Commentaire sur le livre de
RICHARD BACH
*- Pauvre Fletcher, ne te fie pas à tes yeux, mon vieux. Tout ce qu’ils te montrent, ce sont des limites, les tiennes. Regarde avec ton esprit, découvre ce dont d’ores et déjà, tu as la conviction et tu trouveras la voie de l’envol… L’éblouissement s’éteignit. Jonathan le Goéland s’était évanoui dans l’espace. *
Extrait: JONATHAN LIVINGSTONE LE GOÉLAND, de Richard Bach. Format livre de poche, J’ai lu éditeur, 2000, 128 pages. Version audio : Coffragants éditeur, Alexandre Stanké, publié chez Audible en 2005. Narrateurs : Patrice Laffont, Dorothée Berryman, Cédric Noël, Vincent Davy Durée d’écoute : 58 minutes.

Décidément, Jonathan Livingston n’est pas un goéland comme les autres. Sa passion : voler toujours plus haut et plus vite pour être libre. Mais ce marginal qui ne se contente pas de voler pour se nourrir ne plaît guère à la communauté de goélands.
Condamné par les siens à vivre le reste de ses jours au-delà des falaises en solitaire, Jonathan Livingston le Goéland découvre non seulement la bonté et l’amour des amis, mais aussi comment dominer ses peurs et connaître ses limites.
Un beau parcours initiatique

Lorsque j’ai terminé l’audition de JONATHAN LIVINGSTON LE GOÉLAND, je me suis posé deux questions : D’abord, comment un aussi petit livre peut avoir une aussi grande portée. Ensuite, comment ai-je pu passer aussi longtemps à côté d’un tel chef-d’œuvre.
Le livre comme tel fait une quarantaine de pages si j’exclus les photos et la version audio fait moins d’une heure et raconte l’histoire de Jonathan Livingston, un goéland qui a décidé un jour que l’existence ne se limitait pas à croquer des poissons. Il fallait aspirer à plus, repousser ses limites, voler plus haut, plus fort, plus vite, plus loin. Tendre vers la liberté, le bonheur, donner un sens à la vie en commençant par aimer et aider ses semblables.
Cet anti conformisme a fait de Jonathan Livingston, un paria dans sa communauté dont il est maintenant exclu, tombé en disgrâce. Son nouvel objectif : voler de ses propres ailes, tendre vers la sagesse et transmettre son savoir de guide.
Vous l’avez sans doute compris, JONATHAN LIVINGSTON LE GOÉLAND est un récit initiatique sur le développement personnel, un thème que je n’apprécie pas beaucoup lorsqu’il tend vers un exercice de vente. Mais dans ce cas-ci, il s’agit d’un voyage introspectif à la découverte de nos forces intérieures.
L’essence du récit me rappelle un peu l’idée développée par Paulo Coelho dans son livre L’ALCHIMISTE quand Santiago apprend à aller au bout de son rêve. Pas besoin de gourou ou de vendeur de cours pour faire vibrer les cordons du cœur. On ne peut qu’y arriver seul à partir de notre propre volonté, tout comme l’a fait Jonathan.
Bach n’a pas travaillé pour me convaincre. C’est venu seul et Jonathan a fait le reste.
C’est un récit initiatique mais aussi parabolique et critique de notre société. Il met surtout en lumière notre capacité de se réaliser et de se dépasser. L’écriture est très belle, enveloppante. Oui, JONATHAN LIVINGSTON est un récit évidemment, un parcours, un conte, une fable. On peut lui donner l’appellation qu’on veut.
L’oeuvre est un panégyrique de la vie, un éloge de la liberté, une invitation à mieux se connaître, mieux se comprendre, aimer et aider son prochain. Il est extraordinaire que Bach ait exprimé autant d’émotions en si peu de pages et tout autant remarquable est l’idée de donner la parole à des goélands. L’écriture est sensible, poétique, bienveillante.
Je recommande JONATHAN LIVINGSTON LE GOÉLAND à tout le monde, même les jeunes de 10 ans et plus. Ça peut aussi être une belle activité enrichissante et apaisante parents-enfants.
Je vous recommande chaleureusement JONATHAN LIVINGSTON LE GOÉLAND. C’est plein de poésie et d’amour…
Suggestion de lecture : LE GARÇON ET L’UNIVERS, de Trent Dalton
Du même auteur


