Sang trouble

Commentaire sur le livre de
ROBERT GALBRAITH
Cinquième volume de la série CORMORAN STRIKE

*Strike avait du mal à résister à l’envie de savoir. C’était un besoin impératif chez lui, comme une démangeaison. *
Extrait : SANG TROUBLE, Robert Galbraith, Grasset éditeur 2022, édition de papier, 906 pages. VERSION AUDIO : Audiolib éditeur, 2022, durée d’écoute : 33 heures 2 minutes. Narrateur Philippe Résimont.

Cormoran Strike est en visite dans sa famille en Cornouailles quand une inconnue l’approche pour lui demander de l’aide. Elle aimerait retrouver sa mère, disparue dans des circonstances jamais éclaircies en 1974. Intrigué, Strike accepte, malgré la longue liste des cas sur lesquels lui et son associée Robin Ellacot travaillent déjà.  Petit à petit, l’enquête apparaît comme très complexe. Sur leur chemin, Robin et Strike rencontrent des témoins peu fiables, s’interrogent sur des jeux de tarots, tout en poursuivant des pistes qui semblent mener vers un serial killer psychopathe. Ils apprendront bientôt, à leurs dépens, que même des affaires classées peuvent se révéler dangereuses…

Un duo attachant

C’est une enquête très complexe, un défi de lecture dans la mesure où on peut rester concentré. Car comment une enquête pourrait ne pas être complexe quand elle reprend une affaire insoluble depuis 40 ans.

En effet, un soir, la docteure Margot Bamborough quitte son cabinet médical pour un rendez-vous auquel elle ne se présentera jamais. En fait, on ne l’a jamais revue. L’enquête sera confiée à un policier nommé Talbot, mentalement instable et fortement influencé par l’astrologie et le tarot.

Résultat : l’enquête n’aboutira jamais et Talbot finira à l’hôpital psychiatrique. 40 ans après la disparition de Margot Bamborough, sa fille Anna Phillips demande au détective privé Cormoran Strike et à son adjointe Robin Ellacott de reprendre l’enquête et de trouver le fin mot de l‘histoire.

La force du récit réside dans le parcours des détectives qui doivent reprendre une enquête qui fut un véritable gâchis… un parcours labyrinthique qui leur fera croiser le chemin de deux psychopathes, tueurs en série d’une inimaginable cruauté dont un raconte en détail à Strike son palmarès de meurtres avec une légèreté choquante.

Ce qui m’a captivé particulièrement dans cette lecture fut les personnages particulièrement bien travaillés avec une psychologie bien développée, peut-être un peu trop car la vie privée des détectives est compliquée et ça se ressent beaucoup dans leurs interactions. Cela provoque beaucoup de longueurs et un peu d’errance, malgré toute la force et la conviction de la plume.

C’est effectivement bien écrit. De plus, malgré les nombreux étalements d’états d’âmes de Strike et Ellacott, l’auteure a créé un contexte fort de nature à rendre les détectives attachants. Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé malgré les longueurs et le fait que j’ai été un peu déçu par la finale, un peu simpliste.

Détail intéressant : Chaque chapitre est précédé d’une citation de LA REINE DES FÉES, un célèbre poème épique d’Edmund Spenser (1552-1599). Le lien avec SANG TROUBLE n’est pas évident, d’autant que l’œuvre de Spenser est essentiellement dédié à la vertu. Un défi de plus pour la compréhension des lecteurs et lectrices et aussi les auditeurs et auditrices (car je dois le dire en passant, la version audio est excellente).

En résumé c’est un bon roman, long et complexe en partie parce qu’il repose davantage sur l’intuition que sur le dialogue d’où l‘impression d’une histoire qui ne finit pas de finir. Heureusement, l’enquête est passionnante, intrigante et j’ai développé une belle empathie pour les détectives, Robin en particulier pour qui le bourru Cormoran n’est pas toujours facile à suivre même si l‘auteure l’a doté d’une belle sensibilité.

Malgré la lenteur de son développement, SANG TROUBLE est une très bonne histoire à lire ou à écouter.

Suggestion de lecture : L’APPÂT, de Sylvie G.


Robert Galbraith est un pseudonyme de la célèbre J.K.Rawling

Dans la même série

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 3 août 2025

LE K, Dino Buzzati

La troisième guerre mondiale, que l’on avait tellement redoutée, eut la durée exacte prévue par les techniciens militaires: moins de vingt-quatre heures. Mais le déroulement du conflit démentit toutes les prophéties. Entre autres, il laissa les choses exactement comme auparavant.

Extrait de la nouvelle intitulée L’ARME SECRÈTE, du recueil LE K de Dino Buzzati, Pocket éditeur, 2002, version papier, 448 pages. Version audio : Lizzie éditeur, 2022, durée d’écoute : 11 heures 9 minutes, narrateur : Gregori Baquet.

