*Écoute-moi bien, petit. Si tu ne règles pas ce
problème d’ici la fin de semaine, c’est toi qui
va devenir un problème et tu sais ce que je
fais avec les problèmes, moi, hé, tu le sais ? *
(Extrait : L’IMMORTEL, Franz-Olivier Giesbert,
J’ai lu éditeur, 2008. Pour la présente, Flammarion
2007 au format numérique. 255 pages. Coll. Policier)
Un homme est laissé pour mort dans un parking avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ressuscitera avant de se venger de ses ennemis. C’est l’histoire d’un Monte-Cristo des temps modernes, un suspense inspiré de faits réels mais où tout est inventé, au cœur du milieu marseillais. Dans ce roman dont Marseille est le héros, toute ressemblance avec des personnages ayant existé n’est pas toujours fortuite. L’auteur a fait du vrai avec du faux et du faux avec du vrai. C’est pourquoi, ici, tout est vrai et tout est faux, comme dans les livres, comme dans la vie, comme en Provence.
Un Monte-Cristo des temps modernes
*Recouverte d’un mélange de sang et de cervelle,
Lorraine resta un long moment interdite, avec un
rictus de stupéfaction, la bouche ouverte. On aurait
dit une petite fille qui vient de renverser sur elle un
pot de confiture de groseilles. * (Extrait)

L’IMMORTEL est un drame policier très violent ayant comme thème central la mafia marseillaise et développe comme ça se produit souvent dans les histoires de mafia un règlement de compte entre le parrain des parrains, Gaby Caraccella, appelé le Rascous et un parrain nommé Charly Garlaban. Ce dernier, disgracié est devenue victime de la loi de la pègre et fut transformé en gruyère par 22 balles :
*En quelques secondes, Charly Garlaban était devenu un grand lambeau de chairs pantelantes, de gruyère de viande, une estrasse sanglante. Il avait reçu vingt-deux balles dans le corps quand un homme encagoulé s’approcha et, après avoir constaté l’étendue des dégâts, laissa tomber : <Il est cuit>* (Extrait)
Garlaban était effectivement mal en point mais pas cuit. En effet, il a miraculeusement survécu et s’en est même remis exception faite de quelques petites faiblesses. C’est ainsi que Charly est devenu L’IMMORTEL dont le premier souci fut d’éliminer chaque membre de l’escouade de bandits qui lui a tiré dessus. Mais un mystérieux personnage que le lecteur aura à découvrir devance l’IMMORTEL dans ses intentions.
D’abord pour suivre ce roman, à toutes fins pratiques il faut avoir en main un dictionnaire de l’argot marseillais :*Il faut en finir avec tous ces minus à la gâchette facile, les exterminer, les escagasser, les espoutir. Ces roudoudous tuent le métier…on va lui montrer qu’on est pas tchoutchous…il exécrait les bougnettes sur les chemises ou les racadures qui jonchent les rues et les rompe-culs de Marseille. * (Extrait) Difficile à comprendre.
J’ai l’impression que c’est une tendance chez les auteurs, éditeurs et traducteurs de croire que les livres français sont boudés par la francophonie internationale. Cette tendance se transforme en faiblesse. Une petite liste de définitions aurait été la bienvenue à la fin du volume ou quelques renvois en bas de page. Autre fait à noter, cette histoire ne réinvente pas la roue et tranche par son extrême violence. Il y est aussi banal de tuer que de boire un verre d’eau. Rien de neuf ni d’original. L’auteur a misé sur ses personnages auxquels il est malheureusement difficile de s’attacher.
En bref, on a ici quelques centaines de pages de tueries. C’est très gros jusqu’à en être un peu caricatural. Parmi les forces, je dirais que c’est bien écrit et que c’est fluide pour ce qui est du développement plus que du langage. On y trouve un peu d’humour, noir surtout. Les lecteurs et lectrices découvriront Marseille, la plus ancienne ville de France, aujourd’hui avec 1,000,000 d’habitants, devenue un centre portuaire de premier plan.
On sent bien que l’auteur est tombé follement amoureux de cette ville. Ça transpire dans chaque page de L’IMMORTEL. Malheureusement, ça rend le tout un peu lourd. Côté action, c’est efficace. Le récit est écrit à la façon d’un scénario.
Ça se lit quand même assez bien et assez vite…un dernier mot…pas fort fort la tentative de l’auteur d’humaniser les truands. Ça décrédibilise l’ensemble. Malgré tout, c’est un bon livre…bon. Pas plus !
Suggestion de lecture : MALAVITA, de Tony Benacquista
Franz-Olivier Giesbert est né en 1949 dans le Delaware aux États-Unis. C’est un auteur, biographe, journaliste et présentateur de télévision exerçant en France. Sa carrière est impressionnante et parfois controversée. Pour en savoir plus sur Franz-Olivier Giesbert, consultez le dossier complet publié sur Wikipédia.
L’IMMORTEL AU CINÉMA

