*J’avais été baptisée avec le sang de la femme d’Andreas, et, grâce à ce baptême,
j’étais libre pour toujours, bien que nous ne sachions, ni lui ni moi, jusqu’où cette
liberté nous mènerait. (Extrait : L’ESPIONNE, Paulo Coellho, Flammarion 2016. Édition de papier, t.f. 200 pages)
Arrivée à Paris sans un sou en poche, Mata Hari, s’impose rapidement comme une danseuse vedette. Elle a un charisme extraordinaire. Elle séduit le public, ensorcèle les hommes les plus riches et les plus puissants de l’époque. Aurait-elle accumuler des secrets monnayables ? Toujours est-il que son mode de vie flamboyant fait scandale et attire bientôt les soupçons tandis que la paranoïa s’empare du pays en guerre. Arrêtée en 1917, elle est accusée d’espionnage au profit de l’empire allemand Elle fut reconnue coupable et exécutée. Paulo Coelho nous conte l’histoire inoubliable d’une femme qui paya de sa vie son goût pour la liberté.
INSAISISSABLE ET INDÉPENDANTE
*…il n’avait qu’un but et il n’avait pas besoin
de me dire lequel : coucher avec moi. J’étais
immensément embarrassée avec cet homme
laid, mal élevé, aux yeux écarquillés, et qui
se jugeait le plus grands d’entre les grands.*
(Extrait : L’ESPIONNE)
Dans une longue lettre à son avocat, Maître Clunet, Mata Hari raconte et explique la chaîne d’évènements qui a précédé son exécution à Vincennes en 1917 pour espionnage et trahison.
C’est donc Mata Hari qui a la parole : une femme courageuse, résolument libre mais dont le mode de vie flamboyant a attiré les soupçons à une époque instable où la guerre fait rage. Elle a couché avec beaucoup d’hommes influents. Est-ce que ça fait d’elle une espionne ? Une chose est sûre, Mata Hari n’a pas vu venir le panier de crabes dans lequel elle devait s’enliser. Mais toujours, elle garde la tête haute.
L’Histoire laisse à penser que Mata Hari a été reconnue coupable d’espionnage et de trahison sur des preuves plus que douteuses. Il fallait absolument un coupable pour assoir le jeu de pouvoir d’un personnage important et haut placé….Pourquoi pas…on l’a bien fait avec le soldat Dreyfus…tant qu’à sombrer dans la crasse et l’incompétence.
J’ai trouvé ce livre bien écrit, passionnant à lire. Il débute avec l’exécution de Mata Hari, fusillée la tête haute parce qu’elle tapait sur *le système du système*. Puis on peut lire la longue lettre à son avocat, un pantin désarticulé et dépassé, puis, une longue lettre de ce même avocat à Mata Hari…une lettre qu’elle ne lira jamais.
Même si ce sont les mœurs qui devancent son temps qui ont amené Mata Hari devant le peloton d’exécution et sans doute aussi son incapacité de *regarder où elle mettait les pieds*, l’écriture de Coelho pousse le lecteur et la lectrice vers un sentiment d’injustice.
Tout le long du récit, j’ai senti l’investissement de Coelho en authenticité et en sensibilité et j’ai réalisé dans la deuxième moitié du récit que Mata Hari aimait l’argent et le luxe, autre élément soi-disant incriminant poussant l’artiste vers sa chute.
Espionne ? Vraiment ? : *ce qu’il voulait dire, sans avoir le courage de le prononcer, c’était le mot : espionne. Quelque chose que je ne ferais jamais de ma vie. Comme vous devez vous le rappeler, excellentissime Maître Clunet, j’ai dit cela dans cette farce de procès : «Prostituée, oui. Espionne, jamais. * (Extrait)
Bien que ce livre soit le témoignage d’une femme hors du commun, il ne s’agit pas d’une biographie en tant que telle. Quoique la vie de Mata Hari s’inspire de faits réels dans les grandes lignes aux dires de l’éditeur et que l’auteur a tenté de reconstituer la vie de Mata Hari à partir de données historiques, ce livre demeure une œuvre de fiction. Il est poignant, il rend captif, il se lit vite, son contenu est crédible et plausible.
Mata Hari aura été victime autant d’elle-même que d’une parodie de justice. Mais toutes les versions s’entendent pour dire que l’artiste aura gardé la tête haute, même quelques minutes avant d’apparaître devant les fusilleurs :
*Je sais ce que je vais faire maintenant, avant d’entendre les pas dans le couloir et l’arrivée du Petit-déjeuner. Je vais danser. Je vais me rappeler chaque note de musique et je vais bouger mon corps au rythme des mesures, parce que cela me montre qui je suis : une femme libre* (Extrait)
Une belle écriture…un excellent moment de lecture
Suggestion de lecture : UNE FORÊT OBSCURE, de Fabio M. Mitchelli
Paulo Coelho est un romancier et interprète brésilien né à Rio de Janeiro. Il a vendu plus de 210 millions de livres à travers le monde, traduits en plusieurs dizaines de langues. Son premier livre, LE PÈLERIN DE COMPOSTELLE a été publié en 1987, mais c’est le livre suivant L’ALCHIMISTE qui vaudra à Coelho une notoriété internationale.
En novembre 2014, Paulo Coelho a achevé de mettre en ligne près de 80 000 documents – manuscrits, journaux, photos, lettres de lecteurs, coupures de presse – créant ainsi une vitrine sur le net pour la Fondation Paulo Coelho qui est basée à Genève.
BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le vendredi 15 mai 2020

