*Les livres, eux, ne me trahissaient pas.
ils étaient ma réserve de rêve, ma
provision de bonheur. Tout cela, votre
virus l’a anéanti. *
(Extrait : VIRUS L.I.V.3 ou LA MORT DES LIVRES.
Christian Grenier, Éditions or. Hachette jeunesse
1998, 189 pages. Version audio : Audiolib éditeur,
2018, durée d’écoute : 3 heures 34 minutes,
narratrice : Audrey d’Hulstère)
Le gouvernement des Lettrés a interdit les écrans et décrété la lecture obligatoire. Face à cette tyrannie, les Zappeurs se révoltent : en propageant un virus qui efface les mots à mesure qu’ils sont lus. Seule Allis, une jeune fille sourde et muette, semble capable d’identifier l’inventeur du virus et de trouver un antidote. Un roman de science-fiction qui nous fait voyager en 2095, dans une société où l’existence des livres et des écrans est en danger.
LA TOUTE-PUISSANCE DES VOYELLES
*Là, dans la petite pièce de ce centre…, je pris
conscience de l’ampleur du désastre : non
seulement tous les livres qui existaient
allaient mourir, mais personne ne pourrait
plus jamais en écrire. (Extrait)

Dès le début de ce petit livre, le nom du grand Ray Bradbury est évoqué et pour ma plus grande joie, l’auteur du fameux FARENHEIT 451 allait avoir un rôle capital à jouer dans cette histoire. Pourtant, il ne faut pas s’y tromper. Dans la célèbre dystopie de Bradbury, les livres sont totalement proscrits.
Dès qu’on en découvre on les brûle. Aussi paradoxal que ça puisse paraître, c’est le travail des pompiers. Dans VIRUS L.I.V.3 OU LA MORT DES LIVRES, ce sont les écrans qui sont prohibés. TOUS les écrans…cinéma, télévision, et surtout les ordinateurs. Les Voyelles, un collège d’érudits formant le gouvernement de lettrés oblige la lecture des livres.
Un groupe de rebelles, les zappeurs zinzins part en guerre contre les Voyelles en mettant au point un virus effroyable qui efface à tout jamais les lettres d’un livre au fur et à mesure qu’on les lit, créant à la place la même histoire mais en réalité virtuelle :
*L.I.V. signifie sans doute Lecture Interactive Virtuelle. Sun, le maître des zappeurs, ou les ZZ, ont dû vouloir mettre au point deux virus L.I.V. successifs. Deux échecs. Mais le troisième…c’est…une réussite. * (Extrait) Vous avez maintenant l’explication du titre.
L’assemblée des Voyelles a délégué l’écrivaine lettrée sourde-muette Allis LC Wonder pour enquêter sur l’origine du virus et trouver un antidote au L.I.V.3 le plus vite possible. Allis entreprend une quête dont je ne parlerai pas ici car vous avez droit à votre part de surprise. Mais cette quête m’a fasciné par son caractère surprenant : un jeu d’alliances et de traîtrise.
Réussira-t-elle sa mission. Une chose est sûre, un piège se referme sur Allis et sa seule façon d’en sortir est de faire intervenir le grand Ray Bradbury.
Ce livre m’a émerveillé à cause du questionnement qu’il soulève sur la pérennité des livres de papier, le tout avec une atmosphère d’intrigue et suspense, des personnages attachants dont les noms de certains évoquent de grands écrivains. Il y a surtout une volonté de croire que le monde littéraire de papier et la technologie peuvent se comprendre, se compléter. J’ai été immergé dans un monde où deux puissantes philosophies s’opposent.
C’est le choc de deux solitudes développé avec ouverture d’esprit. Ce livre, attractif et bourré d’idées ingénieuses, est pour moi, un petit chef d’œuvre de logique et de cohérence qui débouche sur une finale que j’ai appréciée. Il serait intéressant de voir intégrée l’analyse de cet œuvre dans les cours de français de certains niveaux. Je suis sûr que ça donnerait des débats allant dans le sens du raisonnement développé par Christian Grenier.
Comme vous l’avez vu plus haut, j’ai utilisé la version audio du livre. J’ai trouvé très agréable la prestation de la narratrice Audrey d’Hulstère. Eh oui, j’ai utilisé la technologie. Je lis aussi en format numérique.
Malgré tout, ceux qui me connaissent, connaissent aussi mon attachement indéfectible pour les livres de papier. Vous voyez, les technologies, le papier et moi, nous sommes faits pour nous entendre. Je suis ouvert à tous les supports.
En terminant, je veux mentionner que j’ai senti dans cet opus de Christian Grenier le caractère apologétique de la lecture en général mettant en perspective l’interaction entre écrivains. Aussi, je vous laisse sur cette petite citation qui, je crois, va me suivre le reste de ma vie :
Suggestion de lecture : LA PESTE, d’Albert Camus
*Les livres sont pleins de livres*
Né en 1945 à Paris, Christian Grenier aime la science et la fiction… donc la science-fiction. Il a publié des récits, des essais, et de nombreux romans pour la jeunesse, parmi lesquels La Machination et Le coeur en abîme, Grand Prix de la S.-F. française en 1988. Après avoir été longtemps professeur dans un collège parisien, au moment d’écrire ces lignes, Christian Grenier vit dans le Périgord.
Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 18 octobre 2020





Alors que Jean Royer s’apprête à annoncer à ses deux employés sa décision de vendre son agence de détectives privés, une vieille femme arrive en larmes : on a tué son chien. Sur les lieux du crime, Jean Royer découvre ce qu’il appelle un camp pour futurs tueurs en série. Connaître l’identité du malade qui a perpétré ces atrocités l’obsède. Serait-ce un semblable désaxé qui, six ans plus tôt, a enlevé sa fille jamais retrouvée ? Ainsi, Royer s’enfonce dans les méandres de l’âme humaine, Le détective entreprend d’écrire le journal d’une enquête émotivement éprouvante.
Avant de se consacrer à l’écriture, Claude Champagne a fait le tour du Québec sur le pouce, périple qui l’a mené jusque dans l’ouest canadien, puis en Europe pendant deux ans. En 1992, il a obtenu son diplôme en écriture dramatique de l’École Nationale de Théâtre du Canada. 












Londres, Un adolescent est abattu lors d’une course-poursuite. Ce drame conduit Cynthia Bonsant, journaliste au Daily, à enquêter sur les agissements de Freemee, société américaine high-tech spécialisée dans la collecte et l’analyse de données, qui promet à ses dizaines de millions d’utilisateurs une vie meilleure grâce à ses applis. Dans un monde où réseaux sociaux, sites de e-commerce, caméras de sécurité et objets connectés sont les parfaits alliés de la surveillance globale, le chemin qui mène à la vérité va se révéler aussi ardu que dangereux. Cynthia se rend compte que le taux de suicides est plus élevé parmi les utilisateurs de Freeme, Le monde connecté devient plus puissant.
Marcus Rafelsberger est un écrivain autrichien né à Vienne le 3 janvier 1967. En 2012, il adopte un pseudonyme : Marc Elsberg qui le désigne encore aujourd’hui. Il connaîtra alors un succès foudroyant avec BLACK-OUT, un thriller post-apocalyptique et son thriller technologique ZERO, récipiendaire du prix des lecteurs du livre de poche. Dans son troisième livre, HELIX, il est à nouveau question d’évolution technologique de notre société qui fait l’objet d’une révolution secrète : le génie génétique.


