PETER PAN de Simon Rousseau
Et
LA PETITE SIRÈNE de Sylvain Johnson

Une vague de drogués se jetant du haut d’immeubles, croyant pouvoir voler. Des disparitions. Une île perdue dans la forêt boréale, habitée par une communauté déjantée et leur leader sans âge. Une baronne du crime nymphomane et amoureuse des bijoux en forme de clochettes. Un enquêteur médisant dépourvu de sa main droite, dévorée par un cannibale qui hante encore ses nuits. La réécriture la plus sombre du conte classique » Peter Pan »
Cette version moderne de La petite sirène plonge dans les bas-fonds de la nature humaine et de l’horreur. Un conte d’espoir, de perdition, de déchéance, où sont exploités les plus bas instincts qui animent les hommes. Il faut parfois savoir accepter notre destin au risque de déclencher des évènements irréversibles…Un père alcoolique qui tente de noyer son enfant difforme…Un couple de monstres de foires en cavale, poursuivi par un policier corrompu, au service d’un juge pervers. Une mystérieuse attraction montréalaise, le palais des nains, qui cache des abominations, d’absurdes personnages de cauchemars aux intentions machiavéliques.
Le cœur de l’horreur
(Encore et toujours)
C’est sans doute le dernier commentaire que je fais sur des livres de cette série. Je me sens saturé car la tendance gore est peu renouvelable. La série regroupe des contes revisités ou détournés de façon à mettre en exergue la vision la plus glauque de l’esprit humain.
Nous avons maintenant des récits qui inspirent le dégoût et l’horreur dans les thèmes typiques du genre : pédophilie, gore, voyeurisme, drogue, prostitution et même cannibalisme…j’en passe. La sensibilité de beaucoup de lecteurs risque d’être carrément violée.
C’est pratiquement du pareil au même d’un récit à l’autre. On a pratiquement fait de cette série une culture du mauvais goût. J’ai apprécié au début, mais le genre est statique, peu évolutif. En fait, c’est la redondance qui m’a saturé. Dans Peter Pan de Simon Rousseau, une drogue qui rend totalement abruti et dépendant fait l’objet d’un odieux trafic. On y trouve un tueur en série, une nymphomane cruelle et vicieuse et bien sûr Peter Pan, abusé dans sa jeunesse, devenu gore, violent, sanguinaire.
Le récit est composé d’histoires imbriquées, pas de fil conducteur et les ingrédients qui sont la signature habituelle des Contes interdits : cruauté, violence, torture, bestialité et du sang à la tonne. Rien de neuf. J’ai trouvé LA PETITE SIRÈNE de Sylvain Johnson mieux structurée. C’est évidemment très gore, ça lève le cœur par moment, mais il y a un fil conducteur et la petite sirène a un objectif précis. Ici, nous avons une jeune fille atteinte du syndrome de la sirène appelé sirénomélie, une maladie fœtale très rare qui se caractérise par une fusion des membres inférieurs qui rappelle une queue de poisson.
L’objectif de la petite sirène est clair : se faire greffer une belle paire de jambes flambant neuves. Mais ce rêve devient un cauchemar car la petite deviendra victime des pires bassesses humaines. Pas de pitié, pas d’empathie. L’histoire a une certaine originalité et sa composition fait qu’elle est facile à suivre. À part cet attribut quand même important, c’est aussi glauque et sulfureux que les autres livres de la série. Comme d’habitude, ça finit mal et comme d’habitude, le récit est truffé de passages dégeulasses de nature à soulever le cœur.
J’ai le plus grand respect pour les amateurs de gore Mais en ce qui me concerne, je suis heureux de passer à autre chose.
Suggestion de lecture : GORE STORY, de Gilles Bergal

L’auteur Simon Rousseau l’auteur Sylvain Johnson

Le 31 octobre 2021, le site internet fillesdejoual.com a publié un article extrêmement intéressant signé Withney St-Onge B.
Le dossier résume et analyse le succès foudroyant de la série des CONTES INTERDITS. Pour lire le dossier et avoir accès aux résumés des 25 contes interdits, cliquez ici. Vous ne serez pas déçu.
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le vendredi 29 août 2025


Louis-Pier Sicard est un écrivain québécois né en 1991. Il obtint un baccalauréat en éducation physique en 2014. Il est inscrit à la maîtrise en études littéraires tout en travaillant, depuis 2012, comme enseignant suppléant en éducation primaire. Gagnant du premier prix mondial de poésie francophone des 15-25 ans en 2014, il a publié un premier recueil en 2013, Les Amants de l’abîme, et a entrepris la publication d’une série fantastique, Félix Vortan, dont le premier tome obtient le Grand prix jeunesse des univers parallèles.




À gauche, l’auteur 





LE SILMARILLION est une genèse du
Donc les Silmarils sont au cœur des évènements qui ébranlent la terre du milieu. Il faut beaucoup se concentrer sur cette histoire car elle est compliquée. J’y reviendrai dans la deuxième partie de mon commentaire. Mais si vous suivez bien, vous découvrirez plusieurs éléments subtils qui vous amèneront à mieux saisir les appuis, les connaissances et les ressources qui seront utilisés par la future communauté de l’anneau.

C’est la première fois que je lis un roman épistolaire. Je n’ai jamais été attiré par ce genre littéraire dans lequel il n’y a pas de narrateurs mais plutôt un échange de lettres, de correspondances dans un but précis. J’ai apprécié cette expérience même si je n’ai pu m’attacher aux personnages dont les deux principaux sont d’invétérés manipulateurs à la morale douteuse. L
Au départ, je croyais me lancer dans la lecture d’un 


Ça fait plus d’un an que ce livre figure dans mes projets de lecture. J’ai décidé de me lancer, toujours aussi intrigué par le titre. En effet, ce titre annonce quelque chose de malsain, de pervers, et d’énigmatique. Ça parle fort. D’autant que le livre pénètre dans l’univers sinistre de la
Le lendemain, les messages de menace commencent et ils ne font pas dans la dentelle. Il est dorénavant en grand danger, lui, sa femme et ses deux enfants. Il semble que sa curiosité pourrait lui coûter très cher.
La principale force du livre réside dans son personnage principal, Grace, un policier efficace mais humain et sujet à l’erreur. Une autre force tient au fait que le l’histoire est développée comme un scénario de film, ce qui est en fait la spécialité de Peter James.








Cormoran Strike est en visite dans sa famille en Cornouailles quand une inconnue l’approche pour lui demander de l’aide. Elle aimerait retrouver sa mère, disparue dans des circonstances jamais éclaircies en 1974. Intrigué, Strike accepte, malgré la longue liste des cas sur lesquels lui et son associée Robin Ellacot travaillent déjà. Petit à petit, l’enquête apparaît comme très complexe. Sur leur chemin, Robin et Strike rencontrent des témoins peu fiables, s’interrogent sur des jeux de tarots, tout en poursuivant des pistes qui semblent mener vers un serial killer psychopathe. Ils apprendront bientôt, à leurs dépens, que même des affaires classées peuvent se révéler dangereuses…