L’auteur Richard Bach
Jonathan Livingston au cinéma

L’adaptation cinématographique a été réalisée en 2006 par Hall Barlett, avec James Franciscus, Juliet Mills, Hal Holbrook Détails ici.
Bonne lecture
Bonne écoute
Claude Lambert








J’ai toujours été fasciné par la mythologie. Qu’elle soit grecque, égyptienne, romaine ou scandinave, le sujet m’a fait passer beaucoup de moments forts, peu importe le support : cinéma, télévision, animation, livres de papier, éditions numériques, bandes dessinées, audio…dès qu’il est question des dieux, mon attention se fige surtout depuis la série sur PERCY JACKSON, alors qu’on nous sert une mythologie conforme à l’esprit d’Homère mais dépoussiérée, actualisée, servie au goût du jour pour un lectorat qui en demande toujours plus.
Ces deux petits livres m’ont apporté beaucoup : du divertissement bien sûr, du rire, car l’humour a sa place et plein de nouvelles connaissances sur la mythologie comme des divinités dont je n’avais même pas connaissance comme Dédale, par exemple, le dieu des labyrinthes. Maintenant, je sais d’où vient le nom de la redoutable tempête qui prend naissance dans le pacifique et qu’on appelle TYPHON. L’auteur sait qu’il s’adresse à des jeunes et il a fait le nécessaire pour garder leur attention, les captiver.










Je crois que pour comprendre LE GRAND MEAULNES, il faut comprendre Alain Fournier, un personnage aussi complexe que son héros qui traduit ses rêves…en rêves, un personnage sensible et empathique, mort prématurément dès son entrée dans l’effroyable guerre 14-18. Pour son ami Jacques Rivières, qui présente un émouvant portrait de Fournier, en annexe du Grand Meaulnes, la disparition de l’auteur laisse un triste vide parce que, et ça, c’est ce que je crois, la construction de son plan littéraire allait bon train. Son départ prématuré y a mis fin. C’est cette discontinuité qui me fait considérer l’oeuvre comme inachevée
L’ouvrage, d’abord destiné à la jeunesse n’a pas résisté aux assauts du temps. J’ai trouvé plutôt difficile de m’attacher à ses personnages surannés, au romantisme torturé d’Augustin, le roman poétique n’a plus tellement la faveur des jeunes adultes lecteurs/lectrices.



Marc Thil adore écrire pour les enfants. L’idée lui est venue d’écrire en travaillant jour après jour auprès des enfants à titre de professeur. Il aime leur lire des histoires et leur en faire écrire. C’est comme ça que tout a commencé. Tous les livres de Marc Thil sont destinés aux enfants mais les plus grands pourraient apprécier, en particulier ceux qui étudient la langue française. La collection Marc Thil comprend 12 livres sur support papier et numérique et 5 livres audios.


Ma sœur croit m’aider à « ouvrir mon autoroute émotive », à me défaire du « traumatisme causé par le divorce de nos parents alors que je n’étais qu’un enfant » et à tomber follement amoureux d’une fille. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est que je n’ai pas envie d’être en couple. C’est trop compliqué. Mais, comme je suis un gars de parole, j’embarque dans son jeu (d’autant plus que c’est ma seule option pour qu’elle me laisse tranquille). Heureusement que j’ai le hockey, le tourbillon familial et l’apparition dans ma vie d’une mystérieuse Julianne et d’une charmante Léa Olivier pour agrémenter mon journal intime et le rendre un peu plus palpitant.
C’est à la plume passionnée de Catherine Girard-Audet, accro de magasinage, d’histoires de filles et de confidences, que l’écriture de L’ABC des filles a été confiée. À la barre de plusieurs traductions de romans ou d’albums à succès tels que, Lizzy McGuire, Dora l’exploratrice et même 






Juriste et notaire de formation, Sylvie Brien se consacre entièrement à l’écriture dans les années 2000. Publiée au Canada et en France par plusieurs éditeurs, elle est Membre de l’Union des Écrivaines et Écrivains du Québec et anime des rencontres littéraires pour le programme Culture à l’école. En 2005, son roman La Fenêtre maléfique est choisi pour l’événement Montréal capitale mondiale du livre (