Commentaire (partie 1) sur l’œuvre de
VICTOR HUGO
*-Tâte comme j’ai froid, dit-elle. Bah ! répondit le père, j’ai bien plus froid que cela. La mère cria impétueusement : -Tu as toujours tout mieux que les autres, toi ! Même le mal. *
(Extrait : LES MISÉRABLES, Victor Hugo, publié à l’origine en 1862 chez Albert Lacroix, réédité chez Testard en 190, un format de 2 598 pages. Version audio : Thélème éditeur, 2016, durée d’écoute : 56 heures 52 minutes, narrateurs : Michel Vuillermoz, Élodie Huber, Pierre-François Garel, Louis Arène, Mathurin Voltz)
Jean Valjean, ancien forçat, frappé par la générosité de Mgr Myriel à son égard, essaie désormais de faire le bien autour de lui, mais son passé et l’inspecteur Javert le rattrapent malgré lui. Évadé de prison, Jean Valjean sauve la fille de Fantine, la petite Cosette, des griffes des aubergistes Thénardier, et se dissimule avec elle dans un couvent. Quelques années plus tard, le jeune Marius tombe amoureux de Cosette. L’insurrection se prépare. Javert, surpris à espionner, est arrêté, mais Jean Valjean lui sauve la vie. « Déraillé », il se suicide.
Le petit Gavroche meurt héroïquement sur les barricades. Jean Valjean sauve Marius, sans connaissance, à travers les égouts de Paris. Marius découvre qui est Jean Valjean et, ayant épousé Cosette, l’éloigne de ce forçat. Mais apprenant tardivement que ce forçat lui a sauvé la vie, il se rend avec Cosette auprès de lui : Jean Valjean se meurt, dans la solitude et le chagrin, mais peut du moins « mourir comme un saint », et heureux, ayant revu Cosette.
Les auditeurs et auditrices suivront pendant plus de cinquante-cinq heures le parcours de Jean Valjean, le héros du roman…sa condamnation au bagne, sa rencontre avec Mgr Myriel, sa tentative de réhabilitation dans la Société…Valjean, celui qui sauve et qui sera sauvé à son tour.

Dès 1829, avec la publication de son roman LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ, Victor Hugo exprimait à voix haute son inquiétude sur le respect de la justice sociale et de la dignité humaine. Dès lors, poussé par une chaîne d’évènements à se retirer chez lui, Hugo entreprend ce qui deviendra la plus grande fresque de l’histoire de la littérature. Au fil du temps et de l’écriture, LE LIVRE DES MISÈRES deviendra LES MISÉRABLES, un roman d’inspiration réaliste, une histoire d’amour, une critique sociale, un hymne à la tolérance.
Le caractère épique de cette œuvre colossale survole de grands moments historiques : la bataille de Waterloo qui pour le célèbre auteur scelle définitivement l’ère napoléonienne, et l’émeute de Paris de juin 1832 qui pourrait bien avoir semé la graine de la Révolution Française.
S’inscrit au caractère romanesque de l’œuvre, l’incroyable traversée des égouts de Paris par Jean Valjean. LES MISÉRABLES met en perspective deux combats qui ont fait de Victor Hugo un témoin majeur de son temps : l’éternel et classique combat entre le bien et le mal et celui, un peu plus obscur entre la loi sociale et la loi morale.
Ces personnages, dits MISÉRABLES, Jean Valjean, Cosette, les Thénardier, Gavroche, ou encore Javert sont surtout décrits comme les produits d’une société génératrice de pauvreté, d’ignorance et de désespoir. Mais Jean Valjean l’émondeur n’a pas dit son dernier mot. Les hommes meurent mais pas l’espoir. C’est peut-être l’espoir qui aura soutenu tout au long de sa vie un des plus grands écrivains de tous les temps.
Suggestion de lecture : CRIME ET CHÂTIMENT, de Fedor Dostoïevsky
Les Misérables au cinéma
Alors là, faites votre choix. LES MISÉRABLES, l’œuvre de Victor Hugo a été adaptée plus d’une dizaine de fois au cinéma. Et c’est sans compter les films semblables ou adaptés librement. En fait, Vodkaster.com publie une liste préparée par Arch Stanton de 14 adaptations. Cliquez ici.
Il m’a semblé, en survolant différents sites internet, que la palme de popularité pourrait aller à la version actée par Gérard Depardieu mais surtout à cause de la performance de John Malkovitch dans le rôle de Javert. Malheureusement, cette version a été quelque peu occultée par une version plus hollywoodienne. Quoiqu’il en soit, ma version préférée demeure celle réalisée en 1982 par Robert Hossein avec Lino Ventura qui incarne Valjean.

Lino Ventura (à droite) dans le rôle de Jean Valjean
Ancien forçat, Jean Valjean, change d’identité et devient M. Madeleine. Tandis que l’Inspecteur Javert est toujours à ses trousses, il prend sous son aile la petite Cosette, martyrisée par un couple d’aubergistes, les Thénardier. Cette adaptation, remarquable par la justesse et la qualité de sa mise en scène a été réalisée en 1982. Robert Hossein, un grand acteur, nous a livré une des adaptations les plus fidèles du roman de Victor Hugo. On retrouve aussi dans la distribution Michel Bouquet dans le rôle de Javert. Jean Carmet incarne Thénardier. Evelyne Bouix et Valentine Bordelet sont respectivement la mère de Cosette et Cosette.
Pour la suite de cet article comprenant commentaire, bibliographie de l’auteur et une brève biographie, cliquez ici
Bonne écoute
Claude Lambert
Le samedi 13 mai 2023
Pour mettre en perspective l’histoire et l’évolution de la science-fiction, le réalisateur de TITANIC James Cameron conduit personnellement des entretiens avec Guillermo del Toro, George Lucas, Christopher Nolan, Arnold Schwarzenegger, Ridley Scott et Steven Spielberg sur leur vision du genre, sur son impact et son évolution. Ces cinéastes primés nous entraînent dans des discussions fascinantes autour des extraterrestres, des voyages temporels, des intelligences artificielles ou encore des épopées spatiales.

