*Le visage de la terre était en train de changer et
ce n’était qu’une question de temps avant que ce
château de cartes social ne s’écroule.*
(Extrait : PROJET ÉLÉONOR CONTACT, Yohan
Maltais, AdA éditions 2018, édition de papier, 500 p.)
2125. L’OMS annonça la venue d’une nouvelle pandémie qui allait s’étendre à la planète entière. À ce rythme, vingt années auraient suffi à mener la race humaine à une extinction totale. West corporation arriva tel un sauveur en annonçant la création d’un vaccin qu’ils nommèrent HOPE. La pandémie frappa durement.
Une migration naturelle vers les grandes villes s’amorça, rayant de la carte des milliers de petites bourgades ce qui redessina les frontières de monde. Londres 2149. Dylan Thomas, est assailli par de violentes migraines qui déclenchent des visions de son futur. Il devra braver le froid, la peur et la mort pour connaître la vérité.
DES BRIDES DU FUTUR
*Étranglé par une douleur profonde, aucun
son ne sortit de sa gorge serrée. Elle ne
savait plus si elle voulait en connaître
davantage. Et ce qu’elle avait vu n’était
que la pointe de l’iceberg ?* (Extrait)
PROJET ÉLÉONOR nous plonge dans un monde futuriste où les nouvelles technologies biogénétiques et cybernétiques sont poussées au-delà de l’entendement au profit d’un scientifique psychopathe tordu et givré. Un monstre sans conscience appelé George Weller.
Ce cinglé dirige dans l’ombre un projet ultra secret protégé par une façade, une puissante compagnie dirigée par Allan West qui a créé le vaccin HOPE. Le projet ultra secret appelé Éléonor travaille à régénérer les tissus humains et à augmenter leurs capacités.
Je ne peux pas en dévoiler plus sans spolier mais rappelons-nous que la nanorobotique peut altérer un être humain au point d’en faire une machine biologique meurtrière qui obéit aux ordres programmés. Le lecteur pourrait être surpris d’apprendre la véritable nature du vaccin HOPE.
L’histoire est celle de trois personnes intimement liées : Peter, un agent des forces spéciales, Sophie, une scientifique en recherche pour la Société West et Dylan, un oncologue qui joue un rôle-clé dans le récit.
Les trois personnages subissent l’attraction d’un système pourri et inhumain à la tête duquel, agissant dans l’ombre se trouve George Weller, un être immoral aussi puissant que monstrueux. La deuxième moitié du livre se concentre sur Dylan Thomas, activement recherché par Weller. Dylan cherche à connaître la vérité et surtout à la comprendre.
La technique d’écriture de ce livre rappelle les scénarios de film d’action, forte et très visuelle. J’ai dû persévérer pour lire le livre au complet. Je ne l’ai pas regretté mais j’ai trouvé ça un peu ardu. Le fil conducteur est fragile. Il y a beaucoup de personnages, de forces mystérieuses et d’éléments qui s’entrecoupent.
Il faut vraiment se concentrer sinon, on perd le fil rapidement. En contrepartie, le récit décrit avec habileté une ambition démesurée dans une société dépassée par sa technologie :
*Chacun essayait de trouver sa place dans cette orgie technologique et en apparence, ils y arrivaient, mais en réalité, cette société façonnée, mécaniquement viable selon les modèles simulés, agonisait. * (Extrait)
Certains passages risquent d’ébranler le lecteur car Yohan Maltais a une écriture aussi directe que descriptive et ne fait pas dans la dentelle. Faites vos propres découvertes mais notez bien cet extrait : C’est de la putain de science-fiction ! pesta Sandy en attrapant le verre sèchement. Votre compagnie est le diable incarné.* (Extrait) Science-fiction ? oui.
Mais j’ai trouvé ce récit réaliste à bien des égards. Il fait peur. Détail intéressant. J’ai trouvé une petite coquille que seuls les amateurs d’Harry Potter pourront comprendre :
*Ces sphères détenaient tous les secrets du monde et par leur allure rappelaient vaguement les «vifs d’or» d’une ancienne histoire de magicien, sans les ailes évidemment.*
Donc pour résumer, j’ai eu de la difficulté à entrer dans l’histoire, mais une fois qu’on a saisi la motivation des principaux personnages, on se laisse emporter par un récit au rythme élevé devenant effréné dans le dernier quart. C’est bourré de trouvailles technologiques. Beaucoup d’action, de rebondissements mais on peut perdre le fil facilement.
Au début de cet article, j’ai dit que PROJET ÉLÉONOR nous plonge dans un monde futuriste. Ça va plus loin que ça en fait, c’est une chute dans la démesure. Je crois que j’attaquerai avec plaisir le tome 2.
Suggestion de lecture : LE CYCLE DE FONDATION, d’Isaac Asimov
NOTE SUR L’AUTEUR
Je n’ai malheureusement trouvé aucune information utile sur l’auteur Yohan Maltais à ce jour. En fait, en matière d’édition, je n’ai jamais trouvé une mise en marché aussi peu intéressée, aussi peu soignée.
J’ai quand même lu ce livre et j’ai décidé de le commenter pour la simple raison qu’au moment de publier cet article, notre planète est aux prises avec la pandémie du COVID 19 et que la distribution d’un vaccin à l’échelle du monde est plus que douteuse.
L’auteur n’a probablement pas prévu cette pandémie mais l’a imaginée en y ajoutant un projet diabolique à glacer le sang. J’ai donc choisi d’en parler à cause d’un évident lien entre cette histoire et l’actualité.
Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 20 février 2021