Devenu, avec Le Désert des Tartares, un classique du XXe siècle, Le K ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l’on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l’angoisse du néant, l’échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal. Autant d’histoires merveilleuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.

Dans le sens de la vie

Le K est un recueil de nouvelles touche-à-tout qui emprunte à différents genres dont le fantastique pour une majorité de récits mais aussi au drame, à l’anticipation, le conte, la satire. La première nouvelle qui donne son titre au recueil donne le ton.

Elle raconte donc l’histoire d’un jeune homme, Stefano, poursuivi par un monstre marin qui rappelle un peu JAWS, l’énorme requin blanc popularisé par le cinéma. Pour s’en protéger, Stefano décide de rester loin de la côte pour le reste de sa vie. Mais la légende dit qu’une fois que le squale a une victime précise dans sa mire, il ne la lâche plus.

Un jour, Stefano décide de retourner sur la mer et de pratiquer le métier de son père, marin. Ce Faisant, Stefano affronte son destin et se retrouve devant le squale mais ce dernier ne cherchait pas Stefano pour le tuer mais plutôt pour lui remettre un présent. Quelque chose de précieux.

Il est difficile de résumer un tel recueil car il va dans toutes les directions mais comme le laisse supposer LE K et l’histoire de Stefano, L’auteur Buzzati y va de ses réflexions sur le sens de la vie en faisant plonger le lecteur et la lectrice dans le merveilleux, l’insolite et même le surnaturel pour mettre en perspective les tares qui noircissent l’âme : l’indifférence, la violence, l’orgueil, le pouvoir…

Dans le K, Buzzati emprunte 50 chemins pour explorer en douceur l’âme humaine. Je me suis senti enveloppé par chaque nouvelle. Bien sûr, j’ai eu mes préférées et c’est sûrement ce qui va vous arriver. Il n’y a pas deux nouvelles pareilles et chacune véhicule un symbole.

Moi j’ai beaucoup aimé ce recueil qui m’a fait passer du réalisme à l’onirisme, poussant à une profonde réflexion sur l’essentiel à côté duquel on passe trop souvent. N’est-ce pas ce qui est arrivé à ce pauvre Stefano. C’est un bon livre qui m’a fait voyager en douceur.

suggestion de lecture : NOUVELLES NOIRES, recueil de Renaud Benoit

L’auteur Dino Buzzati

 DU MÊME AUTEUR

Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 2 août 2025

 

CÉDRIC

Commentaire sur
La série de bandes dessinées créée par

le scénariste Raoul Cauvin et le dessinateur Laudec
avec la touche du coloriste Vittorio Leonardo


Extrait de COUCHÉ, SALE BÊTE! Le 34e album de la série CÉDRIC

Dur, dur, d’être un petit garçon… Entre la maîtresse, le psychologue de l’école, les parents trop curieux, les copains chahuteurs, une cousine odieuse et une petite copine capricieuse, Cédric a fort à faire pour préserver sa tranquillité. Heureusement, Pépé est toujours là, pour les mauvais coups comme les coups de blues.

Dans le cadre de mon exploration ponctuelle du neuvième art, j’ai découvert avec un rare plaisir la série de BD CÉDRIC signée par le tandem Cauvin-Laudec et présentant, avec une imagination débordante La nouvelle star des enfants. CÉDRIC est déjà un classique de la BD familiale, conçue également pour divertir toute la famille. Personnellement j’ai été séduit par la série qui m’a beaucoup diverti avec un petit tannant bien sympathique et très attachant.



IRRÉSISTIBLE

Extrait : bonne astuce pour faire signer un bulletin

Toute la collection raconte le quotidien de Cédric Dupont, huit ans. C’est un garçon turbulant, rusé, un peu manipulateur et a une tendance évidente à être insolent <baveux>, dirait-on en bon québécois avec les adultes. C’est un petit bonhomme extrêmement intelligent et pourtant mauvais élève à l’école, à cause…des filles…

Il est d’abord préoccupé par son attirance pour sa professeure, mademoiselle Nelly. Mais lorsqu’une jeune chinoise, Chen, s’installe dans son école et dans son univers, à partir du troisième volume, il en tombe amoureux fou et tentera toutes sortes de coups pour la séduire, parfois pendables, souvent bien imaginés. Cette petite passion entraîne beaucoup de moments cocasses.

Toutefois, attention. Cédric n’est pas le petit ange qu’il donne l’impression d’être. C’est un petit caractériel, colérique et machiste. Il est cependant astucieux, imaginatif et ce qu’il est prêt à faire pour séduire la belle Chen est un élément générateur de nombreux moments drôles.

