Commentaire sur le livre de
SYLVAIN TESSON
*Il est cependant une autre catégorie de nomades. Pour eux, ni tarentelle ni transhumance. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n’appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins du monde. Ils vont seuls, avec
lenteur, sans autre but que celui d’avancer. *
Extrait : PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE, de Sylvain Tesson : édition numérique : Édition des Équateurs, 2020, 96 pages. Format papier : Édition des Équateurs, 2005, 176 pages. Version audio : Le livre qui parle éditeur, 2018, durée d’écoute : 2 heures 57 minutes, narrateur : Olivier Martinaud.

LES VERTUS DE L’ERRANCE

PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE est beaucoup plus qu’un simple carnet de voyage. En fait, pour comprendre la démarche de Sylvain Tesson, il faut ouvrir toutes grandes les portes de son Esprit. Tesson part de nulle part, ne va nulle part…pas de but, pas d’objectif sinon, celui très naturel d’une communion avec la nature :
*Et l’on préfèrera ces conquérants de l’inutile qui partent à pied, à cheval;, en canot, se tailler des empires dans les territoires de leurs rêves aux thuriféraires empressés de servir des messes déjà dites. * (Extrait)
Dans son traité, l’auteur fait l’éloge du nomadisme, pas seulement du vagabondage de par le monde mais aussi de l’errance introspective induite par la découverte du monde : *Le vagabond est plus redevable encore que les autres, car non content de cueillir les fruits du monde, il a passé sa vie à se gorger de ses beautés. * (Extrait)
Ce petit livre est le carnet d’observations directes d’un baladin dans lequel tout est enduit d’émerveillement… à la condition de se donner la peine d’errer avec l’auteur : méditation, paix, découverte de soi et du sens de la vie, sans oublier un message à forte connotation écologique.
Il est difficile de critiquer le livre à contenu philosophique d’un auteur qui dit ce qu’il pense, ce qu’il vit, où il s’en va et pourquoi. Tesson n’est toutefois pas toujours facile à suivre à cause de son style erratique. Vous ferez sans doute comme moi. Vous en prendrez, vous en laisserai. Mais vous vous poserez peut-être la question, comme je me la suis posée : comment a-t-il fait.
J’ai capté dans ce petit livre une phrase qui pourrait bien selon moi, résumer la pensée de l’auteur : *Prière, observation, contemplation, récitation, souvenir : stratagèmes de marcheur au long cours pour échapper à l’angoisse de se sentir une tête d’épingle perdue dans la morne immensité du monde. *
Habituellement, je ne suis pas preneur de ce genre de livre. Mais comme le traité constitue un journal d’observations et de perceptions du monde et de l’âme, j’ai été d’une certaine façon, subjugué par son pouvoir attractif. Mais suivre Tesson dans son errance n’est pas simple surtout s’il fait de l’errance, une philosophie.
Heureusement, le livre est assez court et il porte magnifiquement son titre. C’est ce que j’appellerais un vague-à-l ’âme proactif, un clopin-clopant littéraire qui, sans m’avoir passionné, a créé une rafraîchissante diversion dans mes lectures.
Suggestion de lecture : TRAITÉ SUR LA TOLÉRANCE, de Voltaire

L’auteur : Sylvain Tesson
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert
le samedi 18 juillet 2026




*-Si tu continues à avoir ces migraines, tu ne seras plus très longtemps Walt le prodige, je devrai te rebaptiser Mr Vertigo. -Mr quoi ? -Mr Tête qui tourne. Mr Peur des hauteurs. (Extrait)
l’auteur 







Malgré quelques faiblesses, ce petit livre est un bouquet d’émotions. Il développe deux histoires en convergence. Voyons le tableau.
Je passerai rapidement sur la partie *histoire d’amour*. Je l’ai trouvée plutôt fleur bleue et surdimensionnée par rapport au thème principal qui est la réhabilitation de Grace et Pilgrim. Cette partie surdéveloppée va jusqu’à mettre dans l’ombre, dans la deuxième moitié du récit, la construction d’une nouvelle relation entre Grace et Pilgrim et Dieu sait qu’elle ne sera pas facile. C’est à ce chapitre que j’ai trouvé le plus de longueurs et parfois du remplissage. Un besoin d’en mettre un peu trop.







Nourri d’informations scientifiques souvent inédites, des textes sacrés et initiatiques les plus secrets des principales religions depuis le fond des âges, Bernard Werber nous entraîne à la découverte du continent ultime, au-delà de notre imaginaire. En suivant les Thanatonautes, vous subirez les lois d’un univers étrange, où se cache l’énigme qui hante les hommes depuis toujours… Jamais personne n’est allé aussi loin que les Thanatonautes. Ils ont exploré la vie après la vie. L’odyssée la plus stupéfiante de tous les temps.



« Mortelles, Mortels, Peu avenante, la Grande Faucheuse jouit, depuis la nuit des temps, d’une réputation qui ternit, bien injustement, l’énergie d’hommes et de femmes qui s’évertuent, sans relâche, à prodiguer fauchages et agonies de qualité. Aussi, je vous prie de bien vouloir prendre connaissance, au travers du recueil qui suit, de leur quotidien, et des rencontres et péripéties qui le parsèment. Bien à vous, Josiane Smith, Secrétariat de la Grande faucheuse. P.S. : Pardonnez le sentimentalisme de ma secrétaire. Ce livre c’est mon best of, point barre. Vénérez-moi. Sa macabre majesté, La Grande Faucheuse. »

Le thème est développé de façon décontractée, avec philosophie. Si la mort est démystifiée, la vie elle, est mise en valeur avec finesse subtilité et beaucoup d’imagination.



1920, Russie centrale. La terreur s’est abattue sur le pays. À la mort de son frère, Nikolaï Levitski a déserté l’Armée rouge pour aller l’enterrer dans son village. Mais lorsqu’il arrive dans la petite communauté, perdue en pleine nature, c’est la stupéfaction. Les rues sont vides et silencieuses. Les hommes ont été massacrés dans la forêt alentour, les femmes et les enfants ont disparu. Nikolaï se met alors sur la piste des siens. C’est le début d’une quête aussi désespérée que périlleuse dans une nature hostile, au cœur d’un pays ravagé par la guerre civile.