*Dans la même seconde, le système d’urgence se déclencha et actionna les freins pour immobiliser la rame au plus vite. La puissance du freinage fit tomber plusieurs personnes à la renverse. Des cris de stupeur fusèrent des quatre coins du wagon.
Les néons du plafonnier vacillèrent donnant à la scène un côté apocalyptique. Les voyageurs s’accrochaient à ce qu’ils pouvaient, muscles tendus, mâchoires crispées, se préparant à un impact imminent. Durant une poignée de secondes d’éternité, tout le monde retint son souffle… *
Extrait : DISPARITION, de Nicolas Nutten. Formats papier et numérique : Les Nouveaux auteurs éditeur, 2020, 387 et 333 pages pages. Version audio : Audible studios éditeur, 2021, durée d’écoute 9 heures 24, narrateur : Stephane Ronchewski.


Paris 31 juillet 2018. La canicule a transformé la capitale en fournaise et les couloirs du métro en étuve. Un incident sur la ligne 1 contraint une rame à s’arrêter en urgence entre deux stations, prenant au piège des dizaines de passagers. Lors de l’évacuation de ces derniers, Célia n’atteindra jamais le quai de la station suivante. Comme happée par l’obscurité des tunnels, elle semble s’être volatilisée.
Malgré le peu d’indices dont il dispose, Maxime, son compagnon, se lance à sa recherche dans une course infernale où les secrets et les doutes l’entraîneront vers un univers macabre et dangereux…
Suspense en profondeur

Incident sur une ligne de métro parisienne : une rame doit s’arrêter d’urgence, au beau milieu d’un tunnel opaque, prenant tous les passagers au piège. Pendant l’évacuation, Célia est séparé de son compagnon Maxime mais ce dernier s’en aperçoit un peu tard. Il ne réussit pas à la retrouver. Il doit se rendre à l’évidence, Célia a disparu.
Refusant d’admettre l’inadmissible, Maxime décide de partir à sa recherche mais pour cela, il doit retourner sur les lieux de l’incident dans le tunnel obscur du métro. Il n’y a qu’un seul moyen d’y arriver : passer par les célèbres catacombes de Paris. Mais c’est risqué., très dangereux. Il y aurait laissé sa peau n’eut été de Chloé qui le sauve et devient son alliée. Maxime sera aussi aidé par un cataphile.
Dans cette quête serrée, Maxime ira de découverte en découverte. Il comprendra entre autres que Célia n’est peut-être pas celle qu’il croit connaître. La croisade de Maxime devient un chassé-croisé, un redoutable jeu du chat et de la souris contre des ennemis qui n’entendent pas à rire. Mais qui est donc Célia et où est-elle ?
C’est vraiment un thriller psychologique et il démarre sur des chapeaux de roue. L’intrigue s’installe de façon spectaculaire et tient en haleine jusqu’à la fin. L’enquête policière vient au second plan. La plume est efficace. Si, pendant l’avancée de Maxime dans les catacombes, j’ai eu l’impression de manquer d’air, c’est que l’auteur a trouvé le ton juste.
C’est une histoire violente. Beaucoup plus que le laisse croire le quatrième de couverture. Je n’ai pas ressenti l’enthousiasme de la masse critique dans son ensemble. C’est un bon suspense mais je n’ai pas été impressionné par son intensité dramatique. Toutefois, la visite des catacombes a été pour moi une révélation.
C’est vraiment la partie anxiogène du roman. Des kilomètres de couloirs bas, étroits, mal éclairés ou pas du tout. Outre les cataphiles, on y trouve des trafiquants, des voleurs, des sans-abris…tous protègent jalousement leur petit territoire obscur. C’est génial de voir évoluer Maxim dans ce labyrinthe inquiétant.
Pour ce qui est de Célia, c’est le cœur de l’intrigue. Tout le monde courre après. Son sort sera connu dans une finale assez ordinaire. Étrangement, le personnage le mieux travaillé selon moi est Chloé celle qui apparaît dans les catacombes comme un diable sorti d’une boîte pour prendre Maxime sous son aile. C’est un peu facile mais la suite en vaut la peine.
C’est un très bon suspense même si la critique dithyrambique qui l’entoure me semble un peu surdimensionné. Le livre mérite probablement son *prix du suspense 2020* mais le terme *bluffant* utilisé par l’auteur Jérôme Minier pour le décrire est peut-être un peu exagéré.
Suggestion de lecture : PARIS BRÛLERA-T-IL ? d’Éric Robinne

L’auteur Nicolas Nutten
DU MÊME AUTEUR

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le mercredi 2 septembre 2026







Chaque personnage a son histoire et sa psychologie relativement bien travaillée. Mais dans l’ensemble, j’ai trouvé l’histoire ennuyante et par moments tirée par les cheveux. J’ai eu une impression de remplissage.












Cormoran Strike est en visite dans sa famille en Cornouailles quand une inconnue l’approche pour lui demander de l’aide. Elle aimerait retrouver sa mère, disparue dans des circonstances jamais éclaircies en 1974. Intrigué, Strike accepte, malgré la longue liste des cas sur lesquels lui et son associée Robin Ellacot travaillent déjà. Petit à petit, l’enquête apparaît comme très complexe. Sur leur chemin, Robin et Strike rencontrent des témoins peu fiables, s’interrogent sur des jeux de tarots, tout en poursuivant des pistes qui semblent mener vers un serial killer psychopathe. Ils apprendront bientôt, à leurs dépens, que même des affaires classées peuvent se révéler dangereuses…



Saint-Hyacinthe, 1996 Une vache est retrouvée décapitée près d’un puits. La sous-lieutenant Monique Demers et son patron Réal Rondeau, sont en charge du singulier dossier. L’enquête, d’abord banale, débouche sur la disparition du fils du propriétaire de l’animal. Rondeau peine à démêler les fils de l’histoire. Pourquoi y a-t-il une quantité astronomique de 

Au fin fond de l’Ecosse, une bouteille ancienne en verre poli est longtemps restée sur le rebord d’une fenêtre. Personne ne l’avait remarquée, pas plus que le message qu’elle contenait. Un message qui commence par le mot Hjlp, « au secours », en danois, écrits en lettres de sang… Envoyée par la police anglaise à Copenhague, la mystérieuse missive révèle qu’elle provient de deux garçons qui auraient été kidnappés dix ans plus tôt. Chose étrange : leur disparition n’a jamais été signalée… La chasse haletante lancée par les inspecteurs Mørck et Assad derrière un tueur que rien ne semble pouvoir arrêter ne les dispense pas de jeter au passage un regard acerbe et troublant sur la société danoise.

Un film de Christoffer BOE
Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il la trompe, avant qu’il la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason.




Voici l’histoire de David Harwood, un journaliste qui emmène sa femme, Jane et son fils de quatre ans, Étha au Parc d’Attractions. Premier apéritif : Éthan disparait. D’interminables minutes plus tard, David retrouve Éthan. Soulagement très provisoire… David et le petit se mettent en route pour retrouver Jane…plus de Jane. Où est-elle passée exactement et est-ce qu’on la retrouvera ? C’est un roman très sombre qui m’a procuré anxiété et frissons, spécialement dans le dernier quart du récit alors que les nombreux éléments du puzzle se mettent en place et nous mènent à la conclusion d’une incroyable série de machinations.

