*C’est un abîme vous voyez ? Parfois
j’en rêve ! Un gouffre sans fond…
rempli de tout ce que je ne sais pas…
Mais il y a un pont qui enjambe cet
abîme. * (Extrait : L’INSTITUT, Stephen
King, version audio, Audiolib éditeur, 2020,
narrateur : Benjamin Jungers. Or. A. Michel
durée d’écoute : 19 heures 11 minutes)
Bienvenue à l’Institut. Quand les enfants y entrent, ils n’en sortent plus. Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ? Aussi angoissant que Charlie, d’une puissance d’évocation égale à Ça, L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre.
Les infortunes de la surdouance
*On était tenté de croire qu’il s’agissait d’une installation
gouvernementale… mais comment pouvaient-ils cacher une
telle entreprise ? Contraire à la loi et à la Constitution. Qui
reposait sur le rapt d’enfants. * (Extrait)

On l’a vu plus haut, une mystérieuse, sombre et puissante organisation secrète kidnappe des enfants après avoir tué brutalement leurs parents. Ces enfants ont un point en commun, ce sont des surdoués, dotés de pouvoirs psychiques exceptionnels comme la télépathie, la psychokinésie ou la précognition. Ils sont enfermés dans un bâtiment appelé L’INSTITUT où les scientifiques mènent sur eux toutes sortes d’expériences dont plusieurs ne sont rien d’autres que de la torture.
Rien n’est expliqué aux enfants à part les règles de l’institut dont le non-respect entraîne des sévices corporels. Il est évident que l’organisation qui semble disposer de fonds illimités a un but mais lequel? Un de ces enfants semble se démarquer par sa remarquable intelligence : Luke Ellis. L’institut est dirigé par une marâtre appelée Julia Sixsby qui elle-même travaille pour un consortium ultra-secret dirigé par un énigmatique homme qui zézaie.
C’est un autre livre de King dont les protagonistes sont des enfants. C’est récurrent dans l’œuvre du grand auteur. Je me demande pourquoi d’ailleurs depuis que j’ai lu LA TOUR SOMBRE. Est-ce que c’est parce que la formule est gagnante ou est-ce pour d’obscures raisons autobiographiques. Toujours est-il que le <Jake> de LA TOUR SOMBRE a des caractéristiques semblables à celles du <Luke> de L’INSTITUT : un dosage équilibré de courage et de réserve. Le premier volet de l’histoire est semé de longueurs, de redondances et de déjà-vu.
Le second volet devient très intéressant au fur et à mesure que sont dévoilées les motivations de l’organisation secrète. Là j’avoue que j’ai senti en moi comme un petit conflit intérieur. Ce seul aspect vaut à L’INSTITUT le mérite d’être lu ou écouté. C’est un récit angoissant, violent au seul regard du sort réservé aux enfants. J’ai trouvé exagérée la prétention de l’éditeur de parler de terreur et de comparer <L’INSTITUT> à <ÇA> Au contraire, j’ai senti de la réserve chez King. C’est rare mais il faut dire que la corde est sensible. Je pense que ça mérite d’être lu et écouté.
Suggestion de lecture : LE SPECTRE DU LAC, de Hervé Desbois

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BONNE LECTURE
BONNE ÉCOUTE
Claude Lambert
le samedi 9 décembre 2023
La planète se trouve peu à peu paralysée par de mystérieuses catastrophes, des accidents autant absurdes qu’atroces surgissant n’importe où n’importe quand. Tout converge vers une nouvelle forme d’attentat. Les questions s’accumulent tandis que la peur grandit partout sur le globe. Qui se cache derrière toutes ces horreurs ? Pourquoi personne ne les revendique ? Mais, surtout, jusqu’où sont prêts à aller ces inconnus qui sèment une terreur de plus en plus grande ? Le temps passe alors qu’une évidence se dessine : et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ?

Un couple séparé par un extraordinaire événement, est réuni dans des circonstances extraordinaires. C’est aussi l’histoire d’un mystère qui, depuis 1955, a réuni, par-dessus les oppositions des idéologies et des impérialismes, les chefs des plus grandes nations. C’est ce « grand secret » qui a mis fin à la guerre froide, qui a causé l’assassinat de Kennedy, qui a rendu indispensables les voyages de Nixon à Moscou et à Pékin. C’est le secret de la plus grande peur et du plus grand espoir du monde.
René Barjavel (1911-1985) était un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d’anticipation où science-fiction et fantastique expriment l’angoisse ressentie devant une technologie que l’homme ne maîtrise plus. Il sait aussi bien raconter les histoires d’amour que la fin du monde, et fait prendre conscience au lecteur de l’univers qui l’entoure au travers d’histoires passionnantes. (Source : Evene) Barjavel a publié plus de soixante livres.
Le Grand Secret a été adapté en une mini-série, coproduction française-allemande-espagnole-canadienne réalisée par Jacques Trébouta sur un scénario d’André Cayatte, d’après le roman éponyme de René Barjavel, et diffusée en 1989 sur Antenne 2. Reproduit par la suite en cassette VHS.
Alors qu’elle dépose ses courses dans le coffre de sa voiture, une femme est jetée au sol par un individu qui prend la fuite à bord du véhicule. Pour la police, c’est un banal fait divers, l’agresseur ne s’est sans doute pas rendu compte de la présence d’une fillette sur la banquette arrière. Mais le scénario s’assombrit : l’enfant reste introuvable et une deuxième petite fille disparaît dans les mêmes circonstances. Les commissaires vont plonger dans l’horreur à l’état pur.

Fille d’universitaires anglais, Mo Hayder est née à Londres. À 16 ans, en 1978, elle quitte brutalement sa famille et exerce divers petits emplois avant de partir, à l’âge de 25 ans, au Japon où elle réside pendant deux ans. Attirée par le cinéma d’animation, elle s’installe à Los Angeles pour y entreprendre des études de cinéma. De retour en Grande-Bretagne, Mo Hayder décide alors de se consacrer à l’écriture.
L’Inspecteur en Chef Jeff Barton est de retour pour enquêter sur une série d’ assassinats de jeunes hommes le soir de leur enterrement de vie de garçon à Manchester. Est-ce le fait d’un psychopathe ou l’œuvre angoissante d’une personne agissant pour le compte d’une autre et prête à tout pour se sentir exister ?












