Commentaire sur le livre de
MICHAEL CRICHTON

*Vous créez de nouveaux êtres vivants dont vous ignorez tout. Votre Dr Wu ne connaît même pas le nom des animaux qu’il fabrique… Il n’a pas de temps à perdre avec des détails de ce genre. Vous en créez un grand nombre en très peu de temps, vous n’apprenez rien sur eux et, malgré cela, vous exigez d’eux une docilité totale sous prétexte que, les ayant fabriqués, vous considérez qu’ils vous appartiennent.
Vous oubliez qu’ils sont vivants, qu’ils ont leur intelligence propre et qu’ils ne seront peut-être pas dociles. Vous oubliez que vous en savez très peu sur eux et que vous êtes totalement incompétent pour accomplir ces choses que vous qualifiez inconsidérément de simples…*
Extrait : JURASSIC PARK, de Michael Chrichton. Édition de papier : Robert Laffont éditeur, 2006, 448 pages. Version audio : Lizzie éditeur, 2022 : Durée d’écoute : 15 heures 48 minutes. Narrateur : Laurent Blanpain

Que s’est-il donc passé sur Isla Nublar, durant ces deux jours d’août 1989, pour obliger l’armée à venir » faire le ménage » ? Le programme dont cette île est le théâtre avait pourtant tout du paradis scientifique : un immense complexe naturel où s’ébattent, aux yeux de tous, les plus féroces sauriens du Jurassique, génétiquement ramenés à la vie… Quelques jours avant le chaos, le paléontologue Alan Grant et Ian Malcolm, mathématicien de renom, chargés de délivrer une caution universitaire au projet, embarquent pour ce bout de terre perdu au large du Pacifique.
Bientôt, le petit groupe invité par le créateur du parc doit se rendre à l’évidence : au cœur d’une jungle primitive et farouchement hostile, l’être humain n’est plus l’espèce dominante, mais la proie… Et la science se révèle vite impuissante face à la sauvagerie d’un écosystème disparu, un monde oublié qui cherche à reprendre ses droits. Dès lors, l’évolution impose sa loi, unique, éternelle, terrifiante : survivre…
La vie trouve toujours son chemin
phrase devenue célèbre du professeur Ian Malcolm incarné
par Jeff Goldblum dans l’adaptation cinématographique de JURASSIC PARK 1

Ça peut paraître incroyable, mais je me suis enfin décidé à lire le livre culte de Michael Crichton plus de 30 ans après la sortie du film que j’ai vu peut-être plus de 10 fois. Si l’intensité dramatique du film m’a saisi, celle du livre m’a littéralement mis les nerfs à vif. J’utiliserai avec justesse le vieux cliché : j’ai été cloué à mon siège, je n’ai pas vu le temps passer. Le quatrième de couverture tient déjà en haleine mais je ferai quand-même un résumé un peu plus cartésien.
Un milliardaire un peu excentrique, John Hammond réunit une équipe de généticiens de haut niveau pour redonner vie à des dinosaures à partir de leur ADN fossilisé. Le but est de peupler un parc jurassique située au large du Costa Rica.
Avant l’ouverture officielle, qui ne se fera jamais d’ailleurs, Hammond réunit cette fois une équipe de scientifique afin de cautionner le parc, de le valider sur le plan de la sécurité et de la viabilité. L’équipe comprend le paléontologue Allan Grant, une paléobotaniste, Élie Satler et le mathématicien Ian Malcolm, spécialiste de la théorie du chaos qui étudie le comportement des systèmes dynamiques sensibles. Cette théorie sera au centre du drame que vivra le parc jurassique.
À cette équipe s’ajoute le milliardaire John Hammond lui-même, un avocat qui veille aux intérêts des actionnaires et les deux petits enfants de Hammond, Tim et Lex. Alors que la visite s’amorce, un informaticien véreux dérobe des embryons de dinosaures pour les vendre à une entreprise concurrente. Pour ce faire, il désactive les systèmes de sécurité. Les dinosaures exploitent la faille et s’échappent de leur enclos. Un chaos total menace l’île et peut-être le monde.
Première observation et elle est importante car vous vous poserez sans doute la question si vous ne connaissez pas Jurassic Park : la trame du livre est différente de celle du film. C’est un simple détail car en bout de ligne, le résultat est le même. Toutefois, comme ça se voit toujours dans les adaptations, le livre est beaucoup plus détaillé, profond et dense.
Le livre est aussi porteur de réflexion sur les dangers de la manipulation génétique exempte d’éthique. Le film accorde moins d’attention à ce détail. C’est plus un spectacle. Autre qualité qui m’a frappé dans ce livre, c’est son accessibilité. La paléontologie y est présentée de façon claire, démystifiée, vulgarisée. Donc en plus de donner des frissons, le livre est instructif.
Non seulement Michael Chrichton a bâti un thriller époustouflant avec une technique parfaitement maîtrisée, mais il a créé pour mon plus grand plaisir une impressionnante galerie de personnages tous bien travaillés, façonnés. Le plus intéressant est sans doute Ian Malcolm le mathématicien, l’empêcheur de danser en rond, celui qui *en a marre d’avoir toujours raison*.
Il peut casser les oreilles de tout le monde avec sa théorie du chaos, mais tous les évènements valident son raisonnement. Toute la cohésion scientifique du livre passe par ce personnage brillant et par Grant qui a conservé tout son sens de l’émerveillement.
PARC JURASSIQUE a été pour moi un grand moment de lecture dévorée en trois jours, aussi angoissant qu’instructif. Quant à savoir s’il faut préférer le livre ou le film, je vous le dis sans hésiter, prenez les deux, ça décoiffe.
Suggestion de lecture : MICRO, de Michael Chrichton et Richard Preston