L’adaptation cinématographique porte aussi le titre de L’IMMORTEL, réalisée et coscénarisée par Richard Berry d’après le roman de Franz-Olivier Giesbert, sortie en France en 2010. Richard Berry est également dans la distribution aux côtés de Jean Reno (sur la photo) et Kad Merad.
Bonne lecture
Claude Lambert
Le dimanche 24 septembre 2023
George, jeune radiologue, a contribué à la création d’un smartphone qui permet d’ausculter le patient en direct, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et de lui délivrer diagnostics et ordonnances. Un bijou qui pourrait bien réduire de façon spectaculaire les dépenses de santé aux États-Unis. Mais les choses se gâtent quand les participants à la phase test décèdent les uns après les autres… 


Nouveau numéro de la série ASTÉRIX AUDIO avec 8 voix, musique et bruitage
Je ne peux que répéter mes propos déjà publiés : *Il est probablement normal qu’un auditeur du troisième âge qui écoute un livre audio d’Astérix ait une certaine nostalgie de la bande dessinée. Mais ce qui est plus important est que la production audio pourrait permettre aux enfants de faire connaissance, sans aucun avant-goût avec les personnages principaux de la bande dessinée européenne la plus vendue dans le monde, soit près de 400 millions d’exemplaires cumulés en cent onze langues.





Extrait de l’adaptation cinématographique de INDIAN HORSE de Richard Wagamese sorti en salle en 2018, réalisé par Stephem Campanelli, scénarisé par Dennis Foon. L’histoire est surtout centrée sur un jeune canadien des premières nations : SAUL CHEVAL INDIEN un Ojibwe du nord ontarien. Le destin amène Saul à survivre au pensionnat indien et devenir un joueur de hockey étoile. Le film a principalement tourné à Sudbury et à Peterborough et a remporté le premier prix au Festival Du Film de Vancouver. Sur la photo à gauche, Forest Goodluck incarne Saul Cheval Indien à l’âge de 15 ans.



J’ai reconnu très vite et avec plaisir la plume visionnaire et onirique de Jules Verne, qui a embelli mon adolescence et jusqu’à aujourd’hui encore en me faisant voyager dans des univers extraordinaires : DE LA TERRE À LA LUNE, CINQ SEMAINES EN BALLONS, VING-MILLE LIEUES SOUS LES MERS, MICHEL STROGOFF, VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE…*Avec Jules Verne, vous pouvez aller partout et de toutes les façons possibles…par tous les temps : il vous suffit de puiser dans le trésor des voyages extraordinaires.* (Extrait du supplément)
Pour moi, ce n’est pas le meilleur de Verne à cause du personnage principal que l’auteur a imaginé trop mécanique, trop stoïque. Peu sympathique et à peu près pas attachant. Mais ma lecture a été sauvée par deux éléments en particulier. Premièrement, le deuxième personnage en importance : Jean Passepartout, valet de Fogg, un sympathique bavard rusé et surtout extrêmement intuitif. Il est sympathique, drôle, attachant et fera la différence dans cette extraordinaire aventure.
Malgré un personnage principal plutôt froid et très *british* j’ai beaucoup aimé ma lecture. Ce livre n’a pas vieilli et pourtant, il décrit la géographie physique et sociale du XIXe siècle. Comme tout ce qui est signé Jules Verne, il induit le rêve et incite aux voyages même les plus inusités. L’écriture n’est pas très actuelle dans le style mais j’ai trouvé la plume fluide et vivante, avec un soupçon d’humour. Toutes les péripéties de ces valeureux personnages ainsi que la finale à laquelle je n’aurais jamais pensé font de LE TOUR DU MONDE EN QUATRE-VINGT JOURS un incontournable roman d’aventure qui constitue une course effrénée contre la montre.
C’est la plus célèbre adaptation du classique de Verne : LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, sorti en 2007. Une saga de 2 heures 50 minutes réalisée par Michael Anderson avec David Niven, Mario Moreno et Shirley MacLaine.






LA LISTE nomme 8 filles chaque année, 



Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.
Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris. Elle travaille dans la production d’événements depuis plus de vingt ans et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection. Bien que française, Sandrine Destombes est attachée à ses origines italiennes, elle instille dans ses écrits son amour des Abruzzes, une belle région située à l’est de Rome.