<Le commentateur sportif est à l’hystérie
ce que Francfort est à la saucisse : une
évidence consubstantielle.>
(Extrait : LES JOURNALISTES SONT NULS,
Benoît Deschodt, Walrus 2012, édition num.
80 pages numériques)
Benoit Deschodt est journaliste : il le confesse volontiers. Mais ce n’est pas parce qu’on fait partie d’une famille respectable qu’on n’a pas le droit d’en dire du mal ! Avec une bienveillance toute relative, une plume habile et une ironie cuisante, l’auteur dresse les portraits des plus beaux spécimens de journalistes que vous pourrez rencontrer si d’aventure, vous vous égarez dans une salle de rédaction. Et personne n’y échappe : de la secrétaire de rédaction au spécialiste des faits divers, du présentateur de journal télévisé au spécialiste du web, chacun en prend pour son grade et pourra se retrouver dans ces tableaux peints au vitriol. À condition d’avoir de l’humour… bien sûr…
ÇA PREND UN JOURNALISTE
POUR SE PAYER LA TÊTE DES JOURNALISTES
*Le journaliste culturel est à l’art ce que la tique
est au vieux chien : un parasite. Mais s’il est
possible au clébard de finir sa vie sans jamais
avoir connu les démangeaisons effroyables de
la tique… *
(Extrait : LES JOURNALISTES SONT NULS)
Même si on assiste à des changements intéressants depuis quelques années dans la présentation des journaux télévisés, en général, les téléspectateurs ont été habitués à voir le présentateur de nouvelles assis à un pupitre, veston, chemise et cravate impeccable avec quelques feuilles à la main et le télex à l’oreille. Maintenant, imaginez un peu ce même présentateur avec ce qu’il a sous le pupitre.
Il pourrait très bien être en jeans ou en boxeur si ça se trouve, avec des pantoufles aux pieds. C’est le meilleur rapprochement que je puisse faire avec le livre LES JOURNALISTES SONT NULS. L’auteur Benoit Deschodt, lui-même journaliste *bave* un peu dans la main qui le nourrit en présentant les dessous de différents types de journalistes, développant les petits côtés qui portent à interprétation.
On connait l’archétype du journaliste : calepin et crayon prêts à jaillir, il se rue, joue de l’épaule, avide de scoops, de sensationnel, pas toujours fidèle à la vérité et portant sur les nerfs. Hors de cette structure générale, l’auteur y va de ses petits commentaires acidulés sur différents types de journaliste. En tout, 18 tableaux…18 types de journalistes depuis le correspondant de guerre, jusqu’à la miss météo en passant par le journaliste culturel.
Les tableaux sont courts, trois à quatre pages. Ils sont parfois grinçants, mais je n’ai rien senti de foncièrement méchant et c’est tant mieux car j’aurais été gêné pour l’auteur. On sent quand même l’ironie et une petite pincée de malice.
Mon tableau préféré est celui concernant l’animateur de talk-show. C’est le journaliste social typique. J’ai choisi ce tableau parce que le journaliste social est probablement celui qui m’énerve le plus, spécialement celui qui verse dans le potinage : *L’animateur de talk Show est au journalisme ce que Pol Pot était au Cambodge : un fléau* (Extrait) La façon de s’exprimer de Deschodt est très élaborée. Trop peut-être.
Je cite en exemple cette espèce de soupe que l’animateur de talk show sert en général à ses invités : *Un velouté onctueux agrémenté d’une lichette de miel, d’une pincée de soupline et d’un zeste de crème à tartiner. Bref, ça dégouline de partout, c’est dégeu et indigeste, mais le cuistot est fier de sa tambouille .* (Extrait) Langage tantôt argotique, tantôt néologique et qui fait parfois très *sciences sociales*. C’est là où saute aux yeux la principale faiblesse du livre.
Sans le voir probablement et au nom d’un évident sens de l’humour, Deschodt a utilisé un langage trop haut perché, suffisamment pour embrouiller le lecteur et lui faire perdre de l’intérêt. J’aurais souhaité que l’auteur *universalise* son langage, tout comme l’idée qu’on se fait habituellement du journalisme est universelle. Ainsi le texte aurait été clair autant pour le français que pour l’africain, le québécois ou le belge…
Je veux aussi signaler un irritant : l’auteur s’étend très longtemps sur certains sujets avec des phrases très longues…étalage de savoir avec beaucoup trop de mots descriptifs, argotiques ou régionaux qui obligent le lecteur à relire des paragraphes entiers pour être sûr de comprendre. Ça manque de fluidité.
Autrement, le livre se lit très vite, les tableaux sont courts et plusieurs passages et tableaux m’ont arraché des sourires sinon des rires comme s’ils m’avaient imprégné des petits secrets d’une confrérie car j’ai été journaliste moi-même et qu’à certains moments, je me suis reconnu.
C’est un livre à caractère empirique qui n’aura pas un grand impact dans la littérature mais ça se laisse lire et ça fait rire,. Je serais curieux de savoir ce que ça aurait donné si le livre avait été enrichi de la longue saga du COVID 19.
Suggestion de lecture : ENTRE LES LIGNES ou le journaliste assassiné, de Jérôme Bellay
Après dix ans à parcourir de nombreuses rédactions de France, de la presse quotidienne à la presse magazine, le journaliste Benoît Deschodt a entrepris de laisser la fiction, prendre le pas sur l’information, à moins que ce ne soit l’inverse. Il publie une galerie de portraits de journalistes, dans la plus grande objectivité informative.., ou pas… *Benoît Deschodt est un journaliste comme les autres à ceci près qu’il a de l’humour.* (Extrait de la préface).
N.B. Deschodt se prononce DESKOTT.
BONNE LECTURE
CLAUDE LAMBERT
le dimanche 28 juin 2020


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Né le 14 août 1926 à Paris, René Goscinny passe son enfance en Argentine, entre Buenos Aires et la pampa. Après des débuts prometteurs de sous-aide-comptable d’un aide-comptable dans une usine de récupération de vieux pneus, il entre comme apprenti dessinateur dans une agence de publicité. 