Image du film JURASSIC PARK 1, adaptation cinématographique du livre de Michael Chrichton, par Steven Spielberg, sorti en 1993, avec Sam Neil, Laura Dem, Jeff
Goldblum et Richard Attenborough

L’auteur Michael Chrichton
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 31 janvier 2026
Katie DeMaio, est une jeune et brillante adjointe au procureur dans une petite ville du New jersey. Un accident de voiture la conduit à la clinique Westlake où elle croit apercevoir, au milieu de la nuit, une silhouette familière transportant un corps de femme inanimée dans une voiture. Lorsque la femme est retrouvée le lendemain morte dans son lit, Katie décide de découvrir la vérité, et met très vite au jour les scandales enfouis dans la vie de personnages en apparence parfaitement équilibrés. Parmi ceux-ci : le Dr Edgar Highley, un grand gynécologue dont la froideur distante cache peut-être autre chose que son intérêt pour les problèmes de maternité…
Comme roman, c’est noir et machiavélique. Le récit a un caractère aussi troublant qu’addictif car la question n’est pas de savoir qui est coupable mais plutôt comment sera-t-il arrêté ? Quand ? Comment démêler les fausses pistes et quel mal le docteur aura-t-il encore le temps de faire ?

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la Police Judiciaire de Nantes, et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire et son adjointe, affrontent un ennemi invisible. Toutes les polices seront mobilisées pour neutraliser la menace de la science complice du crime.


À Montréal, des corps mutilés de jeunes femmes sont découverts toutes sans utérus. Tueur en série ? Secte satanique ? Les investigations du sergent-détective Pierre Dumont le mèneront à la rencontre de Jeremy Powell, charismatique dirigeant du Mouvement animaliste mondial, amateur d’orchidées. Un complot d’envergure se prépare, qui s’attaque aux fondements mêmes de la nature humaine. Les auteurs ont puisé leur inspiration entre autres, dans les archives secrètes de l’époque stalinienne rendues publiques depuis l’effondrement de l’URSS : Moscou a tenté dans les années trente de réaliser le projet démoniaque décrit dans ce livre.

Française, arrivée au Québec à 14 ans, Corinne de Vailly est un auteur jeunesse reconnu Outre-Atlantique. Journaliste puis auteur de comédies musicales, parolière pour les productions Disney et divers artistes québécois, elle dirige l’équipe éditoriale de l’émission jeunesse Le Petit Journal, pour laquelle elle remporte plusieurs prix.
Journaliste d’investigation, Normand Lester se spécialise dans les questions internationales, les affaires militaires et les activités des services secrets.Ancien stagiaire du Centre d’études de politique étrangère de Paris, Normand Lester a été correspondant du journal télévisé de la SRC dans la capitale française, au siège de l’ONU à New York et à Washington où il était accrédité à la Maison-Blanche. À titre d’envoyé spécial, il a réalisé des reportages en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. Il s’est vu décerner le prix Olivar-Asselin pour « son courage et son excellence en journalisme d’enquête » et il est récipiendaire de la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec.

Mark Terry est un auteur américain, né en 1964. Après avoir passé 18 ans à travailler dans la génétique, il se tourne vers l’écriture à plein temps. LE BAISER DU SERPENT est son deuxième roman, publié un an après LA FOURCHE DU DIABLE publié en 2007. Son diplôme en microbiologie et son expérience dans le domaine des maladies infectieuses et en génétique lui ont été très utiles jusqu’à maintenant dans sa carrière d’écrivain. Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, il n’y a pas de titres récents à signaler. En fait, il semble que la carrière d’auteur de Mark Terry ait pris fin avec LA FOURCHE DU DIABLE en 2007.
George, jeune radiologue, a contribué à la création d’un smartphone qui permet d’ausculter le patient en direct, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et de lui délivrer diagnostics et ordonnances. Un bijou qui pourrait bien réduire de façon spectaculaire les dépenses de santé aux États-Unis. Mais les choses se gâtent quand les participants à la phase test décèdent les uns après les autres… 






Jean Teulé est un romancier français aux multiples facettes. Homme de télévision, dessinateur, comédien, cinéaste et surtout écrivain, il est le compagnon de l’actrice Miou-Miou. Né le 26 février 1953 à Saint-Lô, Jean Teulé ne se prédestinait pas vraiment à une carrière littéraire et pourtant, il a signé de nombreux scénarios de bandes dessinées, et plusieurs romans dont DARLING, la touchante biographie d’une naufragée de la société. Le magasin des suicides a été adapté au cinéma par Patrice Lecomte cinq ans après sa publication. 

