Commentaire sur le livre de
MATHIEU BERTRAND

*-En premier lieu, ce ne sont pas des prisonniers classiques mais des hommes qui vont être transformés en âmes damnées pour permettre à un démon de venir sur terre et en second lieu, nous devons capturer Bune vivant pour qu’il nous permette de mettre la main sur deux choses : un grimoire et, surtout, la position exacte de la porte noire pour que nous la détruisions. *
Extrait : LA PORTE D’ABBADON, de Mathieu Bertrand. Format numérique et édition de papier : M+ éditeur, 2021-2022, Version audio : Saga Egmont éditeur, 2022. Duré d’écoute, 8 heures 7 minutes., narrateur : Bastien Nicolaï.

Un thriller ésotérique oppressant

Deux histoires complètement différentes entrent en conjonction pour offrir aux lecteurs/lectrices un mélange de thriller policier, activités paranormales, sorcellerie et même possession. D’une part, au début du XVIe siècle, en France, Le capitaine Philippe d’Alesani a pour mission de débarrasser le pays des sorcières qui échappent toujours à l’inquisition. Un sorcier appelé Bune tente d’ouvrir la porte d’Abaddon, l’Ange exterminateur désigné dans l’Apocalypse.
Bune sera tué avant d’avoir dévoiler l’emplacement de la porte. D’autre part, cinq cent ans plus tard, une officière de la gendarmerie affectée aux phénomènes inexpliqués, Patricia Lagazzi, enquête dans les landes sur de nombreuses disparitions très étranges.
L’auteur frappe fort dès le départ en racontant comment Isabelle et son fils Franck doivent affronter quotidiennement le mari et père, un alcoolique extrêmement violent, sans conscience, empathie ou scrupule. Une erreur de la nature… Frank songe sérieusement à assassiner ce monstre au moment où les disparitions se multiplient dans les landes.
*«Il est violent, con, méchant, mais en plus, il est dégueulasse», songe le jeune homme avant de se retourner de nouveau vers la table de nuit en réalisant que le rejet de son père, un peu plus chaque jour, transpirait par tous les pores de sa peau. *
Entre temps, Patricia prend conscience du retour du sorcier Bune et réalise que la porte d’Abaddon fait peser un danger réel sur le monde entier. L’assassinat du père sonne le départ d’une course contre la montre.
LA PORTE D’ABADDON est donc un thriller fantastique à saveur ésotérique et il est efficace. C’est le moins que je puisse dire. Une histoire de sorcellerie, servie à la moderne, avec de la crédibilité. C’est aussi un roman d’atmosphère oppressante et angoissante. L’ambiance y est glauque et tout à fait ajustée au thème développé.
C’est un roman très noir, violent mais ficelé avec précision. L’auteur y réactualise le thème de l’exorcisme en le dépoussiérant et en le rendant plus crédible, et ce faisant, plus angoissant, plus stressant.
*Pour commencer, ôtez-vous de la tête les images des films, notamment L’EXORCISTE… ce n’est jamais aussi violent même si certaines choses vont néanmoins vous étonner. -Comme quoi ? questionna Eva, -Comme se mettre à parler une langue qu’il n’a jamais apprise ou vous attaquer verbalement de façon extrêmement méchante. * (Extrait)
Ce livre est un mélange de genres mais j’ai beaucoup apprécié la façon dont l’auteur démarque le fantastique tout en gardant l’accent sur le thriller policier, ce qui n’est pas sans me rappeler Edgar Allan Poe. Ceux et celles qui me connaissent bien comprendront alors l’opinion très favorable que je porte sur LA PORTE D’ABADDON.
Ma seule déception sur ce livre est sa finale qui est pour moi à la limite de l’insignifiance. À moins que l’auteur ait imaginé un obscur lien avec la logique du texte, ce qui n’est pas impossible mais que je n’ai vraiment pas ressenti, ça sent le remplissage, un happy ending qui sonne faux.
Sinon, l’ensemble est fluide, ça se lit bien et c’est très captivant.
Suggestion de lecture : HISTOIRES EXTRAORDINAIRES, recueil d’Edgar Allan Poe

L’auteur Mathieu Bertrand et quelques-uns de ses livres
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 25 janvier 2026



Chaque personnage a son histoire et sa psychologie relativement bien travaillée. Mais dans l’ensemble, j’ai trouvé l’histoire ennuyante et par moments tirée par les cheveux. J’ai eu une impression de remplissage.












Cormoran Strike est en visite dans sa famille en Cornouailles quand une inconnue l’approche pour lui demander de l’aide. Elle aimerait retrouver sa mère, disparue dans des circonstances jamais éclaircies en 1974. Intrigué, Strike accepte, malgré la longue liste des cas sur lesquels lui et son associée Robin Ellacot travaillent déjà. Petit à petit, l’enquête apparaît comme très complexe. Sur leur chemin, Robin et Strike rencontrent des témoins peu fiables, s’interrogent sur des jeux de tarots, tout en poursuivant des pistes qui semblent mener vers un serial killer psychopathe. Ils apprendront bientôt, à leurs dépens, que même des affaires classées peuvent se révéler dangereuses…



Saint-Hyacinthe, 1996 Une vache est retrouvée décapitée près d’un puits. La sous-lieutenant Monique Demers et son patron Réal Rondeau, sont en charge du singulier dossier. L’enquête, d’abord banale, débouche sur la disparition du fils du propriétaire de l’animal. Rondeau peine à démêler les fils de l’histoire. Pourquoi y a-t-il une quantité astronomique de 

Au fin fond de l’Ecosse, une bouteille ancienne en verre poli est longtemps restée sur le rebord d’une fenêtre. Personne ne l’avait remarquée, pas plus que le message qu’elle contenait. Un message qui commence par le mot Hjlp, « au secours », en danois, écrits en lettres de sang… Envoyée par la police anglaise à Copenhague, la mystérieuse missive révèle qu’elle provient de deux garçons qui auraient été kidnappés dix ans plus tôt. Chose étrange : leur disparition n’a jamais été signalée… La chasse haletante lancée par les inspecteurs Mørck et Assad derrière un tueur que rien ne semble pouvoir arrêter ne les dispense pas de jeter au passage un regard acerbe et troublant sur la société danoise.

Un film de Christoffer BOE
Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 le soir. Chaque jour elle est assise à la même place et observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants, qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il la trompe, avant qu’il la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason.




Voici l’histoire de David Harwood, un journaliste qui emmène sa femme, Jane et son fils de quatre ans, Étha au Parc d’Attractions. Premier apéritif : Éthan disparait. D’interminables minutes plus tard, David retrouve Éthan. Soulagement très provisoire… David et le petit se mettent en route pour retrouver Jane…plus de Jane. Où est-elle passée exactement et est-ce qu’on la retrouvera ? C’est un roman très sombre qui m’a procuré anxiété et frissons, spécialement dans le dernier quart du récit alors que les nombreux éléments du puzzle se mettent en place et nous mènent à la conclusion d’une incroyable série de machinations.


Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort. 
Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris. Elle travaille dans la production d’événements depuis plus de vingt ans et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection. Bien que française, Sandrine Destombes est attachée à ses origines italiennes, elle instille dans ses écrits son amour des Abruzzes, une belle région située à l’est de Rome.