*La voix de la chose venait de Partout à la fois.
Elle arrêta de courir. Il n’y avait plus de fuite
possible, nulle part où aller, personne n’allait
la sauver. Elle tenta encore une fois d’appeler
à l’aide, mais seul le silence franchit ses lèvres.
La chose…se moquait d’elle. Le désespoir la fit
trembler et elle s’y enfonça. *
(Extrait : DREAMWALKERS, Alain Lafond, Les
Éditions Coup d’œil, 2018. Original : Onirium, 2012,
Édition de papier, 600 pages)
Samuel Swartz attend impatiemment l’arrivée de son premier enfant. Seule ombre au tableau, sa femme fait d’horribles cauchemars dans lesquels un homme la torture pour obtenir des informations sur lui. Tout bascule lorsque l’homme du rêve se révèle être bien réel. Ce dernier envahit sa vie et la met en péril. Il est alors introduit dans l’univers des DREAMWALKERS, des humains aux capacités extraordinaire qui consistent à infiltrer et manipuler les rêves d’autrui. Entraîné dans un tourbillon d’évènements, Sam cherche des réponses dans les rêves. Il doit apprendre au plus vite les nouvelles lois d’un monde qui lui était alors inconnu …
Invasion onirique
*Qui es-tu ?
Qu’est-ce que tu es exactement ?
-Comprendre ma nature t’es impossible.
Trop insignifiant tu es.
Le non-être est ta seule option.
(Extrait)
Pour mieux saisir la pensée et l’esprit de l’auteur, imaginez un instant que, pendant votre sommeil paradoxal, vous ayez une parfaite maîtrise de vos rêves, que vous puissiez interagir avec votre environnement onirique, changer de décors à volonté, rencontrer des personnes, en inviter dans votre rêve et avoir avec elles des conversations intelligentes, cohérentes et complètes.
Dans un niveau plus avancé, imaginez maintenant que vous vous immiscez dans le rêve d’une autre personne pour discuter avec elle. Vous n’avez pas la maîtrise de son rêve mais vous pouvez l’influencer. Imaginez enfin que, dans un top niveau vous pouviez imposer votre volonté dans le rêve d’une autre personne par hypnose ou suggestion hypnotique et que le tout se traduise dans la réalité.
Au réveil vous vous souvenez évidemment de tout. Vous êtes alors ce que l’auteur Alain Lafond a imaginé comme étant un DREAMWALKER, appelé aussi *voyageur de la nuit* et vous pourriez être détenteur d’un pouvoir énorme allant jusqu’à la démesure.
Voyons maintenant l’histoire. C’est celle de Samuel Swartz, un vétérinaire qui sera bientôt papa et qui adore sa femme Solange. Au début de l’histoire, Samuel ne sait pas qu’il est Deamwalker, et de haut niveau encore. Il ne se rappelle pas non plus avoir éborgner un monstre dégénéré, Viktor Karloff afin de sauver la vie d’une petite fille.
Depuis, Viktor élabore une vengeance sans pitié et tue d’abord Solange et c’est sans parler du sort qui attend Sam. Karloff est un dreamwalker top-niveau dont la cruauté et la soif de pouvoir dépassent l’imagination. Un noyau de dreamwalkers intercepte à temps Sam qui apprendra alors la vérité sur sa nature et acceptera d’être formé et entraîné dans un but précis.
Cette histoire en est une de double vengeance. Sam qui veut venger Solange et Karlof qui veut venger son œil crevé en entraînant Samuel dans les tourments d’une cruelle torture. Les Dreamwalkers veulent aussi débarrasser la planète du pire danger qui la guette : la domination de Viktor Karloff.
Cette histoire, superbement imaginée et bien ficelée me rappelle beaucoup la série de films LA MATRICE des auteurs-réalisateurs Andy et Larry Wachwski ou encore le classique DREAMSCAPE de Joseph Ruben. La question qui se pose est celle-ci : Comment se protéger d’un ennemi qui nous traque jusque dans nos rêves ?
Ce pavé de science-fiction m’a captivé. L’auteur lui a aussi donné un fort caractère fantastique qui décidera d’ailleurs d’une finale somme toute géniale même si ce n’est pas celle que j’avais imaginée. Il n’y avait qu’un pas à faire de l’auteur pour transformer cette histoire en récit d’horreur. Il s’en est bien gardé.
L’univers onirique est complexe. Lafond a préféré donner un produit crédible d’une grande profondeur capable d’aller chercher le lecteur et lui donner de la matière à réfléchir et à se divertir.
Je vois les rêves autrement maintenant. Juste l’idée de les manipuler et d’importer leur influence dans la réalité me fait frémir. C’est très personnel notez bien, mais DREAMWALKERS est un récit de nature à triturer l’esprit. Il y a un petit quelque chose de tordu qui m’a beaucoup plu :
*Comment Beethoven, alors qu’il était sourd, a-t-il pu composer la sonate Clair de lune ? Comment Einstein a-t-il pu émettre sa célèbre théorie de la relativité? * (Extrait) Il faut lire DREAMWALKERS avec une certaine ouverture d’esprit.
C’est un livre qui se lit très vite et très bien. Il y a de l’intrigue, du rebondissement, de l’imagination, de l’originalité. J’ai trouvé un peu difficile de m’attacher aux personnages, plutôt froids et changeants mais une jeune femme du noyau DREAMWALKERS a mis une belle empreinte humaine sur le récit et j’en ai été satisfait. La plume de Lafond est vive et énergique. Il m’a accroché dès les premières pages. DREAMWALKERS est une trilogie (voir ci-bas) la question est de savoir si j’ai le goût de continuer avec le tome 2 L’INCRÉÉ. La réponse est OUI, absolument.
Suggestion de lecture : RÊVES ET CAUCHEMARS, d’Alexandre Charbonneau
Né à Montréal, Alain Lafond s’est lancé à l’assaut de la trilogie Dreamwalkers suite à des rêves récurrents. Avec le premier tome, Les voyageurs de la nuit, il a remporté le prix d’excellence en édition indépendante Quadriscan 2013. Avec le second tome, L’Incréé, finaliste pour le même prix en 2014, il a confirmé sa volonté de devenir une référence dans le domaine du suspense fantastique. Son style a été plusieurs fois comparé aux géants américains King et Koontz. Grâce à ce dernier volet, Le forgeron du destin, il mène à son terme une trilogie magistrale.
À LIRE

Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 22 octobre 2022
Les fantômes, ça n’existe pas !


En 1947, le président américain Harry S. Truman fait passer un décret appelé NATIONAL SECURITY ACT qui créée officiellement l’agence centrale de renseignement, appellation officielle américaine : CIA, une des agences de renseignements les plus connues dans le monde. Elle sera chargée de l’acquisition du renseignement, l’organisation et la réalisation des opérations clandestines hors du territoire américain. Elle a le statut juridique d’une agence indépendante du gouvernement.
Assassinats de dirigeants étrangers, coups d’État, trafic d’armes et de drogues, soutien à des groupes terroristes, détentions abusives et tortures, expérimentations d’armes. Depuis sa création, la CIA n’a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd’hui révolus. Ce livre montre qu’il n’en est rien. Cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l’Agence, des origines à nos jours. Il reproduit les archives permettant d’approcher la vérité. On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l’on croit connaître.
Que deviendront nos démocraties quand Google et Facebook connaîtront nos goûts et nos préférences politiques mieux que nous-mêmes ? Qu’adviendra-t-il de l’État providence lorsque nous serons évincés du marché de l’emploi par des ordinateurs plus performants ? Quelle utilisation ferons-nous de la manipulation génétique ? Homo deus nous dévoile ce que sera le monde d’aujourd’hui, selon les mythes qui le hantent.



Le propriétaire d’un bar à chats lillois est retrouvé gisant dans une mare de sang au milieu de ses matous. Comble de l’infamie, le chat star du commerce, Ruru, manque à l’appel. La commissaire Romano est mise sur le coup, assistée de son adjoint Tellier – aussi terre à terre qu’elle est spirituelle et borderline. Étrangement, ce duo fait des étincelles sur le terrain, et l’assassin voleur de chat (si tant est que ce soit une seule et même personne) va devoir user de mille ruses s’il compte échapper à ces deux enquêteurs de choc…

Pour l’instant connu sous le sobriquet de Wolferl, le petit 
William Augel est né au Mans, en 1973. Dessinateur et illustrateur indépendant, il signe plusieurs ouvrages à destination de la jeunesse et travaille régulièrement pour des magazines tels que, par exemple, « La Salamandre ». Il publie en 2011 Atomes Crochus puis, en 2012, Monstrueuse Cathy dans la collection BN des éditions Jarjille, qui sera suivi d’un second album, en grand format cette fois, mettant en scène le même personnage. En 2016, paraissent Zoostrip et Pinard mon nectar puis, l’année suivante, Le Petit Mozart.
Une photographe du Herald Tribune part réaliser un reportage sur la région du Témiscamingue, dont les forêts ont été ravagées par de gigantesques incendies au début du XXe siècle. Elle y trouve une communauté de marginaux fantasques et solitaires, dont Tom et Charlie, deux vieillards qui ont survécu à l’incendie et vivent en ermites au fond des bois. D’abord méfiants puis déterminés à aider la photographe dans son enquête, les deux hommes voient leur quotidien chamboulé.



Juriste et notaire de formation, Sylvie Brien se consacre entièrement à l’écriture dans les années 2000. Publiée au Canada et en France par plusieurs éditeurs, elle est Membre de l’Union des Écrivaines et Écrivains du Québec et anime des rencontres littéraires pour le programme Culture à l’école. En 2005, son roman La Fenêtre maléfique est choisi pour l’événement Montréal capitale mondiale du livre (

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Lorsqu’un jogger découvre deux yeux dans un bocal sur un banc au lac Kir, avec une énigme à l’intérieur, Arthur Vaillant, commandant de police à Dijon, sent pertinemment au fond de ses tripes que cette découverte n’est pas un canular. Y aurait-il un tueur en série prêt à terroriser la ville et à jouer avec la police? Arthur et ses collègues vont être une nouvelle fois sur les dents, avec une deuxième découverte énigmatique. Pour les aider à résoudre cette enquête au plus vite, le procureur de la République demande de l’aide. Ainsi, Mathilde DANJOU, une ravissante psychologue comportementaliste franco-américaine, va se joindre à Arthur et son équipe. L’enquête s’annonce éprouvante.