Commentaire sur le livre
D’AGATHA CHRISTIE

*-Bonsoir ! dit une voix dans l’obscurité. Quelqu’un s’avança et une paire de superbes moustaches apparut à la lumière du réverbère. -Eh bien, dit Hercule Poirot. Quelle belle nuit pour une chasse à l’homme, n’est-ce-pas ? *
(LA MORT DANS LES NUAGES, Agatha Christie, Édition du Masque 1992. Réédition, 2002, édition de papier, petit format, 225 pages.)
La mort au ciel

Dans un avion en plein vol, une femme est assassinée, transpercée par une fléchette empoisonnée lancée d’une sarbacane. Le tueur a réussi ce coup difficile, même si tous les passagers, y compris le détective belge Hercule Poirot, pouvaient le voir. En fait, tout le monde n’y a vu que du feu. Une énigme de taille, en vase clos pour Poirot.
L’inspecteur-chef James Japp, un pro de Scotland-Yard participe à l’enquête. Les limiers vont unir leurs cellules grises pour résoudre cette singulière affaire. Elle ne sera pas simple en effet car les 21 passagers sont suspects, et notre ami Poirot est toujours quelque peu affaibli par son légendaire mal de l’air.
Ce type d’énigme en vase clos constitue un beau défi pour les lecteurs qui ont tous les éléments pour *assister* les enquêteurs. La plume superbement calculée d’Agatha Christie m’a happé dans l’avion. J’ai essayé de m’imaginer un assassin lancer une fléchette empoisonnée un peu à la manière des anciens sud-américains avec un souffle précis et une discrétion sans faille. Jusqu’à ce qu’on trouve l’indice-clé.
Mais vous connaissez Agatha Christie. À la fin du livre, qui ne fait que 220 pages, on se dit : *Quoi ? C’était juste ça ? * Ça nous pendait au bout du nez. C’est la force de madame Christie, cette manière de mystifier les lecteurs comme elle a si bien fait avec LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS. C’est une des très bonnes histoires de l’autrice qui tranche par son originalité et sa galerie de personnages.
C’est dans la précision du crime et le contexte que réside la force du récit. Comment personne n’a pu remarquer un meurtre qui, en principe, sautait aux yeux ? Avec une sarbacane en plus ? Si l’assassin est insoupçonnable, tout le monde est suspect. Tout est dévoilé dans une finale surprenante.
La principale difficulté de cette histoire vient du nombre de personnages. L’avion n’est pas un gros porteur, mais 21 suspects, çà fait quand même beaucoup de monde. Les connexions ne sont pas toujours faciles à faire. Ajoutons à cela le caractère haut perché de monsieur Poirot que j’ai toujours trouvé agaçant. Mais ça passe parce que sa créatrice l’a doté d’une extraordinaire capacité de déduction qui ne se dément absolument pas dans LA MORT DANS LES NUAGES.
C’est donc une nouvelle *pause Agatha* que je vous recommande absolument.
Suggestion de lecture de la même autrice : LES PENDULES

Extrait du téléfilm Britannique LA MORT DANS LES NUAGES
adaptation du Roman d’Agatha Christie. Avec David Suchet dans
le rôle d’Hercule Poirot


Passionnés (es) d’Agatha Christie, je vous invite à parcourir les liens suivants : Biographie et bibliographie, commentaires de deux livres d’Agatha Christie sur ce site : À L’HÔTEL BERTRAM, LES DIX PETITS NÈGRES. Liste d’adaptations cinématographiques. Je vous réfère également à une fort intéressante analyse de l’œuvre d’Agatha Christie livrée en 2020 sur theconversation.com. Et pour terminer, une petite curiosité.
J’ai toujours été intrigué par le choix de HERCULE POIROT comme nom pour le détective vedette d’Agatha Christie. Comme bien des gens, je me suis demandé *C’est quoi l’idée *? Je n’ai pas trouvé la réponse mais je crois avoir compris pourquoi la célèbre romancière est allée jusque ne plus pouvoir supporter sa propre création…
Bonne lecture
Claude Lambert
le vendredi 6 septembre 2024















Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort. 
Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris. Elle travaille dans la production d’événements depuis plus de vingt ans et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection. Bien que française, Sandrine Destombes est attachée à ses origines italiennes, elle instille dans ses écrits son amour des Abruzzes, une belle région située à l’est de Rome.
Après avoir avoué à sa femme qu’il avait toujours détesté le thé, Ambroise Perrin se défenestre sous les yeux médusés des personnes présentes. Entre temps, Louise Duval se réveille d’une soirée de gala et découvre que sept de ses collègues sont morts au même moment dans leur lit, de causes inexpliquées. Rien ne lie ces deux affaires. Si ce n’est leur mystère. C’est assez pour intéresser Évariste Fauconnier, enquêteur émérite spécialisé dans les affaires que personne ne peut résoudre. Entre crimes en série, esprits diaboliques et complots politiques, le fin limier va devoir dénouer les fils d’une gigantesque toile qui risque bien d’avaler son âme autant que sa raison.
Juriste de formation, Oren Miller (un pseudonyme) s’est très tôt échappée dans des mondes imaginaires qu’elle décide de mettre par écrit en 2009 avec ses premiers romans. Son terrain de jeu favori reste l’adaptation des grands thèmes de fiction et l’exploration des émotions humaines à l’aide d’une plume colorée et bien taillée en pointe. Elle écrit des romances sous le pseudonyme de Lucie Castel (Harper Collins). En parallèle de ses activités littéraires, elle enseigne certaines matières juridiques dans une prestigieuse école à Lyon.
Lady Bradsley est une jeune veuve douée de talents particuliers : elle parle aux morts et décrypte les souvenirs qui imprègnent les lieux qu’elle visite. Elle sillonne le monde du début du XXe siècle, en proie aux rivalités coloniales pour résoudre les mystères occultes qui s’offrent à elle. Mais tandis que le spectre de la première guerre mondiale se profile, comment gèrera-t-elle sa malédiction personnelle ? En effet, Lady Bradsley est elle-même hantée par Henry, le fantôme de son mari, dont l’amour est si fort qu’il transcende les frontières entre les mondes. cette intégrale rassemble cinq aventures. Le monde et ses mystères occultes ne sont pas assez grands pour les talents médiumniques de Lady Bradsley !





Je me nomme Gabriel Wells.

Bernard Werber fait ses premières armes dans un journal de Cambrai aux rubriques en tout genre, avant de gagner le prix de la fondation News du meilleur jeune reporter qui lui permet de financer son premier vrai grand reportage. A son retour, il devient journaliste scientifique au Nouvel Observateur où il reste 7 ans. Son enquête sur les magnans va lui inspirer son premier roman, Les Fourmis, qui connaît dès sa sortie en 1991, un succès immédiat. Succès qui ira croissant au fur et à mesure de la parution de ses livres (près d’une vingtaine : romans, nouvelles, pièce de théâtre…). Les livres de Bernard Werber sont traduits dans une trentaine de langues.