Les Koboltz ont pour véritable obsession de ne pas polluer la planète. Ils ne mangent aucun animal, cultivent leurs aliments et traitent tous leurs déchets. Alors quand les hommes décident de créer un insecticide pouvant entraîner une véritable catastrophe écologique, le petit peuple vivant sous terre décide de mener une mission afin d’empêcher la création de ce poison. Mais pour cela, ils vont avoir besoin de l’aide de Rakiriko, un koboltz banni de son peuple plusieurs années auparavant, mais qui seul sait comment se rendre invisible aux yeux des humains.
Benoît Grelaud est né en mai 1968 à Luçon, en Vendée. Véritablement touché par la Bretagne qu’il découvrira grâce à sa femme, il ressentira alors l’envie d’en faire écho au sein des aventures du « 
Quand Kevin Brewer et ses copains du camp scientifique accomplissent l’impossible – faire venir des EXTRATERRESTRES sur Terre ! -, ils s’imaginent que ça va être une partie de plaisir. Et au début, c’est le cas. Mais Kevin s’aperçoit vite que tous les extraterrestres ne viennent pas en amis. Des prédateurs interstellaires sont venus capturer Mim le martien et de détruire tout sur leur passage. Il n’est pas question que Kevin laisse sa plus grande découverte scientifique se faire emmener aussi facilement. Il cherche donc à mettre un terme à cette invasion extraterrestre!










LES ROIS MAUDITS est une saga historique fictive, un collectif dirigé par Maurice Druon. L’histoire repose sur une légende imaginée par le chroniqueur italien 




Plus de cinquante ans après avoir fui l’Allemagne, Käthe, d’origine juive, est de retour à Berlin pour récupérer un immeuble ayant appartenu à sa famille avant d’être confisqué par les nazis. Peu après son arrivée, son corps sans vie est retrouvé au pied d’un mémorial de la déportation. Sa petite nièce, Maja, ne crois pas à la thèse du suicide. Elle va devoir plonger dans les méandres d’un passé douloureux. L’intrigue revisite le sort des juifs sous le nazisme allemand et les exactions de la RDA mais dresse surtout le portrait d’hommes et de femmes confrontés à un choix impossible.
Il y a très peu d’informations disponibles sur le parcours littéraire de Christophe Ernst. LES MORTS RENAÎTRONT UN JOUR est son seul livre traduit en français pour l’instant. On sait qu’il est né en 1958. Il a étudié l’histoire à New-York puis est devenu gestionnaire culturel dans son pays d’origine, l’Allemagne plus précisément à Berlin. Il a été aussi journaliste et conférencier. Après quelques années à ce rythme, il est retourné vivre dans sa ville natale : Hambourg.
Renée, une femme intelligente, douée est timorée au point de vivre dans sa peau de concierge insignifiante et ignorante. Tous ceux qui l’entourent rue de Grenelle la connaissent sous cet angle. Il y a aussi une jeune fille brillante de 12 ans appelée Paloma. Elle rejette le monde des adultes qu’elle considère comme hypocrites et ineptes et décide qu’elle se suicidera le jour de ses 13 ans, après avoir mis le feu à l’appartement familial. Toutefois, Kakuro Ozu, cultivé et raffiné va changer la donne. Il comprend que Renée se donne des airs de ce qu’elle n’est pas. On la compare à un hérisson. Et Ozu semble lui en attribuer l’élégance.



Dans un bar chic de Manhattan, une folie contagieuse fait une véritable boucherie : 83 morts. Eve Dallas interroge les rescapés, terrorisés, qui lui relatent l’apparition d’un monstre et d’abeilles par centaines. Eve traque le moindre indice pour trouver le coupable jusqu’à déterrer des souvenirs qu’elle croyait enfouis pour toujours. Après cette affaire, Dallas n’aura guère le temps de reprendre ses esprits car elle doit élucider la mort d’une comptable appréciée et sans histoire. Quand des dossiers confidentiels de la défunte disparaissent, Ève n’a d’autres choix que de s’immiscer dans le monde impitoyable des affaires…