James Cameron, diplômé en physique a réalisé entre autres, ALIENS LE RETOUR (1986), ABYSS (1989), TERMINATOR 2 LE JUGEMENT DERNIER (1994) TITANIC (1997, récompensé par 11 Oscars, dont celui du meilleur réalisateur et AVATAR. Notez qu’à ses débuts dans l’industrie cinématographique, Cameron était spécialiste des effets spéciaux. Il avait été engagé par un réputé producteur des années 1980, Roger Corman. Cette expérience exceptionnelle lui a été profitable et utile tout au long de sa carrière de réalisateur. Dans HISTOIRE DE LA SCIENCE-FICTION, l’entrevue avec James Cameron a été réalisée par le scénariste Randall Frakes.



Trente-cinq années dans l’espace, c’est un bien long voyage pour un vaisseau terrien. Pourtant, c’est à l’arrivée sur la planète Bêta IV Hydri que les véritables ennuis commencent pour l’astrogateur Nathan Stone et ses compagnons. Dans la petite colonie, plusieurs sections – militaires, politiciens, citoyens ambitieux – s’affrontent.


Voilà donc les deux premiers épisodes des aventures d’Astérix adaptées au support audio et je sais que les deux suivants sont déjà disponibles : ASTÉRIX GLADIATEUR et LE TOUR DE GAULE D’ASTÉRIX. C’est une bonne nouvelle car ce que j’ai entendu constitue une assez bonne adaptation des BD de René Goscinny et Albert Uderzo. Les acteurs y ont mis du cœur et offrent, je crois un bon spectacle…du cinéma d’animation…sans image. J’ai apprécié la prestation. Toutefois, j’ai trouvé ça court. Chaque épisode dure un peu plus d’une demi-heure.
Donc, l’idée d’une production audio est excellente et davantage l’idée d’en faire une série. Je souhaite toutefois, comme évoqué plus haut que les épisodes soient enrichis, bonifiés et traduisent davantage, si la chose est possible cette forme d’humour spontané à laquelle René Goscinny nous a habitué. Je crois que c’est un beau défi à relever et avec ce que j’ai entendu des deux premiers épisodes, je n’ai aucun doute sur la capacité des comédiens à tendre vers cet objectif. Je suis content de ce premier opus. C’est du beau travail. Ça ne mettra jamais la bande dessinée dans l’ombre mais ça pourrait la compléter d’une magnifique façon.


Moins audacieux que ses compatriotes Coppola, De Palma et Scorsese, le cinéaste Steven Spielberg n’en a pas moins dominé le box-office pendant plus d’une génération avec une spectaculaire filmographie: Jaws, E.T., Indiana Jones, Schindler’s List, Jurassic Park, Minority Report… Après avoir signé des biographies de Stanley Kubrick et Woody Allen, John Baxter trace le portrait de cet artisan infatigable, maniaque du détail et de l’organisation, dont les œuvres ont contribué à maintenir la puissance d’attraction du cinéma américain dans le dernier quart du 20e siècle.






Le mal est partout. De Portland, Oregon, aux rues enneigées de Manhattan… Le mal est immortel. Quand l’un de ses serviteurs s’éteint, un autre s’éveille déjà… Le mal est insatiable, aveugle et protéiforme. Voilà l’unique certitude de Joshua Brolin, profileur au FBI. Il en porte la marque, les blessures, les stigmates. Il en connaît l’odeur de soufre. Brolin enquête sur une série de meurtres causés par un criminel monstrueux ayant pris la relève du bourreau de Portland. De bibliothèque ésotérique en course-poursuite mortelle, il n’y a pas de répit.
ATTENTION ! Cet ouvrage est gore, attractif, immersif et addictif, même si vous avez la peur facile, Il est difficile d’en laisser la lecture. La trilogie ayant près de 1 500 pages, vous n’avez guère le choix. La plume de Chattam est directe et froide. Il n’envoie pas dire ce qu’il a à dire. C’est cru et ça met en scène des meurtres d’une inimaginable sauvagerie. Le mal et la morbidité suintent dans chaque page. C’est bien imaginé, bien écrit avec l’idée d’une épouvante pratiquement continue, maintenant une pression constante sur le lecteur et la lectrice.


Marc Thil adore écrire pour les enfants. L’idée lui est venue d’écrire en travaillant jour après jour auprès des enfants à titre de professeur. Il aime leur lire des histoires et leur en faire écrire. C’est comme ça que tout a commencé. Tous les livres de Marc Thil sont destinés aux enfants mais les plus grands pourraient apprécier, en particulier ceux qui étudient la langue française. La collection Marc Thil comprend 12 livres sur support papier et numérique et 5 livres audios.