Je ne peux pas qualifier la série d’hilarante mais elle m’a beaucoup amusée, pour la dizaine d’albums que j’ai lue. Je n’ai pas trouvé Cédric particulièrement attachant, mais placé dans son contexte quotidien, dans son milieu d’amis et à l’école et compte tenu de ses pirouettes amoureuses enfantines, j’ai trouvé l’ensemble rafraîchissant, particulièrement enrichi par le talent du dessinateur Tony de Lucas, alias Laudec.

À lire donc pour faire diversion, se détendre, s’amuser, la série CÉDRIC, le produit de deux enfants de la Belgique, le pays qui a donné au neuvième art la place qui lui revient…le pays qui nous a donné Tintin…

Suggestion de lecture : Les aventures de Tintin, de Hergé


À gauche, le scénariste Patrick Cauvin, à droite, le dessinateur Laudec. Ce sont les créateurs de CÉDRIC. Voyez leur parcours biographique ici.

Pour parcourir les 35 volumes de la collection, cliquez ici.

 

BONNE LECTURE
CLAUDE LAMBERT
le vendredi 1er août 2025

 

 

La prophétie de Glendower

Commentaire sur le livre 1 de la série
LE CYCLE DU CORBEAU

de MAGGIE STIEFVATER

*Il n’y a que deux raisons pour lesquelles un esprit peut t’apparaître, Blue. Tu dois être soit l’amour de sa vie, soit la cause de sa mort. *

Extrait : LE CYCLE DU CORBEAU, tome 1, LA PROPHÉTIE DE GLENDOWER, de Maggie Stiefvater, Pour les formats papier et numérique : Teen spirit éditeur. Nombre de page respectivement, 472 et 352 pages.

Chaque année, Blue Sargent accompagne sa mère clairvoyante observer les esprits des futurs morts. Des esprits que Blue ne peut voir… Du moins, elle ne le pouvait pas, jusqu’à ce qu’un jeune homme lui apparaisse et s’adresse directement à elle. Il s’appelle Gansey et Blue découvre vite qu’il est étudiant à Aglionby, l’école privée locale. Or, elle a pour principe de ne pas s’approcher des jeunes hommes de l’académie ; plus connus sous le nom de « Corbeaux » , ils ne causent que des ennuis. Pourtant, Blue est irrésistiblement attirée par Gansey.

Du plus loin que remontent ses souvenirs, Blue a toujours su qu’elle causerait la mort de l’amour de sa vie. Elle n’avait pourtant jamais cru que ce serait un problème. Maintenant que sa vie se retrouve intrinsèquement liée au monde sinistre des Corbeaux, elle n’en est plus aussi certaine.

 Le premier esprit de Blue

Dans cette histoire à caractère fantastique, on suit Blue Sargent, une adolescente issue d’une famille de clairvoyantes, qui ne possède aucun don… sauf celui d’amplifier les pouvoirs des autres. Chaque année, elle accompagne sa mère pour observer les esprits des futurs morts. Mais cette fois, elle voit un esprit elle-même — celui de Gansey, un étudiant d’Aglionby, l’école privée locale. Cela ne peut signifier que deux choses : soit il est l’amour de sa vie, soit elle causera sa mort.

Gansey, lui, est obsédé par la légende du roi gallois Glendower, qu’il croit endormi quelque part en Virginie, et dont il espère obtenir un vœu. Il est accompagné de ses trois amis : Adam, le boursier déterminé ; Ronan, le rebelle tourmenté ; et Noah, le discret observateur. Ensemble, ils se lancent dans une quête ésotérique où les lignes entre le réel et le magique deviennent floues.

Ce roman est apprécié pour son atmosphère envoûtante, ses personnages profonds et son écriture poétique. Mais j’ai trouvé cette quête surnaturelle un peu longue sans trop d’action. Malgré tout, elle pose les bases d’une série riche sinon en rebondissements, au moins en émotions car si LE CYCLE DU CORBEAU est sur fond de surnaturel, c’est d’abord une histoire d’amour.

Il n’y a pas vraiment d’action. Le rythme est lent. Quoique bien travaillés, les personnages manquent de direction et le fil conducteur est difficile à saisir. Il est vrai que je ne suis pas un inconditionnel de la littérature sentimentale, mais je dois admettre que l’écriture de Stiefvater est d’une extraordinaire beauté.

Malgré tout, je n’ai pas accroché. Le roman privilégiant l’atmosphère, l’intrigue est trop stagnante et met une éternité à se pointer le bout du nez. C’est lent. Un peu plus d’action aurait avantagé le rythme. Je suppose que ça va bouger dans les tomes suivants. Il n’est pas dit que je n’y reviendrai pas car les adolescents de l’histoire sont sympathiques et attachants.

