
*La haine a pris racine en moi et m’a changée de manière radicale. Maintenant envahie par un esprit de vengeance incisif, je n’ai plus rien à perdre, ce qui me rend beaucoup plus dangereuse. Personne ne pourra me raisonner ni m’empêcher de commettre l’irréparable. *
Extrait : LE PRÉDICATEUR, de Mila-Ha. Édition de papier et version numérique : Black Ink éditeur, 2020, 645 Kb. Version audio : Saga Egmont éditeur, 2021, durée d’écoute : 8 heures 51 minutes. Narration : Polma

Noir huis-clos

Je n’ai pas vraiment compris l’engouement de la masse critique pour ce livre. Aussi, je me permettrai cette fois, de nager un peu à contre-courant. Mais voyons d’abord l’essentiel de l’histoire.
Une agente du FBI, Maryssa Rawlings, infiltre une secte appelée LA MAIN DE DIEU pour coincer son gourou, Fenton Graham. D’une part, Rawlings se fait prendre à son jeu, d’autre part, Graham développe une véritable obsession pour celle qui devient rapidement sa proie.
Première observation : LA MAIN DE DIEU est appelée une secte. Il s’agirait plutôt d’un harem de jeunes femmes, dirigé par un manipulateur dégénéré qui *pige dans le tas*. Un passage du récit résume assez bien le profil du bonhomme :
*Son profil m’éclate soudain à la tronche…manipulateur, narcissique, dyssocial, changement d’humeur, intolérance à la frustration, absence de remords…ce n’est pas un simple gourou, c’est un putain de psychopathe. * (Extrait)
Autre observation : ce livre est classé *dark romance*. Désolé. Je n’ai trouvé aucune romance dans ce récit, tout au plus une chimie malsaine entre l’agresseur et l’agressée, une policière qu’on dit ambitieuse et brillante, ce que je n’ai aucunement senti dans l’histoire. *Dark porno* serait à mon avis un classement plus approprié. Question de perception je suppose.
Au moins, tout le monde s’entend sur un point. C’est noir…très noir. L’histoire est fortement centrée sur le sexe, la violence, la manipulation. Quand au développement policier, il est bâclé. Pas de pistage, intrigue faible et prévisible, Le récit est sans profondeur parce que trop basé sur le sexe. Enfin, j’ai été déçu parce que l’autrice a très peu investi dans la psychologie de ses personnages.
Il n’y a pas grand-chose non plus sur la secte comme telle, ses méthodes d’endoctrinement, son idéologie. On se doute très bien toutefois de ses objectifs. Bref je n’ai pas aimé ce livre, même si je dois admettre qu’il se démarque par son pouvoir descriptif ce qui est en fait un livre parfois pénible, 18 ans et plus non recommandé aux âmes sensibles.
En terminant, ne vous fiez pas à la version audio pour voir cette histoire sous un autre angle. La narration dégage autant d’émotion qu’une liste d’épicerie.
Suggestion de lecture : DANS LA SECTE, bande dessinés de PIERRE HENRI et LOUIS ALLOING

L’autrice Mila-Ha
De la même autrice

Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 7 février 2026



L’idée de départ de Bouysse était intéressante et même prometteuse mais l’inspiration s’est figée quelque part. Le roman est très court, ventilé à outrance et sous-développé. Je sais que mon rapport forces-faiblesses penche en défaveur du roman. Je veux préciser toutefois que le centrage sur la séquestration de Forel vaut le détour.






















L’autrice




On dirait le début d’une blague… La star du lycée, le super athlète, le meilleur élève, l’accro aux joints et le solitaire se retrouvent dans la même pièce. Ils ont été sélectionnés pour un dîner exclusif. Pour quoi ? Par qui ? La farce tourne au vinaigre. Au centre de la pièce se trouvent une bombe à retardement, une seringue de poison et le message suivant : vous avez une heure pour tuer l’un d’entre vous. Sans cela, vous périrez tous, dans cette pièce.


Trois criminels en cavale sont retranchés dans un abattoir abandonné au cœur des plaines du Kansas. Ils y tiennent en otage huit écolières sourdes-muettes et leurs enseignantes, qu’ils viennent d’arracher à la quiétude de leur bus scolaire. Une armada policière assiège immédiatement les lieux.


Saint-Hyacinthe, 1996 Une vache est retrouvée décapitée près d’un puits. La sous-lieutenant Monique Demers et son patron Réal Rondeau, sont en charge du singulier dossier. L’enquête, d’abord banale, débouche sur la disparition du fils du propriétaire de l’animal. Rondeau peine à démêler les fils de l’histoire. Pourquoi y a-t-il une quantité astronomique de 