Quand tu comprends que tu
n’en a qu’une
Commentaire sur le livre de
RAPHAËLLE GIORDANO
illustré par Sophie Ruffieux

Un routinologue et hop!
Après la lecture de LE JOUR OÙ LES LIONS MANGERONT DE LA SALADE VERTE, il n’était pas du tout dans mes plans de lire un autre livre de Raphaëlle Giordano. Mais j’ai été attiré par le format bande dessinée de son livre TA DEUXIÈME VIE COMMENCE QUAND TU COMPRENDS QUE TU N’EN AS QU’UNE.
Ce titre ne m’a pas vraiment impressionné. Il est long et ne veut pas dire grand-chose. J’ai toute fois été impressionné par sa qualité graphique, les belles illustrations de Sophie Ruffieux qui donne de la vie à un texte platonique.
Dans le premier livre que j’ai lu de Giordano, il était question de <burnerie>.
Le livre d’aujourd’hui développe comme sujet principal, unique devrais-je dire, la <routinologie>. Pour décrire ce néologisme, une autre trouvaille de l’auteure, je vous propose cet extrait :
<Notre méthode de routinologie puise ses sources dans les enseignements de divers courants de pensée philosophique, spirituels et même scientifiques à travers le monde…un condensé de ce que les hommes ont pensé de mieux pour évoluer en bien. Nous partirons du principe que ce n’est pas entre les murs d’un cabinet que la personne qui désire changer trouvera sa vérité, ni qu’elle comprendra quel sens donner à sa vie. Nous privilégions donc l’action, le concret et l’expérience.> Extrait
C’est le genre de discours ennuyant qui m’a toujours fait fuir les ouvrages dont le thème central est le développement de la personnalité car c’est de ça qu’il s’agit ici. Ça ne signifie pas que le message transmis est mauvais. Loin de là. L’idée de base est même bienveillante.
Mais dans ce genre de livre, on peut prendre des éléments pour soi et en laisser aux autres. C’est très vendeur, à la limite moralisateur mais ça ne m’a pas vraiment convaincu.
Quant à l’histoire, elle est simpliste, sans profondeur et frôle parfois le ridicule. Pas de rebondissements, pas d’action sinon la chronique d’une mère de famille en mal de routinologie au milieu de sa famille. Bref ce livre est un cours de routinologie.
Cependant, ça vaut la peine de lire le livre pour la finale que j’ai trouvée inattendue, originale, savoureuse… une finale qui n’est pas sans rappeler le très beau film de Mimi Leder sorti en 2 000 : PAYEZ AU SUIVANT
Enfin, sur le plan visuel, la bande dessinée est très attrayante et a quelque chose d’apaisant, peut-être à cause des couleurs aux tendances pastel. Les très belles illustrations rendent les personnages attachants et donnent du corps à l’ensemble. Un très beau travail de Sophie Ruffieux qui m’a procuré, malgré tout, du plaisir à lire ce livre.

L’auteure Raphaëlle Giordano Sophie Ruffieux, illustratrice
Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 19 juillet 2025




Un vaisseau générationnel emmène 2 000 passagers, à une vitesse de 30 000 km/s, vers Tau Ceti, une étoile située à 11,9 années-lumière de la Terre. Le voyage prend presque deux cents ans au cours desquels six générations de passagers se succèdent à bord. 


L’auteur
Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont finalement se transformer en véritable conte de fée… puis en cauchemar. Sa petite vie tranquille, ses idées bien arrêtées, ses projets… tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, faire face à ce qu’elle n’aurait jamais pensé croire un jour, car les légendes n’en sont pas toujours…Leith ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’Esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher sa vraie nature encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il n’a pas le choix, leur rencontre l’a mise en danger. Lui seul peut lui venir en aide.





Le livre est divisé en trois grandes parties. La première est consacrée à l’histoire des dieux grecs qui sont présentés comme des magouilleurs indolents, capricieux, menteurs, infidèles, sournois et autres gentillesses du genre.


Si l’intrigue garde en haleine jusqu’à un certain point, il faut rester concentré à cause d’une imposante galerie de personnages qui a tendance à noyer l’intérêt. Toutefois, certains personnages forcent l’attention, mon préféré étant Reinhart, le genre vilain. Qui dans cette histoire semble n’avoir sa place nulle part et pourtant son rôle est capital… un rebelle qui met du piquant dans le récit. J’aime bien. Malgré ses lacunes, le récit vaut la peine d’être lu car il évoque et met en perspective les éléments non-palpables de notre vie : l’imaginaire, l’intuition, le ressenti, la perception, les apparences, les impressions tenaces et jusqu’à un certain point, la prémonition.


















L’autrice