Suggestion de lecture : tout comme les tortues, de Marie-Christine Chartier


L’autrice Maggie Stiefvater

Pour explorer la série LE CYCLE DU CORBEAU, cliquez ici

Bonne lecture
Claude Lambert

le dimanche 27 juillet 2025

Le gène Atlantis

Commentaire sur le livre de 
A.G. Riddle

<Pour Karl, la scène qui se déroulait devant lui, pratiquement au ralenti, avait quelque chose d’irréel. Il se sentit s’élancer vers Steve, tandis qu’il détachait une corde d’un mousqueton à sa taille pour la lui lancer. Steve l’attrapa à la seconde même où un craquement sinistre emplissait l’air. Sous ses pieds, la glace se rompit, tandis que s’ouvrait un gouffre sans fond.>

Extrait : LE GÈNE ATLANTIS, tome 1 de la trilogie, A.G. Riddle, Bragelonne éditeur pour la présente traduction, format numérique, 1316 pages.

En Antarctique, des chercheurs ont mis au jour, enfouie dans la glace, une mystérieuse structure vieille de plusieurs milliers d’années. À l’intérieur, l’équipe fait une découverte qui va radicalement changer l’histoire de l’homme — mais qui pourrait également déclencher son extinction… parallèlement, Kate Warner, une scientifique est venue s’installer à Jakarta, en Indonésie, pour fuir son passé.

Son acharnement l’a menée à une avancée fondamentale : un traitement pour l’autisme. Or l’aboutissement de ses travaux va s’avérer infiniment plus dangereux que ce qu’elle pouvait imaginer… Le jour où deux enfants sont enlevés dans sa clinique, Kate est entraînée malgré elle dans un complot mondial aux conséquences imprévisibles.

Intéressant mélange de genres

C’est effectivement un mélange de genres : Science-fiction, suspense, espionnage, mythologie dont l’Atlantide et beaucoup de sciences : archéologie, évolution, anthropologie, génétique, ufologie et j’en passe, le tout sur fond de menaces apocalyptiques.

C’est très réchauffé comme histoire. Intéressant mais ordinaire. Le fil conducteur est instable et rend l’histoire pas facile à lire par moment à cause entre autres d’une impressionnante galeries de personnages plus ou moins aboutis.

Ce qui a stimulé mon intérêt tient sur deux facteurs : premièrement, au moment où je lisais ce livre, le Canada était dans la sixième vague de la pandémie dite du COVID 19 qui a fait des millions de morts dans le monde. Or l’apocalypse annoncée dans l’histoire est une pandémie, celle-ci déclenchée volontairement par ce qu’on appelle *le protocole de Toba* qui contient un fond de vérité historique  (en parlant du célèbre volcan) :

*Quel que soit ce <protocole de Toba>, je crois que son objectif final est de réduire la population humaine dans des proportions radicales. * (Extrait) Ce fameux protocole qui a des racines eugéniques suppose que : *…les enfants souffrant d’autisme pouvaient représenter une menace. Qu’ils étaient la prochaine étape de l’évolution humaine. *

Le deuxième facteur est une certaine somme de trouvailles dispersées dans l’ouvrage. Par exemple, une théorie assez singulière sur la grippe espagnole qui a fait de 50 à 100 millions de morts dans le monde entre 1918 et 1921. Autre exemple, une théorie visant à conforter l’hypothèse que l’Atlantide ait vraiment existé et que les Atlantes sont en dormance.

Un dernier exemple : une hypothèse élaborée sur la théorie du complot à l’origine des évènements du 11 septembre 2001. C’est sans compter l’évocation d’une distorsion temporelle, de la lance du destin, du grand déluge et j’en passe. Intéressant mais étourdissant. C’est un peu tiré par les cheveux.

C’est quand même intéressant à lire. L’écriture est fluide, les chapitres sont courts. L’ensemble est bien ventilé, il y a de bonnes idées et il est clair pour moi que l’auteur s’est bien documenté.

Je dirai simplement qu’il en a trop mis…trop de théories, trop de science, trop de personnages, une imagination débordante mais pas suffisamment canalisée. J’ai relativement aimé mais sans trop d’étincelles.

Suggestion de lecture : LA CITÉ ENSEVELIE, audio, collectif d’auteurs


L’auteur A.G.Riddle

 

LA SUITE

 

Bonne lecture
Claude Lambert

Le samedi 26 juillet 2025

 

PARALLÈLE-NEW YORK, bd

de Laval Ng et Philippe Pelaez

« Calmez-vous, Munoz. Ce n’est pas le moment de s’énerver.
– Je ne m’énerve pas, je panique. Mais où on est ?!
– A ton avis ?
– Je connais New York, et ça, c’est pas New York !! »

Extrait : PARALLÈLE, livre 1, NEW YORK, bande dessinée de Laval Ng et Philippe Pelaez, sandawe éditeur, 2016.