Georg Stransky dîne avec femme et enfant dans sa maison de banlieue lorsqu’un étrange projectile perturbe ce moment de paix : une pomme brise une vitre et finit sa course sous la table. Un incident vite oublié, si ce n’est qu’au matin, Georg a disparu. Pour Lilli Steinbeck, spécialiste des questions d’enlèvement, cette mise en scène n’est pas nouvelle. Sept hommes ont déjà disparu dans des circonstances similaires, avant d’être retrouvés morts aux quatre coins du monde, bien loin de leur Allemagne natale. Rien ne semble les relier, à part un passage à Athènes. C’est là que commence l’étrange enquête de Lilli Steinbeck. 
Voici l’histoire d’un adolescent dont les nuits sont hantées de cauchemars inquiétants qui ne s’évanouissent pas toujours aux premières lueurs du jour ; Droite ou gauche ? La plupart du temps, c’est un choix anodin. Vous êtes dans une nouvelle école, perdu, et si ce n’est pas le bon corridor, vous essayez l’autre, tout simplement. Ici, c’est différent. Ici, peut-être que la droite mènera à une jouissance, une euphorie totale, mais éphémère, qui rendra ensuite la vie bien morne et misérable.
Alexandre Charbonneau est un auteur québécois spécialisé dans la littérature fantastique et fantasy. Je n’ai pas trouvé beaucoup de choses sur le parcours d’Alexandre mais je vous livre tout de même un extrait fort intéressant de sa présentation Facebook :

Narrateur professionnel, Bernard Petit séduit par son timbre de voix chaud et profond qu’il a la capacité de nuancer par rapport aux textes qui lui sont soumis. C’est un comédien reconverti dans la voix off. Il a prêté sa voix à de nombreuses réalisations audio-visuelles, livres audio et contes, documentaires sur chaînes généralistes et thématiques, films institutionnels, multimédias, jeux vidéo, audio-guides, bornes de musées, lectures publiques. Bernard Petit est aussi siffleur un talent qu’il utilise surtout en publicité.




De roman en roman, Guillaume Musso a noué des liens particuliers avec les lecteurs. Il a pris goût à la lecture à l’âge de 10 ans et s’est mis à rêver d’écrire un roman…un jour. Né en 1974 à Antibes, il a commencé à écrire pendant ses études et n’a plus jamais cessé. En 2004, la parution de ET APRÈS… consacre sa rencontre avec le public. Suivront notamment LA FILLE DE PAPIER, DEMAIN, CENTRAL PARK, UN APPARTEMENT À PARIS…traduits en quarante et une langues, plusieurs fois adaptés au cinéma, tous ses livres ont connu un immense succès en France et dans le monde.


Samuel Langhorne Clemens (1835-1910) est un auteur américain natif de la Floride. Il rejoint en 1850 le journal fondé par son frère et y rédige ses premiers articles. Il devient reporter et voyage beaucoup en Europe. 
Le huis-clos d’une vieille demeure dans la campagne anglaise. Les lumières et les ombres d’un été basculant vers l’automne. Dans le parc, quatre silhouettes : l’intendante de la maison, deux enfants nimbés de toute la grâce de l’innocence et l’institutrice à qui les a confiés un tuteur désinvolte et lointain. Ils sont quatre. Mais ne seraient-ils pas six si on compte Quint et miss Jessel, les fantômes de serviteurs dépravés qui veulent attirer dans leurs rets les chérubins envoûtés ? Ou les fantasmes d’une jeune fille aux rêveries nourries de romanesque désuet. Le lecteur qui n’y prendra garde, oscillera entre le rationnel et le surnaturel.

Henry James est un auteur américain naturalisé britannique, né en 1843 à New-York et décédé en 1916 à Chelsea. Considéré comme une figure majeure du 


