelle un peu l’expression orale.
J’avais l’impression parfois de lire le libellé d’une conférence. Chaque chapitre se termine par une petite réflexion qui fait office de résumé et de recommandation. Toutes nos manies de consommateurs sont mises en perspective. L’auteur toutefois s’étend moins sur la façon de budgéter, de s’administrer mais il a le mérite de miser sur l’importance de se créer individuellement une marge de manœuvre financière.
Je crois que chaque famille devrait avoir un exemplaire de ce livre. Il divertit autant qu’il *brasse la cage*…
Suggestion de lecture : NON RECONNU, de Steven M. Greer
Pierre-Yves McSween est comptable professionnel agréé. Chroniqueur affaires et économie au 98,5 FM il collabora avec Paul Arcand. Il est aussi blogueur sur VOIR.CA. Enfin, Pierre-Yves McSween est professeur d’administration au Cégep régional de Lanaudière à l’Assomption. Ses interventions à titre de communicateur visent toujours l’équilibre financier et la prévention de la consommation à outrance.
Bonne lecture
Claude Lambert
Le samedi 11 mai 2019




Arthur n’a jamais embrassé une fille. Mais le sujet l’intéresse et devient une petite passion. Avec méthode, Arthur décide d’enquêter et se fait passer pour un journaliste du site Trop-pas.com. Violette l’accompagne dans ses recherches et expérimente les subtilités, et mécanismes de l’attraction garçon/fille avec lui…mais deux questions graves se posent ici : si les garçons trouvent que les filles sont bêtes pourquoi ont-ils envie de les embrasser? Et si les filles trouvent que les garçons sont idiots, pourquoi finissent-elles par être attirées par eux. Une grande enquête à couper le souffle, faite avec beaucoup de…bonne volonté !!



















Suite à un accident, Émilie s’est transformée. Et puis, elle ne semble plus avoir besoin de sa grande sœur Julie qui est pourtant la seule à pouvoir accéder à son monde troublé par l’autisme. Julie va donc tout faire pour aider et comprendre sa sœur, trouver une solution. Elle ira jusqu’à prendre des décisions impossibles, poser des gestes insensés. Le roman développe le thème de l’amour fusionnel qui, comme on le sait, peut devenir très malsain. Il y a quand même quelque chose qui n’a pas changé entre l’Émilie d’avant et l’Émilie de maintenant : un amour inconditionnel pour Stephen King et une remarquable connaissance de son œuvre.