Extrait de la bande dessiné PARALLÈLE, tome 1
illustrateur : Ng Laval, scénariste : Philippe Pelaez

 

En 2082, un vaisseau minier s’écrase sur une planète au climat glaciaire, peuplée de créatures inhospitalières. Alors qu’ils sont en contact radio avec la présidence des Etats-Unis, les membres de l’équipage s’aperçoivent qu’ils sont bloqués dans un univers parallèle et que les monstres qu’ils affrontent ne sont autres que leurs doubles.

 

 

Monde parallèle en BD

PARALLÈLE est une série de bandes dessinées apocalyptiques qui serait suivie logiquement d’une autre série intitulée AFTER. C’était à l’état de projet au moment d’écrire cet article. Le sujet n’est pas original comme tel. Les histoires apocalyptiques et post apocalyptiques abondent en littérature même si elles sont plus rares en BD.

J’y ai trouvé toutefois de très bonnes idées comme les deux terres jumelles antagonistes qui sont des mondes parallèles avec action parallèle. Des idées comme celle-ci rendent la série enlevante et intrigante. D’ailleurs, l’intrigue se dévoile très graduellement et amène le lecteur de découverte en découverte en provoquant à l’occasion quelques frissons.

La présentation est très belle. J’ai été subjugué par le graphisme avec le bleu dominant et une foule de teintes réalisées par Daniel Florent. Les dessins de Laval Ng sont parfaitement ajustés avec le scénario de Philippe Pelaez et rendent crédibles les créatures antagonistes qui nous amènent aux côtés noirs de l’être humain.

L’aspect scientifique est assez facile à suivre et nous familiarise entre autres avec les effets des impulsions électro-magnétiques entre autres et aussi, le récit n’est pas sans nous faire réfléchir sur les effets irréversibles d’une guerre totale.

Cette BD est une découverte pour moi. Ça m’a plu. Un plus dans l’univers de la littérature-jeunesse. Sa technique narrative m’a accroché autant que les dessins. Une excellente BD immersive à souhait.


Ng Laval , illustrateur (à gauche) et le scénariste Philippe Pelaez

LA SUITE

Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 20 juillet 2025

 

Ta deuxième vie commence…

Quand tu comprends que tu
n’en a qu’une

Commentaire sur le livre de
RAPHAËLLE GIORDANO
illustré par Sophie Ruffieux

Un routinologue et hop!

Après la lecture de LE JOUR OÙ LES LIONS MANGERONT DE LA SALADE VERTE, il n’était pas du tout dans mes plans de lire un autre livre de Raphaëlle Giordano. Mais j’ai été attiré par le format bande dessinée de son livre TA DEUXIÈME VIE COMMENCE QUAND TU COMPRENDS QUE TU N’EN AS QU’UNE.

Ce titre ne m’a pas vraiment impressionné. Il est long et ne veut pas dire grand-chose. J’ai toute fois été impressionné par sa qualité graphique, les belles illustrations de Sophie Ruffieux qui donne de la vie à un texte platonique.

Dans le premier livre que j’ai lu de Giordano, il était question de <burnerie>.
Le livre d’aujourd’hui développe comme sujet principal, unique devrais-je dire, la <routinologie>. Pour décrire ce néologisme, une autre trouvaille de l’auteure, je vous propose cet extrait :

<Notre méthode de routinologie puise ses sources dans les enseignements de divers courants de pensée philosophique, spirituels et même scientifiques à travers le monde…un condensé de ce que les hommes ont pensé de mieux pour évoluer en bien. Nous partirons du principe que ce n’est pas entre les murs d’un cabinet que la personne qui désire changer trouvera sa vérité, ni qu’elle comprendra quel sens donner à sa vie. Nous privilégions donc l’action, le concret et l’expérience.> Extrait

C’est le genre de discours ennuyant qui m’a toujours fait fuir les ouvrages dont le thème central est le développement de la personnalité car c’est de ça qu’il s’agit ici. Ça ne signifie pas que le message transmis est mauvais. Loin de là. L’idée de base est même bienveillante.

Mais dans ce genre de livre, on peut prendre des éléments pour soi et en laisser aux autres. C’est très vendeur, à la limite moralisateur mais ça ne m’a pas vraiment convaincu.

Quant à l’histoire, elle est simpliste, sans profondeur et frôle parfois le ridicule. Pas de rebondissements, pas d’action sinon la chronique d’une mère de famille en mal de routinologie au milieu de sa famille. Bref ce livre est un cours de routinologie.

Cependant, ça vaut la peine de lire le livre pour la finale que j’ai trouvée inattendue, originale, savoureuse… une finale qui n’est pas sans rappeler le très beau film de Mimi Leder sorti en 2 000 : PAYEZ AU SUIVANT

Enfin, sur le plan visuel, la bande dessinée est très attrayante et a quelque chose d’apaisant, peut-être à cause des couleurs aux tendances pastel. Les très belles illustrations rendent les personnages attachants et donnent du corps à l’ensemble. Un très beau travail de Sophie Ruffieux qui m’a procuré, malgré tout, du plaisir à lire ce livre.


L’auteure Raphaëlle Giordano                        Sophie Ruffieux, illustratrice

Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 19 juillet 2025

 

L’enfant des livres

Commentaire sur le livre de
FRANÇOIS FOLL

< La souffrance physique est un puissant anesthésique de la souffrance morale. En revanche, dès qu’elle s’estompe, l’autre revient au galop. Ce fut le cas pour Martin qui sentit monter en lui un mascaret d’idées sombres. La semi-hébétude dans laquelle il se trouvait fut soudain balayée par un flot d’amertume. Il prit clairement conscience de la situation.

Sans appui, sans aide à attendre de qui que ce fût, elle était désespérée. Certes, il avait tenu bon. L’implacable tourmenteur dont il ne comprenait pas l’acharnement n’avait pas réussi à lui faire avouer ce qu’il n’avait pas commis, la syncope provoquée par la douleur l’avait peut-être sauvé d’un délire incontrôlable. Avec l’aide de Dieu, il avait vaincu les méchants, prouvé sa bonne foi. >

Extrait : L’ENFANT DES LIVRES, François Foll, Nouveau Monde édition pour le format numérique, 2009, 504 pages. Point éditeur 2011 pour le format papier de 576 pages.

 

Les livres qui affranchissent

C’est un tout premier roman pour François Foll et je dois dire qu’il débute sa carrière sur des chapeaux de roues. Je ne m’attendais pas du tout à un tel déploiement de talent et d’imagination. Ce livre, magnifiquement documenté m’a touché et m’a fait vibrer…une de mes plus belles lectures. Avec ce livre entre les mains, le temps s’est arrêté.

On suit un jeune garçon attachant doté d’une nature généreuse, avide de connaissances mais malheureusement écrasé par les préceptes absurdes et débilitants de la religion. Mal aimé et maltraité, Martin a 10 ans au début de l’histoire. Son destin sera d’être pris en charge par un colporteur appelé à devenir un grand Chevaler : Raymond Puységur.

Martin évoluera avec son père adoptif, dans un monde fragilisé par d’interminables guerres de religion, cruelles et meurtrières opposant les catholiques aux calvinistes. À travers toutes ses tribulations, Martin connaîtra l’amour et aura recours à un abri moral de premier ordre : les livres.

J’ai dévoré et adoré ce livre et il y a tellement de raisons que je me permets ici d’emprunter un style télégraphique :

-Les personnages sont attachants, vivants, vigoureux et travaillés. J’ai développé une exceptionnelle empathie pour Martin et j’ai été fasciné par le caractère bien trempé de Puységur. Tous les personnages ont quelque chose d’authentique.

-Un élément important qui a retenu mon attention est l’omniprésence des livres. Bien que guerrier et habile au maniement de l’épée, Martin grandira dans les livres et vieillira dans les livres. J’ai vu dans ce récit de Foll un vibrant plaidoyer sur le pouvoir des livres.

-Non seulement l’auteur parle du contenu des livres mais en explique la fabrication du contenant. Il détaille comment, au XVIe siècle, on fabriquait un livre à travers le quotidien des maîtres imprimeurs: la fabrication des pages, la reliure, l’assemblage…comment on pouvait faire d’un livre, une véritable œuvre d’art. Foll est rentré dans les détails. Sa recherche est impressionnante et ça m’a captivé.

J’ai appris et compris plusieurs aspects des guerres de religion. Entre autres, Foll fait évoluer son personnage principal à travers les évènements qui conduiront un massacre de la Saint-Barthélemy en 1572, un innommable gâchis qui a fait plus de 3000 morts dans la seule ville de Paris et plus de 10 000 en France. Il y a dans ce livre une effrayante vision de ce carnage.

L’auteur met en perspective l’absurdité du fanatisme, de l’extrémisme, de l’intransigeance religieuse, de l’ultra orthodoxie. L’ENFANT DES LIVRE est un véritable plaidoyer en faveur de la tolérance, ce qui n’était pas pour me déplaire. Je suis curieux de voir ce que Voltaire en aurait dit.

La plume est fine, parfois très directe. L’écriture est belle, d’une grande richesse et l’auteur, fait appel pour ses dialogues au français d’un autre temps : *Cornedieu ! Je conjecturai bien l’issue de ce massacre ! Des bas de poil ! Des couards ! Des parjures incapables de faire une braverie pour transformer ce royaume acéphale ! Et puis celle-là. (Il fixa l’épouse de l’apothicaire). Voyez comme elle s’est pimplochée ! D’épouse exemplaire, la voilà transformée en caillette ! N’a-t-elle pas appris que l’excès de fard et la superfluité du vêtement sont le lot des femmes perdues ? * (Extrait) Savoureux …authentique.

François Foll m’a livré, avec L’ENFANT DES LIVRES sa vision du pouvoir des livres et des vertus de la connaissance. Je recommande chaleureusement cette perle littéraire, un des meilleurs romans historiques que j’ai lus.

Suggestion de lecture : LA SCRIBE, d’Antonio Garrido

 


Ingénieur retraité et passionné d’histoire, Français Foll est membre très actif de l’association Lire et Faire lire. Il a eu l’idée d’écrire L’Enfant des livres, son premier roman, après un an de lecture aux enfants des écoles, pour témoigner de l’importance du livre, de son rôle vital dans l’éducation, mais aussi du danger de son utilisation à des fins partisanes.

 

 

BONNE LECTURE
CLAUDE LAMBERT

AURORA, Kim Stanley Robinson

J’ai l’impression que le paradoxe de Fermi a trouvé sa réponse : quand la vie devient assez intelligente pour quitter sa planète, elle est aussi devenue trop intelligente pour s’en aller. Parce qu’elle sait que cela ne marchera pas. Donc, elle reste chez elle. Elle profite de son monde. <Extrait : AURORA de Kim Stanley Robinson, à l’origine, publié chez Orbit éditeur en 2015. Papier, 480 pages. Version numérique, Bragelone édditeur, 2019>

Un vaisseau générationnel emmène 2 000 passagers, à une vitesse de 30 000 km/s, vers Tau Ceti, une étoile située à 11,9 années-lumière de la Terre. Le voyage prend presque deux cents ans au cours desquels six générations de passagers se succèdent à bord.

Les passagers originaires de différents pays de la Terre s’installent dans les écosystèmes correspondants, mais peuvent voyager d’un biome à l’autre ; la plupart d’entre eux mènent des activités techniques ou agricoles visant à assurer les besoins alimentaires et en oxygène des passagers. L’équilibre biologique est fragile et nécessite un suivi permanent.

Un vieux rêve

AURORA est une variation d’un thème largement répandu en littérature : la recherche d’une exoplanète viable sur laquelle des humains, fuyant une terre souffrante veulent repartir à zéro. Notez qu’AURORA est le nom de la planète visée. Le vaisseau comme tel n’a pas de nom. On l’appelle vaisseau tout simplement, personnifié par une intelligence artificielle de très haut niveau.

L’histoire commence 160 années après le départ de l’énorme vaisseau : *-Une centaine de kilomètres carrés…C’est une île de bonne taille. Avec vingt-quatre biomes semi-autonomes. Une arche, un véritable vaisseau-monde* (Extrait) Au cœur du récit se trouvent toutes les problématiques qui n’on pas été envisagées par les concepteurs du vaisseau, mettant tout le monde en péril.

Ces problématiques étaient nombreuses et complexes : accumulation d’éléments indésirables, déficit alimentaire, déséquilibre biologique, défaillances mécaniques, vieillissement des matériaux, prolifération de micro-organismes, et j’en passe. Tous ces problèmes entraînent des décisions menant à l’agitation sociale. *Le nombre de ces gens qui protestaient augmenta tant que les groupes rebelles ou retournés à l’état sauvage devinrent un phénomène fréquent. * (Extrait)

*Au début de l’an 68, les troubles se convertirent en ce qui ressemblait beaucoup à une guerre civile qui atteignit un point culminant durant une semaine, pendant laquelle cent cinquante personnes trouvèrent la mort. * (Extrait) Je vous laisse découvrir ce qui attend les voyageurs sur Aurora. Sachez toutefois qu’il n’y aura rien de simple.


Dessin du vaisseau Aurora tel qu’imaginé par Kim Stanley Robinson

C’est une grande saga qui n’est pas sans rappeler LE PAPILLON DES ÉTOILES de Bernard Werber. Je la trouve toutefois supérieure car elle est loin de se limiter à la sauvagerie humaine et sur la question de savoir si les hommes peuvent être autre chose que des hommes.

C’est un roman très indigeste sur le plan scientifique. Les explications sont longues, complexes et pas très vulgarisées. Je pense entre autres à ce jeu du chat et de la souris que le vaisseau entreprend entre les planètes de notre système solaire et le soleil afin d’opérer sur le vaisseau une décélération. Ce seul sujet occupe plus d’une centaine de pages dont je me questionne encore sur l’utilité.

En revanche, le récit est fort bien conçu sur les plans humain, social et philosophique. Entre autres, l’auteur émet un postulat selon lequel *La vie est une manifestation planétaire qui ne peut survivre que sur son monde d’origine. *   (Extrait) Intéressant…très intéressant même si ça remet en question le vieux rêve très humain de recommencer à zéro sur une exoplanète.

Il y a beaucoup de trouvailles et d’idées originales dans ce récit. Je pense entre autres à l’intelligence artificielle du vaisseau, appelée à protéger les voyageurs contre eux-mêmes. Ou encore à la sécession du vaisseau, plausible puisqu’il est modulaire. Brillant. L’aspect *suspense* est bien développé. L’histoire est empreinte de gigantisme et aussi de beauté qui porte à faire rêver. Le récit est aussi dynamique.

Il y a bien sûr des irritants. Les longueurs et la lourdeur dont j’ai parlé plus haut, une finale bizarre, un peu frustrante, les voyageurs qui ont préféré rester sur Aurora sont occultés, et les personnages qui sont superficiels…disons pas très bien travaillés. Je recommande ce livre pour son originalité, ses bonnes idées et la réflexion qu’il induit sur la nature humaine.

L’auteur Kim Stanley Robinson

Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 29 juin 2025

Les étoiles de Noss Head

Commentaire sur le livre de
SOPHIE JOMAIN

*Je les distinguais à peine dans la nuit et sous la pluie battante, mais je savais que ce qui allait suivre serait d’une violence inouïe. Ils se tenaient debout, face à face, prêts à s’affronter. Pour moi. Dans un dernier effort, je parvins à me redresser et à m’adosser contre le mur. Je ne les quittais pas des yeux et retenais ma respiration. Quelque chose était en train de se passer. *

(Extrait : LES ÉTOILES DE NOSS HEAD, tome 1, VERTIGE, de Sophie Jomain. Version audio : Audible studios éditeur, 2020, durée d’écoute : 9 heures 24 minutes, narratrice : Mélina Sia. Édition de papier : Jailu éditeur, 2014, 352 pages.)

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont finalement se transformer en véritable conte de fée… puis en cauchemar. Sa petite vie tranquille, ses idées bien arrêtées, ses projets… tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, faire face à ce qu’elle n’aurait jamais pensé croire un jour, car les légendes n’en sont pas toujours…Leith ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’Esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher sa vraie nature encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il n’a pas le choix, leur rencontre l’a mise en danger. Lui seul peut lui venir en aide.

Ça rappelle quelque chose

Bel effort de Sophie Jomain pour dépoussiérer un genre déjà très usé en littérature. Pourtant son livre me rappelle étrangement l’œuvre de Stephenie Meyer FASCINATION, mieux connue sous le titre de TWILIGHT qui a fait le tour du monde et qui a été adulée pour des raisons que je m’explique plutôt mal. Même atmosphère, même machisme et la jeune héroïne, banale jusqu’à l’insignifiance, pure et innocente devant l’amour et béate dans les bras protecteurs de son amoureux garou.

Il y a quand même une différence fondamentale. Dans Vertige, il n’y a pas de vampire. C’est une histoire entre loups garous seulement avec, au milieu une humaine un peu perdue dans la généalogie, la biologie et la culture lycanthrope.


Donc l’histoire est simple. Hannah est au bord de ses 18 ans. Sa vie va basculer quand elle va rencontrer un beau jeune homme appelé Leith. Mais l’adonis n’est pas tout à fait humain et il devra bien l’avouer à Hannah tôt ou tard. S’annonce ainsi une liaison problématique qui bousculera les familles et mettra Hannah devant un danger potentiel.


Le malheur de cette œuvre est qu’elle est dans l’ombre d’une autre saga qui a captivé des millions de lecteurs et de téléspectateurs et certaines similitudes sont simplement navrantes. Je pense entre autres à l’immaturité des personnages et à l’image projetée de la jeune fille faible, fragile et innocente.


Il y a quand même des éléments intéressants dans cette histoire. Le contexte mythologique par exemple qui est documenté et intéressant. L’auteure donne beaucoup de détails sur les loups-garous : leur histoire, leur culture familiale, leur tradition cruelle et la subdivision de leur race, certaines familles étant beaucoup plus agressives que d’autres.


Autre élément digne de mention je crois. J’ai écouté la version audio de ce livre et ça change beaucoup de choses si je la compare à la version papier. Ça ma gardé dans le coup comme on dit, Mélina Sia ayant livré un excellent travail de narration… très agréable.


Donc finalement, nous avons ici une variation sur un thème très connu qui véhicule des valeurs ultra-conservatrices et qui ne tranche pas particulièrement par son originalité. Évidemment, ce n’est que le premier tome. Je n’ai pas vraiment envie de lire la suite car dans ce genre de saga, c’est vraiment dans le premier opus qu’il faut trancher par l’originalité et la nouveauté.


L’auteure Sophie Jomain


LA SUITE

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 28 juin 2025